‹ Archives de l'art français (volume 2)Chapitre 31 sur 70 · L. DussBux · texte numérisé non relu

L. DussBux

M. Hargry, à qui noas avons demandé de revoir les épreuves de

CCS documents et de les annoter, nous prie d'insérer à la suite de cette lettre ces quelques observations qu il croit utiles.

A. DE M

Les documents qui vont suivre faisaient partie d'un recueil da copies de pièces curieuses spécialement sur les arts ai las lettres, liréea par asoi de grandea eoUeetiona de nos arcbivea on da ooa bibliotbàques, pendant que je les fonillaia ponr unabistoiie dm origines de la France coloniale.

1819, in-8°. M. Nanche lui a aussi consacré, dans la Revue des Deux- Mondes^ une élude sévère et intelligente; mais, depuis le père Bougerel, le travail qui a mis au jour le pins de faits positifi est celui de M. D. M. J. Henry, Tarchiviste de la ville de Toulon. Publié d'abord dans les Mémoires de la société de cette ville pour 1853, p. i 10-199, il a été tiré à part in-8"de quatre-vingt-seize pages, sans titre, mais avec une couverture imprimée. En conférant son travail avec les documents qui paraissent aujourd'hui dans les Àrctiwei^ nous avons trouvé qu*il en avait eonnu quelques-nna. Sans les retrancher pour cela, pour laisser entière la série de documents fournis sur le grand artiste par les archives du ministère de la marine, nous avons soigneusement indiqué tous les passages que M. Henry avait déjà publiés, pour ôtre juste envers un travail aussi consciencieux et méritoire que le sien. — Toutes ces lettres sont adressées par les intendants de la manne, tes premières à Colbert et les dernières soit à Sei^nelay, soit k son père, mais noua n^avoM que rarement pn en fiure la distinction. (A. ni M.)

L*eniploi auquel j*ai été appelé depuis ne n*ayant laissé qtre bien peu de temps pour mes éludes principales, je n'ai pas donné suite à ces curiosités, et j'ai volonlicrs abandonné le projet de ce reeneil lor8<|ue je Tai vu former sur un plan plus étendu que le mien par un homme plus versé qne moi dans la critique et i bis* toire des arts, et pnîsantà plusieurs des sources d*où me proveaaiettt la plupart de mes documents. Mais si je me suis fait un plaiilr de eelte marque de déférence, je n*ai toutefois tefaser 1 une bonne amitié ces documents sur Puget, non plus que quelques notes propres à faire connaître les hommes avec qui l'illustre statuaire paraît ici en relation.

J*ai cru d'ailleurs que, comme cette publication était un hommage rendu à des illustrations de la manne» e'était pour moi uA devoir d*y eoopérer, surtout quand ee qui concerne la décoration des taisseanx est demeuré slinconnn.

PlBRRB MaRGRY.

Il mai 1886.

D£ K« DE LA GUETTE (i) ▲ M. GOLBERt.

Toulon, 7 novembre 1663.

J ay receu deux de vos lettres Par la pre--

mière je voy la plainte que voua faictes des douze blocs de marbre qui ont esté descbargez a Rouen. Ce qui me Mt eongnoistre que je suis tousjours mortiffié par lea choses que j'affectionne le plus ; car en vérité.

(1) Louis Testard de la Guette, intendant du Levant depuis le 18 juin 1659. Par une lettre du 16 février 1663, il nous indique ainsi son âge : « Je commencero's à 54 ans à aimer la discorde, si je ne vivois bien avec tous ces messieurs de la marine et mesme avec M. Duquesne qui est un vieux ofûcier expérimenté ; » et, le 23

Monsieur, je u'ay jamais tant recommandé chose que le bon choix de ses marbres là» et mesme le sieur Pu^ get, le plus habille sculpteur de France» y a esté em ployé et un autre nommé La Mer qui estoit à Gennes en ce temps là. C'est pourquoy. Monsieur» il faut un peu examiner s'il n'y a point quelque interest particullier dans le rapport qui vous a esté faict (1).

janvier 1663, il écrivait qu'il était parent par les femmes du doge de Gènes. — M. de laGueile avait, entre autres mérites, une qualité qui a fait si grande radminisiralion d'alors, c'est le senlimenl par lequel celle-ci b identiliuil si bien aux intérêts de la chose publique^ qu'Us devenaient comme les siens propres et quelquefois leur étalent supérieurs. S'il parle d'un vaisseau naufragé par mauvaise cooslrucllon : u J'aurois mieux aimé, écrit-il, voir ma maison brûler. » Et, lorsque la galère capiiane de France lutte avec celle de Malte sans se laisser dépasser, c'est pour lui, selon son expression, uu plaisir aussi vif que s'il eut vu son fils monter le premier à la brèche. Cependant, M. de la Guette fut sacrifié aux déairs de H. de Beaufort, qui, n'admettant que le contrôle d'intendants souples, eût obtenu également le rappel de dlnfreviUe si Golbertne s'y fût opposé. (P. Margry.)

1660. De Toulon 0 juillet. — Le sieur de La Guette, intendant de la marine du Levanljfit dresser ^pour le mariage du roi) un feu devant son logis avec une pyramide ornée de festons de myrtbcs et de lauriers et plusieurs banderoUes où estoient peints les chiffres du Roy et de la Reyne avec les armes de Son Eminence, ce qui fut accompagne de deux fontaines de vin qui continuèrent pendant trois heures, et où tout le peuple but les sanlez de Leurs llajeslez et de ce grand minisire aux descharges de rartillerie des vaisseaux et des galères {Gazelle de France), — Nous ajonterons que M. de la Guetie n'a rien de commun avec le mari de de la Guette dont M. Moreau, l'auteur de \a Bibliographie des Mazarina^ des, vient de publi<>r les curieux et inconnus mémoires dans la Bibliollièque eizévirienne. (A. de M.)

(1) Publié en partie par M. Henry, p. 23.

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