‹ Archives de l'art français Documents recueil de documents inédits relatifs à l'histoire des arts en FranceChapitre 37 sur 243 · DANIEL DU MONSTIER · texte numérisé non relu

DANIEL DU MONSTIER

Note de H. Édoaard Trleotel.

Daniel du Monstier, le célèbre peintre de crayons, né en 1576 et mort en 1846, sur lequel on lit une curieuse nolicedans les Bislorictus de Tailemanl des Réaux (éd. Paulin Paris, t. III, p. 490 et suiv.), et sur la personne et la famille duquel les Archives ont, à. plusieurs reprises, publié des documents, notamment son contrat de mariage, a laissé quelque! vers généralement médiocres. On les trouve dans les Délices de la poésie française, de Rosset et de Baudoin, Paris, Toussaint du Bray, 1615 et 1620, 2 vol. in- 8°. Quelques-uns de ces vers, ceux relatifs à la mort de Henri IV, avaient déjà paru dans le Recueil de diverses poésies sur le trémas de Henri te Grand. Paris, Robert Estienne, 1611, in-4° de 150 pages et 17 portraits. Je ne sache pas qu'il y ait d autres pièces de ce peintrepoète dans d'autres recueils que ceux ci-dessus indiqués. Voici toutefois un sonnet inédit que nous avons vu dans un exemplaire du Second livre des délices de la poésie françoise, de Baudoin, 1620, in-8°, exemplaire ayant appartenu à du Moustier lui-môme, et conservé à la bibliothèque Mazarine, sous le n° 21806. Ce sonnet est écrit de sa main, sur un feuillet de garde, à la fin du volume.

SOïWBT.

Le ciel m'excusera si j'ay celte créance Que, sans estre coupable, on la peut adorer, Que le plus bel esprit la doit plus admirer, Et qu'elle est en effet la Minerve de France.

11 faut tout oublier pour cette souvenance :

Car quel objet morlel se pourroit comparer

A celle deité qui, sans rien ignorer,

Des siècles seulement ignore la puissance?

Tous les esprits du temps par des labeurs divers, Voulant de ses vertus es tonner Puni vers, En font de leurs desseins le sujet et l'histoire.

Moy mesme je consens à leur témérité, Non pas comme croyant arriver à sa gloire, Mais comme ne pouvant celer la vérité.

A quelle personne s'adresse ce sonnet? Cela est assez difficile à décider d'une manière positive ; nous croyons cependant que la Minerve de France n'est autre que la reine mère Marie de Médicis.

Edouard Tricotel.

19 septembre 1850.

PIERRE DE COMPIEGNE

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