P. PUGET
(1) C'cFt celle année môme qu'il adressa au roî lamelle ettriits supplique que nous a conservée lo père Bouger^ pi Mhit (3) Sabi doute le valet do obembre du roit
Ob pMlféir«daiif m reeneQ némt» m blHet de Pogel, dilè da Mtneiltê le 16 janviêr 1694, et eommaDiqué par son poesesseor,
M. de Chambry, Documents^ tome H, p. 238-9, et, p. 239-40, la grande lelirc datée de Marseille le 22 mars 1C94, possédée par le même amateur, et qui avait été fac-similée dans l'Iconographie. £lies se npporiSAl toutes deux su bas-relief du S. Charles Borromée.
KaneOle» ee 10 jtnvier 1603.
Monsieur»
Tetois à la cour il y a quatres années et prenant congé du Roy» me recommanda de travailler tousjour pour son servisse* Mon bas relief d'Alexandre et Mi- Ion estoit si iau dire achevé et corne set ouvrage estoit fort importent pour le travail que je m'etois ocupé moy mesme lespace de sinq ans et que tout le monde estimoyt un ouvrage extraordinaire» je résolu d'escrirre a Monsieur le marquis de Louvois pour faire porter ee ouvrage a Paris et qu'on avoit f rové la Toiture très comode pour Lion sur le Rosne et Roine et sur le canal de Briare» que moyenent la sortie de 1 700 livres on conduisoit les deux caisses a Paris Monseigneur ne men respondit rien sepandent Monsieur de Vauvre a beus ordre de les faire pacer en ponant sur les Teseaux du Roy. Je ne seu manpecher destre fort chagrin de me voir asarder et espose une fatigue si grande. Dans la conjecture des gerres où nous somes et extraordinaire pour moy de qui jen atant des bienfaict et reoompence du Roy car cest ouvrage ne co&te près*
que rien m Roy pour les avmr traTailes pendent qne
jetois entretenu au port de Toulon pour la conduite des bâtiments de mer et de terre et ces omemens les aiant faicts en reconoissance des biensfaicts du Roy et pour mocuper afin qu'un jour je peut donner à conoitre si j'étois digne de mes emplois quoique achevé le Milon qui ne restoit plus que le pied gauche et la main qui est prisse dans le tronc et le bas relief d'Alexandre et Diogenes fort avancé on me mit ors du servise du Roy sans en scavoir le subjet Monsieur de Vauvré me fit un marché pour le finir pour la somme de 6000 livres les deux ouvrages que s'il faloit en faire un pareillement tant de lun que de lautre je ne le scaurois ^e pour moins de vint et sinq mille. Ainsi Monsieur on ne davrois pas espargner rien pour me contenter à faire pacer ces deux caisses par les vois assurées puisque louvrage est fait et que difisilement on en poura avoir du mesme eslan. Les intentions du Roy qu'il les agrée. Je ne puis que vous en protester, afin que je ne sois pas reprochable de mes soins» tenant copie de ma présente lettre. Nostre Seigneur vous tiene en sa sainte grâce et suis avec un très proton respect
Monsieur
Vottre très humble et très obeisast serviteur
P. PUGBT.
Comnraniqaè par M. Jal.
Ifoni larinissroaf par raeta de dèeèi ds Puget qui a M Iroavè
BOUS lui empruaiODA (1) :
M. Pierre Puget, âgé d'environ soiiante dix «m, homme excellent eo peinture , architecture et sculpture, eet mort le S décembre 1694, muni des sacrements, et a esté enseveli aux Pères de rObservance le mesme jour par MM* Antoine Geoffroy, elerc, ét Claude Renous, acolyte. Signé : Geoffroy clerc, Renoua, Geoffroy, curé.— Reg. de la paroisse S.Fereol, actes mêlés du 18 août au 31 décembre, folio 8 (2).
(1) Sa publication conlicnl encore les pièces inédites suivantes : <c Qniilance du 3 janvier 1650 pour des travaux faits dans la chapelle du Sainl-Sacrement à la cathédrale de Toulon, p. 7-8« «—4 janvier 1656. Marché pour la porte de l'Hôtel de ville de Toa* Ion où sont les fameuset cariatides, p. 11-13. — ÎÀ juin 4659. Harchë pour des travaux de la chapelle du Saint-Sacrement à la calhédraiede Toulon, p. 18. » — Il ne sera pas sans intérêt d'ajouter ici ce passage delà vie deBobcrl le Lorrain {Mémoires iné" dits des Académiciens^ II, 213) : « En arrivant en France, il s'arrêta à Marseille pour tinir plusieurs petites ligures de marbre que le Fngét tt*avoit pu achever avant aa mort. » Cf. aussi la viedn pela» Ire Michel Serre par M. de Voulinneuf; ibid.^ p. 246. (A. db M.)
(2) La donnée approximative que fournit cet acte sur l*âge de Puget n'est pas entièrement d'accord avec ce que l'illustre statuaire écrivait lui-môme de son îi^a à Louvois le 20 octobre 1683 : a Vous voulez sçavoir mon âge, monseigneur, je suis dans ma soixantième année. » — Cette dernière inmcation et celle de Tacte de décès nous montrent à une époque différente la naissance de Puget^ que ses biographes, et à leur te le P. Eougcrel, placent au 21 octobre 1622, date d'après laquelle il fût mort à soixante-douze ans.— Or, M. Henry croit, d après le texte de l'acle trouvé par lui, que Puget est né en 1624, tandis que la première assertion émanée de Puget lui-même donnerait raison à l*abbé Goujet et à i*abbè Ladvocal, qui le font naître en 1 6S3. Mainteuant, quand le P. Bougerel» qui a eu entre les mains des papiers domestiques, présente une troisième date, cl lorsqu'on n*a pour soi que des présomptions, notre doute ne nous laisse qu'une chose à faire, c'est de chercher encore dans les registres de Télat civil de Uarseilie, des communes environaa&tes et peut-être môme de Toulon. (P. M«}