LOUVOIS A H. DE 8AI»T-HARS
A SA!Dt-<;ennaiai ce l& octotire 1S7B.
Votre lettre du 4* de ce mois m'a été rendue. Vous avez trës-bieo fait d'avoir accompagné madame d'Herleville dans la visite qu'elle
1. Varie 'Madei^ne Foacqnet, mariée aa mois dejuin 1A83 an manjuli de Montealei, morte veuve le 7 oeptembre 173D. HademoÏKlle Foncqnei, Iiisaée A dlemtme, parait arolr écouté les propos galaalt de Laninn, dont la conduite légM irrita Foucquet et compromll cette Jeune perMaae. HademoiMll« s'en eipliqM avec amertume dani Kl mémolrei.
2. U. de Saint-Hars n'avait pat oad conOer eea lettre* t la pMte et lei avait r«ii porter par M. de filalDvilli era.
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a foite & vos prisonaiers; vous ne devez jamais en user autrcmeot, ni souffrir qae personue leur parle bas, et si quelqu'un y trouve à redire, vous pouvez répondre que c'est la volonté du Roi, et que si l'on vous veut faire donner des ordres contraires, vous les exécuterez avec plaisir. (A. I.)
LOUVtHS k K. FOUCQOKr FILS.
Sftint-Gemdn, le 8 knrll 1«B0.
Monsieur, j'ai re^u la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire le 3d du mois passé. J'ai parlé au Roi de la permission que madame votre mère demande, de pouvoir retirer de Pignerol le corps de M. Paucquet. Vous la pouvez assurer qu'elle n'y trouvera pas de difflcullé, et que S. H. a donné des ordres pour cela '.
Extrait des regiilre» mortuaires et funérailles de Féglisi et eaueent de» dames de Sainte-Marie, grande rue Saint-Antoine à Paris.
Le 28 mars 1681, fut inhumé dans notre église, eu chapelle de saint François de Snles, messire Nicolas Foucquet, qui fut élevé ft tous les degrés d'honneur de la magistrature, conseiller du parlement, maître des requêtes, procureur général, surintendant des finances et ministre d'Ëtat.
Il fit éclater dans les fonctions des grands emplois une extraor-. dîoaire capacité et suffisance, des ioclinatîoDS si nobles et si belles avec des sentiments si justes et si généreux, que les siècles passés n'ont presque rien vu y approcher d'un mérite si accompli. Mais Dieu, qui en voulait faire un prédestiné, renversa par un coup de providence ces grands établissements de la terre. 11 fut disgracié après ses importants services, on lui flt son procès el on le tint en prison plus de 18 ans. Ce fut dans ce bannissement que, dépouillé de toutes ses dignités, revêtu de sa seule vertu et épuré des plus pures lumières de la foi , il conamença d'ouvrir les yeux pour reconnaître le néant des grandeurs humaines, qu'il renonça aux
1. FoDcqoet <t»lt nort le 13 mut lABO. Lft runille ne m blta pw. Le cerr>* icaU prt* d'nn an iépoêi k Plpterol, du» le* cftvetDX de l'égllu Siinte-Clalrr. Lb iDrlaieodknl tôt enfla portt 1 Parb cl enietell i cdU de ho père, dm l'égliM de !■ VUtmtlon, me Selnt-Aotolne. Il 7 rtpoM encore.
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2>V FOLXQDEiT.
vanité!» ponr se remplir l'esprit et la eaor :da vfaàtés éterneUes et des plus pures lusnires de l'Érangtie. U pht sea plus importante* occopBtioiis dans U lectnre, la pnè» eLla EcéqueDtiiîoa des saiots sacTcments. EnOoy d'un hoDune entfili de.toot ce.qu'il y a de plus grand et vain dans )e monde, il devint par l'esprit de Dien pariïile* mcDt instruit et touché de ce qu'il y a de plus saint dans la religion. Ainsi ce fut par sa disgiftce qu'il se convertit, qu'il se sancUGa et qu'il mourut, chargé de bMinea ceuvre» et de mérites devant Dieu.
(Arehivts de la Préfecture de police.)
m. DB sinn'-'iuBS a l'abiA D'Ensum).
ÎS Juin ISSI.
Monsieur, je ne mériterais pas votre pardon si j'avais été assuré d'avoir le gouvernement d'Exilés sans me donner l'honneur de vous en Taire part, et outre le respect que j'ai pour vous. Monsieur, c'est que je vous suis redevable à un point qa& je serais un iagrat et un malttoonéte homme si, toutema vierJenevoashoDOuis avec la dernière passion et soumission. Comptez sur moi. Monsieur, comme sur la personne du monde qui vous est le plus dérouée et acquis pour tout le reste de mes jours de cœur et d'amour à votre service. J'ai reçu hier seulement mes provisions de gouvemeor d'Ëxiles avec deux mille livres d'appointemeut; l'on m'y conserve ma compagnie franche et deux de mes lieutenants, et j'aurai en garde deux merles que j'ai ici, lesquels n'ont point d'autres noms que messieurs de la tour d'en bas; MatlhioU restera ici avec deux autres prisonniers. Un de mes lieutenants, nommé Villebois, les gardera, «t il a un brevet pour commander en mon absence à la citadelle et
1. On commençait k penwp que Lsoian pouvait 6m ad* n lilierld ma Inootiniant) m^ comsw il fUlait aTsat tout que 1h «titaiiu uatureU du Hoi psateat compter «or la dépoaille de Hademoiielle, le Roi penoii que Lauian putlt le 3S avril IGSt ponr les esox de BoarboD, sons la garde de Haupertali. II y trosn inadmw de Honieepra^ et 11* IraUtant enaernUa; £a atiaadaat qoe le marehé Ht conclu, Lauiun demeura duu AmUiiM Jutqu'eu 1603, qu'il fut raii en liberté. Son rûle en ce monde n'était pai Uni, mais II n'eut plus hed t d&DïIer avec les priMOf d'Ëtat. Hpierol a; aot penln hb prlndpaui priiauDitra, on Jugea k prapoa <f(»voyer M.Ae Saiat-Mari aa fort d'Eiiles, dont lu garde était' mieui pa;âi. Il rcMa fncora quelque leaipa-k Plgnerol, aOn de garder Uutaioli, dont l'abbë d'Eaindeiai Catioat devaient tirer que'quci renseignementa aur lea iniriguea du duc de Uantaoe; il r«iiuDena à Ëiilea ven la &a de aeptembre ou le coDUnenceiaeDL d'octobre. L'bistulre de ce Matl.ioli a eié publiée par Delort.
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au doiqQUt jnsqu'i ce que M. dti Riasao r^riennet ou que S. H., ait pouno à cette liaufimance de Boi à qoelqae'attt» p^rsonoe qu'elle ■OBunen. L'on a donsé au obavalier deSûatnUartiQ.la asgorîté dsMoaUouûaTeesetitoeot8âoaad'apppint«mentft,eL&BlaiDvillier3j. ■on camasade, celle de la oiladdlo de Heti; awc autaot de revenus. Je aeoroia pas partir d'iei quederen la fin du mo» qui viest; ja pourrais bien j.allâr^de tccapa à autce pour, y faire Mre quelques répantknu Béoeeaaices poue le bien do swwo, j'ai tous nua ordres p«iwio*eD,aUer dam cet eul-U.quaad je jugerai à ptopo&t mais Goouae rieu ne pt«8ae, et qu'il ma faudra établir es ceJieu-là pouc jpai!)etrbi?aravec toute ma famille et les ouis^ilCaadca du ten^p pour m'y accommoder tout le mieoxque je ppurrù'.Ce'qui.me conacrie et mediume de la joie, c'est que j'auraii l'hotuieur d'fttie Toisîn des Ëtata de Leurs Altesses Boyales, auxquelles je suis autant redevable que tièa^espectuetiz et soumis serriteur. Si par votre boDté, Uonùeur, cet officier pouvait témoigaer&Lears Alteases. Bojates le- déplaisir mortel que j'ai de l'iudi^osiUoD de ce graadi piince, ce'Beiaît un aurerott d'obligation que je vous aurais, et de fouloii bien avoir la bonté de leur faire ma cour. J'ai demandé la permiison pour allée à Turin, m:ùs quelques instances que-j'aie tot^urs faites pour avoir cet avantage^ et même lorsque M. le marquis de LouvoLs vint ici, je n'ai pu obtenir jamais ce conteoi' lement-là, qui oie serait très-cher pour avoir l'honneur de tous remercier de vive voix, Monùenr, des bontés et gr&ces que j'ai refoes de vcdre générosité. Je vous en demande, s'il vous plaH, la. cootioaatton et de me croire, etc.
Ma compagne me charge de vous saluer, Monsieur^ et de vooir assurer que de toutes celles du sexe il n'y eu aaucuoe qui soit plus votre très-humble servante qu'elle est, et cela est du fond du cœur franc et net, comme j'ai aussi l'avanlage de me dire, Monsieur, tout à vous. (B. I.)
Le mime au mdme.
Monsieur, c'est avec tout le respect imaginable que je vous rends mes très-humbles actions de grâces des honneurs que vous avez la boQté de me témoigner. Je vous demande, Monsieur, la continua^*
il pwalt les j
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iU FODCQUET.
tioD de Tos bontés et grices, sans lesquelles je ne veux pins être en ce monde. J'ai rendu, Monsieur, votre lettre à M. de Catînat, lequel au» l'bonneur d'entretenir commerce avec tous, dès qu'il sera établi, n part demain, dimanche, avec l'ioranlerie, el personne n'eit plus votre serviteur que lui. 11 est gouTerneur de Tournai et il a été reçu ici maréchal de camp, et le premier du mois prochain gonrerneur de la citadelle que vous avez fait avoir au Roi '.
Dès que je pourrai sortir d'ici où j'ai encore quelques affaires qoi regardent le service, je viendrai tous assurer de mon obéissance et TOUS supplier, Monsieur, de me faire ^re la révérence à Lents Altesses Royales, et puis de lik j'irai en mon eûl d'Exilés pour tchis j taire faire du bon vin & la française. Ce porteur est un paovre garçon marchand de nos montagnes, qui a été inquiété parla douane de Suze. L'on me mande qu'il n'est pas coupable et que par votre bonté vous le sortiriez d'affaire, en prenant la peine d'en parler à Madame Royale. Lorsqu'il arrivera pareille chose dans tout le gouvernement d'Exilés, j'aurai l'bonneur de servir tous les sujets de Leurs Altesses Royales de tonte la force de mon cceur, qui est aTec tout le respect et la soumission possibles, très-reconnaissaDt des bontés et gr&ces que j'ai reçues de sa générosité. Je vous demande pardon, Monsieur, des libertés que je prends de vous importuner; permettez-moi encore cejle de me dire avec un pro- . fond respect, etc.
Ha compagne vous remercie. Monsieur, de l'honneur de votre souvenir, et est votre très-humble servante. L'on m'a envoyé la pancarte ci-jointe d'Ëzîles qui vous fera voir l'innocence de ce misérable montagnard. [B. I.) A Pignenl, ci 97 leptembre lUl.
Le mime au même.
10 Hptraibra 1S8I.
Monsieur, c'est avec une joie extrSme que je prends la liberté de l'occasion que M. de Catinat me fournit en me donnant la lettre ci-jointe poor vous envoyer. Je proteste. Monsieur, qu'il y a trèslongtemps que je meurs d'envie de vous faire part de toutes les
1. Il s'agit de Cuti, que le due de Huioae ttnklt de vendre à Louis "KIY. L'atM Mkit tu le prlncipU «geat de cette otgocUiioD.
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FOVCQVET. 217
alTaires que tous aurez mises en bon chemin, lesquelles vont être parachevées sDirant vos mémoires et vos soins; à tous seul, Monsieur, honneur et gloire et toutes les béoédictioDs pour fitre ici l'honneur de li France. Permettez-moi, je tous supplie, Monsieur, que je me donne l'honneur de tous assurer de mon profond respect et que je me dise avec soumission, etc. (B. 1.)
L'ABBi D'SSTUDBS 1 FOHFOHKB.
Turin, »]uiT$«rlS81
Monsieur de Saint-Hars est & Turin depuis hier'. Il me fit l'honneur, il y a quelque temps, lorsqu'il y passa, de loger chez moi ; mais cette fois H. de Vasin a eu la préférence et il loge chez lui. Rien ne pouvait me flatter davantage que les assurances qu'il m'a données que tous me faisiez la grAce de m'honorer de votre protection et de me regarder comme un homme qui vous était entièrement dévoué. J'ose vous dire, Monsieur, que tous me rendez justice, et il n'y a rien au monde que je ne Bsse avec joie pour TOUS le témoigner. (B, I.)
l'abb£ d'estrades a LOtVOIS.
Tarin, lAJufiar 1«S1.
J'ai appris, il y a deux jours, par le sieur Caluzio, que M. le marquis de Pianezze l'avait envoyé chercher à la pointe du jour, qu'il lui a dît qu'il lui avait procuré le moyen d'aToir des bois de l'abbaye de Lucedia, et qu'ensuite il lui avait fait plusieurs questions touchant les commissions dont it était chargé et sur les affaires qui lui sont arrivées autrefois. Pour moi, je a'ai jamais vu ni connu ledit sieur Caluzio qu'à présent, mais H. de Pianezze m'en a parlé, devant M. le marquis de Saint-Thomas, comme d'un homme d'une trèsmauvaise réputation et qui afait de méchantes actions *, Il traite avec un nommé Rosetti, qui passe ici pour honuGte homme et intelligent,
la lu liberté» qa« m donne Sklnl-
n Inalant PigneroL SI le Muque de Ter éuit t R cm, 11 éult >M«i mal gard*. H. de Muln était un favori d« I*.
3. C* Calnilo était un fripon qnl afall été antrefol» conduit en priaon par Im ao^aU de Seint-Han, et Km procte lui avait Été fait) malt 11 ne fut pai mil fc
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2J8 FODCQIJCT.
et ses associés, poar leuc faire entrvprendffe-la maçoDoenedeftft»* ti&cationsâe Casai, et il «père qu'ils secooteDlstonL&pMipièkdDi même prix pour leqael ils oat d^à traiaiUé à celIecidQ Vereeil f* de Verrue. Il m'a prié, comme j'ai fail, de les itsuret. qa'ou lew. tiendra fidUemeot tontae le» pannes qus lloo ieur aara.âonnée* tt qu'ils seront fort bleo payés de toat ce qu'ils ; feroni pov Umv^ Tice du Roi. (B. I.]
LODTOIS A H. DE SÀHIT-ltAIlS,
A. VAruaiM^ lo « snll lau.
U y a longlemps que tous oe m'aves parlé de tob priscmniers, J« TOUS prie de me mander comment tous les gouTemec et comateot ils se portent. Mandez-moi anssi ce que vous saiez de la oaissaoce du nommé la RÎTière < et de l'aventure par laquelle il fut mis an serrice de feu H. Foucquet. (A. Q.)
1. La Rivière «Tilt éi6 eDCermi »ec Foocquet, pou Un wn dooMitiqiie.
AVIS. — Are^ le procès. de FoQcquel te tenniaeDt l«i docnmentB reUtifi tn pritonnlH* locvoérii en IHI. Le eoiui de cette iflilre, El fmporUnte pour Hd»toireduiTH* siècle, qou • eotraluâ jasqu'eu 1084; il faut à prtMntqneleleelav veuille bien m reporter en arrière, et pour coatinner noire trartll nooi allaDi donner ie> pièces qne ddus STons pu réunir sur le» Indlfldat mis t la BuUUe pendant l'annta lOSS. Non suhroni la même marche pour lei anota nii*aitei.
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DE BHUIEU, HONKT DE JUILLY. 219
DE BRII^BU. Kl HON£T DE JUILLY, députés de cAtiis.
Ordre d'entrée : 21 iauvier 16Si.
Oïdces de MitiajpDnrl'uD, le 30 janvier, et pour l'aulze, le IS mars 166t.
Contcesignâa : Lb Tellieh.
nalntes oontra la goavemenr de Calais.
PUQIQII DU COaSSIL KDHICIEÀL DX C&IAIS.
« U est à propos, pour rénsair dans les desseios que l'on, a d* rétablir le harre de Calais, que le pays tisse de petites avances poar obliger le Boi à prendre plus aisément la résolution d'y coatribner fortement, dans la suite, n est à remarquer que le pays, étant eiempt de gabelle et de tontes charges, doit 6tre i^m on eR^t de fournir un peu à sa sfireté, quoique d'ailleurs il ait été luiné par la goevre. C'est l'avantage et l'intérêt de tous les habitants de la vill^ et du pays, pour ce que la réparation dudif havredoaœni un phis grand commerce. »
L'assemblée a été d'avis de représenter à S. H. que jamais il n'y a eu moins de commerce dans cette TÏlle que maintenaal, et qu'au contraire la pauvreté et la misère y est si grande, que l'on est absolument dans l'impuissance de contribuer à la dépense des travaux qu'il couviendrait faire pour la boniflcatioo du havre ; et pour ledit havre il faudrait rompre la nouvelle digue du fort de MeuUay, qui renferme les salines depuis la citadelle jusqu'au fort. Fait eo: l'hfttel de ville, le 13' avril 1661. Aioii signé: deThosse*, Féramus*, Pootbon^ Le Pîgault Vertesalle^ de Haulefeuille, Théru, Hedde^, Porquet, Bouchet, Anqu^r, d'Arras^, Moltieu^, Jehan Bettefort, Vamet, Hache % Bridault, Ponlhon, Grcsy, Carrel et Cuilûs.
1. FrHçoU da Tbowe, Sli d'un ndgoduit. U ittît alon fart rielia, nuit il fit de mtovaite* «Kiires et fut obligé da quitter le p^s.