C. Charles. Jean Louis Ragaghe
Eq 170'J, Claude Charles travaillait, conjointement avec Provençal et plusieurs peintres décorateurs, à orner la nouvelle salle d*opéra que Léopold venait de faire construire prés du château de Nmcy. Un mémoire èigné par Tarchiiecte FrattœacO Bibietia, pré* po«é à la conslruBtlon.de celle «aile ei par V. Clérel, cotilrdleur deB bàiiments du dttc« porte que Charles fut employé dix-huit journées h cet ouvrage, et qu'il toucha la somme de 00^.
Mémoire des ouvrages de peinture que Claude Charles peintre ordinaire de 1 hôtel, a fait (en 1718) en regliêô collégiale de S. George (à Nancy) pour le semeeie S. A. R.
Ua tableau représentaot uoe AnDonciatioa» corn* posé de deux figures peintes de fines couleurs, d'outremer et de lac fine» avec une Gloire de plusieurs chérubins et anges, le tableau de la hauteur de cinq pieds et demy et de large quatre ; pour ledit tableau demande 200^
Un autre tableau de même grandeur» représentant TAdoration des Roys» composé de six figures et d*une gloire d'enfants et chérubins, le tout peint en outremer tant les draperies que les chaires; demande deux cent cinquante livres, cy 250^
Un autre tableau de même proportion, représentant S*^ Anne avec la Vierge, Elisabeth et le S. Jean et S. Louis, le tout peint d'outremer, tant les chaires que draperies, accompagné d*une gloire d'anges et de chérubins, pour ce demande deux cent dnquante livres, cy 280^
G. GUARUSS.
Je certifie que Ton peut payer au sieur Charles cinq cent livres pour trois tableaux qu'il a fait et fouroy aux trob haustels que Ton a fait pour le réta^ blisement de l'église de S, George, par ordre de S. A. R. Fait à Nancy ce 28 juin 1718.
Gl£A£T.
De par Son Altesse Royale il est ordonné à M. Dominique Ânthoine» receveur gênerai de nos finances» de payer à Claude Charles, notre peintre ordinaire, la somme de cinq cens livres pour le prix des tableaux qa'il a faits, suivant le mémoire d'autre part, et en raportant par ledit Ânthoine la présente ordonnance et quittance; ladite somme de 500^ luy sera allouée dans la dépense de ses comptes, par nos très chers et féaux les président et maîtres des Comptes de Lorraine, car ainsy nous platt. Donné à Luneville le dix juillet 1718.
Bon pour cinq cent livres.
Leopold.
Db Rutant.
J*ay reçù de M. Ânthoine par les mains de M. Barail la somme portée au mandement cy dessus. A Nancy, le 3* avril 1719.