CHAPITRE XXVI. PAVOIS KT GARDE-CORPS
^ k laisser le champ de tir absolument dégagé. Il est, par suite, formé par
^ une muraille verticale, disposée sur la plus grande partie de la longueur
^' du navire suivant une parallèle à Taxe (*) ou une ligne rentrant légèremenl
vers les extrémités. La muraille s*élève en général assez pour que le souffle
ne puisse pas se faire sentir sur le pont, et surtout pour mettre les hommes
~ à Tabri de la mousqueterie. Ayant la hauteur d'un entrepont, cette mu-
l raille supporte souvent un pont continu, le spardeck, ou bien de simples
[ passavants qui établissent en abord une communication, allant de la
teugue à la dunette, el formeraient un abri pour les hommes contre la
h mousquelerie des hunes, si on jugeait que la présence de fusiliers sur le
\ pont des gaillards pût servir à quelque chose au combat.
\ 1^40. llurailic complète supporlani un spardeck ou des
passavants. — Quand il existe une superstructure constituant un entrepont fermé, total ou partiel, la charpente de cet entrepont forme un ensemble indépendant comme construction, établi exactement de la même façon que celui qui se trouve au-dessous de lui^ mais d'échantillon plus faible. Nous avons représenté sur les fig, 139 (^) et 145 (^) un exemple des dispositions employées pour la membrure et le barrotage de cet enirepont. Le bordé des pavois est fixé sur les membres à la manière ordinaire : une cornière extérieuie relie la tôle inférieure des pavois au bordé en tôle du pont des gaillards.
Quand il y a simplement une teugue et une dunette réunies par des passavants, la muraille de la partie intermédiaire est fixée sur des montants légers faisant l'office de membres. Ces membres sont reliés par des taquets en tôle mince aux barrolins des passavants. Le plus souvent, entre le gaillard et ces derniers, se trouvent disposés, à une hauteur variable suivant les navires, mais toujours plus près du passavant que du gaillard, les bastmgages qui servent à loger les hamacs de l'équipage pendant le jour. Les bastingages sont des caissons en tôle complètement fermés, dans lesquels on pratique, sur la face intérieure, des portes qui s'ouvrent autour de charnières horizontales. Suivant que le plafond des bastingages correspond ou non au trait supérieur des pavois, les fonds horizontaux de la caisse divisent la hauteur en deux ou trois fractions et les montants sont également fractionnés.
La fig. 384 montre des pavois disposés comme nous venons de Tindiquer. Des montants extérieurs et intérieurs en cornières de 40 X 40 X 4"" correspondent aux membrures; ils sont réunis par des croix de Saint- André en fer plat de 40 X 4°"^ au-dessous des bastingages. Tous les deux membres, il y a une croix de Saint-André semblable dans le
(*) Voir PL I, sur la projection horizontale, le trait marqué plat-bord. r«; T. I. p. 196.