‹ Archives de la BastilleChapitre 72 sur 137 · LE ROI A H. DB BESMACS · texte numérisé non relu

LE ROI A H. DB BESMACS

U la tiititr 1603.

Ordre de mettre en liberté E, d'Aacb, sur la soumission de partir de Paris vingt-quatre heures après qu'il aura été mis en liberté, pour s'en aller en Roassillon, avec promesse de d'; poiol rentrer ni dans aucua autre endroit ob se trouvera S. M., sans en avoir la permission expresse pu écrit. (Bkitish Mosbui.)

H. FEHSON A COIBBKT.

A U Butllte, le N teptembre MMS.

UoDsieur, la nécessité fait faire des choses contre la bienséance et la civilité ; c'est elle qui m'oblige, sans avoir rbonaeur d'être coona de vooa, de vous importuner par le récit véritable du misérable état où je me trouve pour le service du Roi, puisque, ajant déclaré nne chose qui regarde la conservation de sa personne, je me vois réduit depuis diz-buit mois dans la Bastille, sans voir aucun jour à ma sortie et sans recevoir aucun secours pour me tirer des petites nécessités où je suis réduit. Si ma prison était utile au service du Roi, je croirais faire un crime de demander m* liberté; mais comme elle ; est préjudiciable, je prends cette liberté de vous supplier d'intercéder pour moi ; lorsque le Roi verra mon placet, si les innocents malheureux. trouvent de l'accès près de votre personne, comme je n'en doute pas, je suis assuré que vous aoiei la bonté de me protéger; puisque je ne souffre qne pour avoir élé véritable serviteur du Roi, j'appréhende que pour vous faire codnaltre ma bonne volonté au sef vice du Roi, je ne le desserve effectivement eu vous interrompant des soins que vous prenez si utilement pour l'Élat. Je finis par la protestation que je vrais fais d'employer ma liberté i son service et d'être toute ma vie etc.

. FBMOR AD KOI.

Sire, plaise à Votre Majesté faire donner la liberté à PerroD, depuis diz-neuf'mois dans la Bastille, pour avoir détenu en fidèle snjet, déclaré une chose qui regarde la conservation de sa sacrée personne ; que si sa détention est utile au service de Votre Majesté, il

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UN CONSEriJ.ER DE DIJON. 317

la supplie très-humblement de lui faire donner les choses nécessaires pour se maintenir en santé. Il a, dorant sa prison, été obligé de nourrir son valet, bien que Votre Migesté fasse la gr&ce de le faire entreteuîr à d'autres qui sont de moindre qualité que lui, et qui sont mieux disposés du corps et de la bourse que ledit Perron qui ne peut jouir d'un sol de son petit revenu, étant saisi par ses créanciers qui le ruinent en frais, n'ayani ni le moyen de se défendre, ni de s'habiller. Plaise i Votre Majesté lui faire donner quelque chose, et il priera Dieu pour la cooservalion de votre sacrée personne et de M. le Dauphin. (6. 1.)

LB ROI A H. DZ BESIUDS.

MoDS de Besmaus, ayant trouvé bon de faire élargir de mon chitean de la Bastille le nommé Ferron qui est détenu prisonnier, je vous fais cette lettre pour tous dire qu'en vous donuant, par ledil Ferron, promesse par écrit de sortir de cette ville et de n'en point approcher, non plus que de ma cour et des lieux où je serai, de plus de vingt lieues à la ronde, vous ayez à le mettre en pleine etentière liberté, etc. (Bhitish Muséum.)

A PmU, la 10 Juvier 1«5.

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