LB MARQUIS DE CAHAGÈNE AU ROI D'ESPACNÏ
11 Juntot 1CS3.
Je dirai & Votre Majesté que l'on fera toutes les recherches qu'elle m'ordonne. Le roi de Danemarck estimait beaucoup le mestre de camp tué par le flls du comte; il m'a fori écrit contre le suppliant, et m'a fait demander les informations faites à Bruges contre lui ; je vous les ai envoyées et j'attends ce que Votre Majesté me répondra après les avoir vues. (Archives de Bruxelles.) [Traduit de Petpagnal.)
LE RUI de DAHBHARK ■ AU HAROUIS SE CARAciSE.
Illustrissime marquis, ami très-cher et très-digne de notre faveur et de nos grâces singulières, depuis que Comifilz Ulfeld, autrefois grand maître de notre royaume , qui demeure actuellement à Bruges, a été convaincu d'un crime manifeste de lèse-majesté contre nous et contre notre État, la sûreté de notre personne royale, de notre famille et de nos royaumes, demande qu'il soit arrêté sans délai. En conséquence, nous avons amicalement supplié, par nos lettres, le sérénissime prince Philippe IV, d'ordonner à votre DilectioD de faire arrêter et mettre eu prison le criminel comte d'Ulfeld, et de le remettre à ceux que nous en avons chargés; mais, par l'éloignement des lieux et la brièveté du temps, à peine avons-nous pu recevoir la réponse du roi d'Espagne à nos lettres. Mais comme nous avons l'espoir assuré qu'aussitôt qu'elles lui auront été remises il exaucera notre prière, à cause de l'intérêt commun de tous les rois, nous prions avec instance votre Dileclioa de donner vos ordres au préfet et aux magistrats de Bruges, afin que ce criminel de lèse-majesté, dont les intentions de fuite sont
1. Frédéric III, né le IB mars ISOD, mort en 16T0, A Mltsnle-at-an an*. Il afiit, en leeo, âtabli un gauveroement absolu et liéréditaire ; I* bourgeoisie el les pspani l'avaient soutenu dans celle rdtolalion, tfln de u mettre désormais t l'abri des muioui que la nobleue leur faisait aublr.
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4IS lUDAUli; DE LA RûCHIi: TUDESQUIN, ANNE LUPIN,
déjà soupçonaées, ne se cacbe ou ne s'enfuie, et encore si par hasard il s'était échappé, d'ordooner à toutes les autorités judiciaires de Belgique et de la Bourgogne, par terre et par mer, daas l'étendue de la juridiction d'Espagne, d'arrêter le susdit Ulfeld, en quelque lieu de la terre ou de la mer qu'il se trouve, et de le garder en prison et le remettre à nos délégués; de tenir sous le scellé tous ses papiers et ses lettres, afin qu'ils ne puissent reveoir entre les mains de ce crimioel. Votre Dileclion fera chose bîeD agréable au sérénissime roi des Espagnes , et l'aveu et les ordres de sa sérénité suivront de près. Nous sommes bien assurés que votre Dileclion déteste profondément de telles conspirations contre les rois et les oints du Seigneur; aussi nous n'avons aucun doote qu'aussitAt les présentes reçues, elle ne donne tous ses soins pour notre salut et notre tranquillité; nous vous en serons très-reconnaissants, et nous assurons encore votre Dilection de notre amitié et de notre bienveillance royale. (Abchives de Bruxelles.)
[Traduit du laiin.) Donné en noire palftii de Gopenbague, le 3SJuillet 1063.
LE ROt d'ESPAGRE AU HABQUIS DE CARACÈHE.
Marquis de Caracène, mon cousin, gentilhomme de ma chambre et de mon conseil d'État, mon capitaine général par intérim des Pays-Bas, le roi de Danemark m'ayant demandé avec instance de faire arrêter le comte Comlfitz Ulfeld, un de ses sujets, réfugié dans la ville de Bruges, et complice des troubles et des désordres survenus dans son royaume, et avec lui sa femme, associée à tous ses méfaits, j'ai cru devoir vous commander de me dire ce que TOUS savez i cet égard , et cependant de vous assurer d'abord de sa personne, parce que cette affaire me paraît assez extraordinaire, et qu'il doit j avoir entré les rois un échange de bons procédés pour ce qui touche la sûreté de leurs États.
Vous me rendrez compte de ce que vous aurez fait.
(Archives de Brdxellss.)
(Tradiàl de ftipognal.) Hkdrid, ce IS août 16e3.
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MADAME DE LA HOCHE TDDESQDIN, ANNE LUPIN. ki9
H. BERHARD > A L'ABBÊ BOCLUAU.
D« L> Hiye, c« S3 d'iaùt 1863.
Le roi d'Angleterre a fait mettre en prison à Douvres madame UlfeldS l'a envoyée prisonnière en Danemark; le marquis de Caracènc fait cbcrcberCorDiQEzUIfeld, lequel on disait être à Bruges, d'autres qu'il était à Arras. Le roi de Danemark a prié MM. les Étals, par une lettre, qu'en cas qu'il venait ici, on l'arré- Ut et qu'il fût envoyé prisonnier à Copenbagne. M. l'Ëlectenr de Brandebourg avait découvert la trahison, auquel il avait écrit une lettre portant qu'il avait tant d'ecclésiastiques que des autres pour exécuter le dessein contre le roi. Après la sentence donnée contre lui, il a été écartelé en efflgie; et tous ceux qui le peuvent prendre en vie auront 20,000 écus et mort 10,000 livres.
S, M. danoise a envoyé plusieurs ofRciers pour le chercher dans tous les quartiers de l'Europe. Les bourgeois de Copenhague sont mal satisfaits à cause qu'on leur a 6té leurs privilèges, et qu'on a commencé de bâtir un cbAteau. (B 1.^