Kasoko, 997 lat. S., 180 long. E
9. Padre Vittorio da Pistoia, predicatore, Toscana ; Padre Egidio da San Severino, predicatore, Marca; Padre Michel’Angelo dal Monte Alboddo, predicatore, Marca; Padre Egidio da Siena, predicatore, Toscana; Padre Francesco Maria da Monte Catino, predicatore, Toscana; Padre Francesco da Pontadera, predicatore, Toscana; Padre Tomaso da Terni, predicatore, Umbria; Padre Fran. Maria da Maiolato, predicatore, Marca; Padre Bernardo d’Appignaro, predicatore, Marca; Padre Sigismondo da Ferrara, predicatore, Bologna; Fra Tostonbino da S. Renato, laico, Toscana; Fra Bernardo da Carassai, laico, Marca; Fra Pietro da Fiegni, laico, Marca: Fra Michele dalla Torre di Camerino, laico, Roma.
F0 153. — Notice géographique sur le royaume du Congo.
{Des passages entiers ont été insérés dans la grande relation, {95 75 et suiw.. —— ce qui nous prouve qu'elle est antérieure à 1656 — mais elle a, en plus. quelques détails intéressants sur les saisons équatoriales, sur l’époque des semailles et sur les récoltes indigènes.}
F9 1574 — Le P. Antonio da Romano remercie, au nom du roi du Congo, le Souverain Pontite des cadeaux envoyés, mais insiste sur la nécessité d'établir un nouvel évêque à San-Salvador, surtout à l'effet d’enrayer l’hérésie semée au Congo par les Hollandais protestants.
[Date inconnue; à intercaler entre 1657 et 1664.]
Fo 1576. — Lettre par laquelle Fra Serafino da Cortona transmet se relation sur la situation religieuse du royaume de Singa (f05 150 et suiv.) et demande de nouveaux missionnaires.
Fo 1594. — Fra Bonaventure da Sorrento envoie, à la Propagande, copie de la lettre qu'il propose de faire adresser au vicaire capitulaire et aux chanoines de la cathédrale de San-Salvador, pour ramener la paix et l'union entre séculiers et réguliers.
[Cette pièce date de l’année 1650. Il y est question, en effet de la préfecture de F. Bonaventura p'Alessano et du nouveau préfet, Giacinto da, Vetralla, qui succédera au P. d’Alessano. F. Bonaventura da Sorrento était, comme on sait, ambassadeur du roi du Congo dans la Ville éternelle et procureur de la mission.]
F0 159b. — Note faite, à la Propagande, au sujet de diverses questions relatives à l'organisation des missions congolaises (nombre de missionnaires, nomination d'un préfet, érection d'un séminaire dans l’Angola).
{Pièce datant de la fin d'août 1650.]
F0 160b. — Décision du Saint-Père sur ces questions. On recommande a prudence et le tact au préfet de la mission.
{Fin août 1650.]
Fo 162. — Note relative au même objet.
[Fin août 1650.]
F0 163. — Mesures proposées par Fra Serafino da Cortona, préfet de la mission de Dongo ou Singa :
19 Envoyer des missionnaires zélés, fervents, et habiles;
29 Leur recommander l'obéissance au préfet;
3° Expédier les minutes de nomination pour pouvoir les communiquer aux subalternes; .
4° Accorder au préfét le droit d’administrer le sacrement de confirmation ;
5° Renouveler le décret contra impedientes, molestantes aut quoquomodo rétardantes missionarios aposlolicos ; |
6° Concéder au préfet la faculté de renvoyer les missionnaires incapablés ;
79 Lui concéder la faculté de nommer un syndic pour administrer les biens de la mission ;
80 Nomrner un procureur à Lisbonne, pour faciliter le voyage des rissiohnaires, en leur procurant des passeports, en leur fournissant vin ét farine et en assurant l'échange de correspondances;
9° Retirer le privilège de l’indulgence plénière pour les prières dé quarante heures, trois fois par an. Une seule fois suffit ;
10° Donner une situation, à Rome ou ailleurs, au P. Giacomo da Cadore, frère du général des Capucins, qui s’occupe avec zèle des missions;
119 Adjoindre au procureur de Lisbonne un ou deux missionnaires pour faciliter sa besogne.
[Ce rapport a, de toute évidence, des points de contact avec la longue relation anonyme analysée f98 55 et suiv. et datant des années 1653-1656. T1 est assez probable que Fra Giacinto da Vetralla, auteur présumé de cette relation, y aura inséré plusieurs des mesures proposées par Fra Serafino.]
Fo 165. —— Instances du procureur, P. Bonaventura da Sorrento, et ambassadeur du roi du Congo concernant les trois points suivants :
x0 Réponse au roi du Congo;
2 Pouvoirs du préfet;
3° Érection d’une nouvelle mission dans le royaume de Mococo « contigu au Congo et s'étendant vers l’est vers le pays du prêtre Jean ! ».
[Date : fin août 1650.]
Fos 171-172. — Fra Serafino da Cortona propose, à la Propagande, la création d’un séminaire à Angolla, Massangano ou San-Salvador, pour préparer, en cinq ou six ans, quatorze ou quinze jeunes gens indigènes aux fonctions sacerdotales [1653].
Fos 173 et suiv. — Fra Giacinto da Vetralla se plaint amèrement de la conduite des prêtres séculiers de San-Salvador et de Loanda vis-à-vis des missionnaires Capucins. Ils ont voulu jeter, à un certain moment, l’interdit sur la cathédrale et les églises de San-Salvador. Fra Giacinto s’y est opposé, parce que la sentence n’était pas portée suivant les règles du droit ecclésiastique.
1, Le royaume des Makoko s’étendait au delà du Stanley-Pool. Le pays du Prêtre Jean désigne l'Abyssinie qu'on croyait voisine du Congo. Cf. fo 75 et suiv.
I] ne leur suffit pas, malheureusement, de s'opposer eux-mêmes à l’action des missionnaires; ils excitent, par de sourdes menées, le roi lui-même contre les Capucins. A telle enseigne, que le roi voulut, en présence du P. Couto et des prêtres Simon da Medeiro et Michel de Castro, faire ouvrir les maisons des missionnaires pour s'assurer qu'ils ne portaient pas de la poudre ou des fusils avec eux, parce qu’il les croyait des agents du roi d'Espagne. Il fit arracher de l’église plusieurs de ses sujets qu'il soupçonnait de connivence avec les PP. Capucins.
Le roi, en même temps, s’efforça d'exécuter son projet de rendre la royauté héréditaire dans sa maison. Il fit mourir ou disparaître plusieurs des notables qui auraient pu lui porter ombrage, chercha à faire proclamer son fils aîné comme son successeur. Mais une partie des notables se révolta contre lui et fit alliance avec les Portugais.
Afin de ménager les Portugais, le roi s’acharna, avec plus de rigueur encore, contre les missionnaires, maltraita leurs serviteurs, intercepta leurs lettres, les accusa phbHquenEnE à la cour de Portugal, fit surveiller leurs démarches. Il alla jusqu’à prétendre qu'un des missionnaires, qui remontait le Zaïre pour se rendre dans la chefferie de Sundi, s’assurait de la largeur du fleuve et cherchait un port, à l'abri duquel une flotte espagnole pourrait débarquer et envahir le pays!
Ceci n’empêcha pas la cour de Portugal de persévérer dans ses desseins et d’ordonner au gouverneur d’Angola de lui déclarer la guerre, après avoir pris l’avis du vicaire général et des supérieurs des trois ordres rehigieux qui se trouvent dans le pays, Jésuites, Tertiaires et Capucins.
Dans ces circonstances, le P. Giacinto est fort découragé et a eu l'intention de s’embarquer pour le Brésil.
Fos 179-180.— Copie de la lettre écrite par le roi du Congo aux officiaux de Loanda, au sujet des prétendus complots ourdis par les Capucins contre lui.
La lettre est en traduction italienne. Le roi y raconte comment il a reçu avec bienveillance les missionnaires Capucins et comment ceux-c1 sont arrivés, avec de mauvaises intentions. Ils précédaient, dit-il, une flotte et une armée espagnole qui devaient s'emparer du pays. Ils transportaient avec eux mousquets, bombardes et autres engins meurtriers.
Le roi voulut envoyer alors des ambassadeurs au Portugal, maïs le gouverneur d'Angola, Rodrigo de Miranda Enriquez !, ne le permit pas.
D'autre part, le P.Giov. Francesco Romano, interrogé, ne sut pas dire pour quel motif il était venu par la voie d'Espagne et non par celle de Portugal. Le roi demande aux offciaux d'’éclaircir l'affaire.
1. Rodrigo de Miranda Enriquez gouverna l’Angola de 1651 à 1653.
[La lettre — dont l'original doit se trouver à Lisbonne — est datée dn 14 novembre 1654. Il va de soi qu’elle n’est qu’un tissu de faussetés ; mais elle paraît inspirée par l'entourage immédiat du roi indigène et les prêtres mulàtres de San-Salvador pourraient bien n'être pas étrangers à sa rédaction. Par la même occasion, nous pouvons donc également dater la relation précédente, écrite par le P. Giacinto da Vetralla. Celui-ci transmettait évidemment copie de la présente lettre à la Congrégation de la Propagande. La relation date donc de la fin de l’année 1654 ou du débutde 1655. Elle trahit déjà une lassitude chez le préfet de la mission, puisqu'il a songé, un instant, à s’embarquer pour le Brésil.]
FO 218b. — Lettre de Fra Crisostomo da Genova, vice-préfet de la mission du Congo, demandant à rentrer en Italie pour motif de santé.
Le P. Crisostomo expose l’état lamentable des missions, qui manquent de collaborateurs. Le préfet Giacinto da Vetralla est parti, depuis deux ans et quatre mois [fin mai 1657] avec plusieurs autres. Il ne reste plus que quinze missionnaires, dont onze ont déjà à leur actif les dix ans de services imposés. Et on ne voit arriver aucun renfort. Quant au P. Crisostomo, 1l est au Congo depuis cinq ans; il est accablé d’infirmités; on lui a tiré du sang plus de soixante fois. Il estime opportun pour lui de songer à la retraite.
Loanda, 29 septembre 1659.
F9 2206. — Nouvelle lettre du P. Crisostomo, demandant à retourner lorsque ses dix ans de mission seront écoulés.
[La lettre est datée du 6 décembre 1660. Fra Crisostomo dit qu’il est dans Sa huitième année d’apostolat. Il y a contradiction avec la lettre précédente.]
F0 222b. — Requête de Fra Ambrosio d’Amelio, prédicateur, pour aller en mission au Congo.
Cascia, 11 novembre 1660.
F9 2236. — Bordereau des médailles, croix et chapelets donnés aux missionnaires du Congo, pour distribution aux indigènes. Total : 18,848.
F0 2256. — Requête de Fra Domenico da Barletta, prêtre, et de Fra Daniele da Noia, lai, pour aller en mission au Congo. 17 mars 1661.
Fos 217-221.— Brève notice sur la question de juridiction des évêchés de Congo et d’Angola.
Fra Bonaventura da Sorrento, l’auteur de ce mémoire, raconte que la foi fut introduite au Congo par la couronne de Portugal, vers 1490, qu'on construisit une cathédrale à San-Salvador, qu'on y érigea un évêché, que les Portugais édifièrent à Loanda plusieurs forteresses, sous prétexte d’assurer l’échange des marchandises avec l’hinter-
lañd, qu'ils s'emparèrent, par force, d’une partie dés territoires Gccupés par la reine Singa et les désignèrent sous le nom d’Angola, que, dès 1640, les Capucins furent envoyés en mission au Congo par la Propagande, qu'ils furent reçus avec bienveillance par le roi Don Garzia, que les Portugais lui reprochèrent à la fois de s’ailier avec les Hollandais protestants et d’être en bons rapports avec la cour du Roi Catholique, qu’ils lui firent la guerre et l’obligèrent à persécuter les nouveaux venus, qu'ils enlevèrent l’évêque de San-Salvador et le transportèrent à Loanda, puis à Massangano, après la prise de Loanda par les Hollandais. L'évêque d’Angola mourut vers 1643 et ne fut pas remplacé à San-Salvador !.
Fra Bonaventura estime que le Saint-Siège a le droit strict de créer non seulement un nouvel évêque in partibus à San-Salvador, mais encore plusieurs évêques à Batta, Sundi, Bamba et Sogno.
Le Saint-Siège n’empiète nullement sur les prérogatives de la coùr de Portugal, qui avait, on le sait, le droit de nommer des évêques et des prêtres dans toutes ses conquêtes nouvelles.
En effet, le royaume du Congo n’a pas été soumis par les armes portugaises : c'est librement que le souverain a accepté la foi Chrétienne, offerte par les Portugais. Ceci ne donne pas droit de conquête. Le roi de Loango a répondu un jour, à l’évêque d’Angola, qui lui ôffrait dé porter la foi en son royaume, qu’il ne s’y opposait point à condition de ne pas recevoir, en sus, la domination des blancs.
En définitive, la couronne de Portuga! prétend intervenir dans la nomination de l’évêque pour deux motifs : 1° parce qu'elle donne l’agréation (tnirala) ; 20 parce qu’elle a nommé autrefois.
Mais le Saint-Siège peut répondre : 4) que l’agréation du roi du Congo lui suffit; b) que l’évêque de San-Salvador a été transféré à Loanda et n'a plus été remplacé.
Le roi du Congo remarque très bien la portée du conflit, car il s'est plaint à l'évêque d’Angola des procédés du gouverneur d’Angola à son égard.
[Ce curieux document nous montre le point de vue auquel se placent les Capucins pour se débarrasser de l’influénce gênante du Portugal. Il èst l'œuvre d’un théoricien retors, mais simplément théoricien qui oublie que la royauté de Don Garzia n’est que fictive et qu’en fait il faut passer par les fourches caudines de la cour de Portugal. La Propagande l’a très bien compris et s’ést gardée prudemment d’aggraver le conflit avec la puissance portugaise. Elle n’a même pas nommé d’évêque #n partibus pendant plusieurs années.]
Fos 2232 et suiv. — Copie de la lettre (traduction italienne) adréssée par le roi du Congo Don Garzia IT à tous ses vassaux, à l'occasion de la