‹ Archives de la BastilleChapitre 114 sur 137 · BERTON, TOTH, DE V(I,LEBO«CHE, GARAT · texte numérisé non relu

BERTON, TOTH, DE V(I,LEBO«CHE, GARAT

— A dit D'avoir rien su dudit meurtre qui a été commis depoîs qu'il est prisonnier à la Bastille, sinon que depuis trois on qoatre jours environ, te nommé Baudonnat, qui avait sollicité les affaires du sieur de Ghalus, parla à lui du bas de la Bastille, lui élaot à la fenêtre de sa chambre, lui dit qu'ils avaient fait poui-suivre on neveu.... et que le sieur de Vieillevigne avait été tué d'une arque* busade qu'on lui a donnée an traverà d'une Ten&tre; et est ce qu'il a dit savoir et enquis si le Basque est coupable du meurtre ou entreprise et complot fait pour tuer le sieur de Vieillevigne, a dit que non et a signé.

Jehan Garât, soldat, Basque de nation, prisonnier au ch&teaa de la Bastille, &gé de trente ans ou environ, après serment par lui bit de dire vérité.

— S'il a eu connaissance du sieur de Vieillevigne en Bourbonnais?

— Oui, parce qu'il n'était distant de la maison du sieur Villebouche, avec lequel il demeurait, que d'une lieue.

— S'il a su que le sieur de Vieillevigne a été tué, en quel temps, par qui et comment?

— Il y a dix-huit mois qu'il est renfermé h la Bastille, et il 7 a environ cinq ou six mois que le capitaine Tierce, gendarme de la compagnie de H. le Dauphin, qui est un de ceux par qui il fut amené prisonnier, passant en la rue près la Bastille, à cAté de la tour ob il éUût enfermé, le pignon regardant sur la rue, lui dit qu'il avait appris à Mouhns, dont il venait, que le sieur de Vieillevigne venait d'être tué d'une arquebusadc ; il lui demanda par qui, à quw ledit sieur lui dit qu'il ne savait.

— S'il sait quelques-uns ayant entrepris ou miarchandé de le faire tuer soit auparavant ou depuis qu'il est prisonnier?

— U n'en a jamais oui parler.

— Si on a parlé k lui-même et on l'a voulu pratiquer pour tner le sieur Villebouche avant qu'il fût prisonnier ?

— Par sa foi, non.

— S'il a été malade en quelque lieu auparavant que d'fiUe prisonnier 7

— W Y aura deux ans, au mois de juillet prochain, qu'il fut malade en la maison du sieur de Maussat, appartenant & Gabriel de lUans.

BERTON, LOTH, DE VILLEBOUCHE, GARAT. Ui

— Si lors de sa maladie il a reconnu que le sieur de Maussat l'avait voulu pratiquer pour tuer le sieur de VieilleTigne?

— Il n'en parla jamais ; tl se confessa à un prêlre, mais n'avait garde aux propositions, parce qu'il n'en est rien, et s'il les eût ouïes, il en eût fait l'aveu, étant proche de la mort, mais il n'a voulu dire que la vérité ; ceux qui l'ont oui en confession étaient les curé et vicaire de la paroisse de Maussat, et il y avait plusieurs personnes lors présentes, entre lesquelles étaient M. Retbel, ^ëre du curé ; un nommé Loujac, secrétaire de la paroisse; M. Pierre, fils de M. Jean Barbier, Duriol, et plusieurs autres, desquels il ne se souvient, mais n'a jamais tenu ces propos ni en sa maladie ni ailleurs, et i) réputait le sieur de Villebouche pour un de ses bons amis, et l'a vu vivre vingt ans avec le sieur de Maussat ; a su qu'un mois auparavant sa maladie il y eut quelque différent entre eux pour quelque propos que le sieur de Vieillevigne avait tenu de la demoiselle de Maussat, disant que la demoiselle de Maussat lui avait écrit une lettre où il y avait quelques discours qu'il ne voulait pas dire, mais que si ce n'était le respect de son mari, qu'il aimait comme son père, et de ses frères, il dirait à la demoiselle qu'elle devait croire d'elle-même ce qu'elle cioyait des autres. Ne sait sur quel sujet c'était, et peu de temps après, comme de dix ou douze jours, le sieur de Vombault accorda les sieurs de Maussat et de Vieillevigne, qu'il a vus depuis aller à la cbasse, et être bons amis et se fréquenter.

— S'il sait que le sieur de Maussat portait amitié à la demoiselle de Vieillevigne, et que le .sieur de Vieillevigne s'en était montré très-offusqué , même que le sieur de Haussât et demoiselle de Vieillevigue s'étaient éloignés dudit lieu l'un et l'autre ?

— Il ne s'en est jamais aperçu et n'en sait rien.

— S'il a connu un nommé G. Lotb, dit le cadet Lapallieu?

— Non, il ne l'a connu. Il a connu un Gilbert qui servait le sieur de Vieillevigne, et, sur ce enquis, n'a jamais parlé à Gilbert des propos ci-dessus. (A. I.)

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