LE CRIEUR DE PATENÔTRES
Le crieur de patenôtres n'avait d'autres fonctions que de porter la cloche, de sonner l'entrée du marché, et de publier par la Ville les choses égarées.
Il avait 12 livres de gages.
Tous ces officiers muaicipaux avaient en outre quelques immunités.
Ainsi ils )ie logeaient pas de gens de guerre, lourde charge à cette époque, etc.
Les jours que Messieurs s'assemblaient en Conseil, tous ces officiers devaient se tenir dans la salle des galeries et n'entrer, sous quelque prétexte que ce soit, dans la salle du Conseil sans y être appelés.
[Extrait du Règlement dressé le 13 mai 1748, renouvelé des arrêts f/el580, 1617, 1644 CM661.)
Ce Règlement traite d'autres choses ayant trait à ce qui se ralliait aux services municipaux.
MrLICK
Ainsi le service de la milice et de ses officiers y est réglementé.
Le Maire était le colonel de cette milice, qui comptait quatre capitaines, qui, un par quartier, en commandaient les quatre compagnies, et plusieurs officiers subalternes.
Tous ces officiers étaient exempts du logement des gens de guerre.
Cette milice servait d'escorte à Messieurs de la Ville dans les processions ou cérémonies publiques. Elle était nombreuse et bien organisée. Les hommes en étaient choisis parmi les plus robustes et qui avaient fait la guerre.
Les capitaines avaient pour devoir de commander les pa-
trouilles, de veiller à empêcher les désordres, de faire garder les portes dont les clefs étaient chaque soir, après le couvre-feu, remises au Maire.
Ils devaient en outre faire faire l'exercice aux habitants de cette Ville, incorporés dans la milice, au moins quatre fois par an.
Cette milice avait été réorganisée en 1694. On l'appelait milice bourgeoise.
Lorsqu'il y avait quelque réjouissance publique ou feu de joie, les capitaines devaient faire amener le nombre d'habitants prescrit par le Maire pour se rendre à l'Hôtel-de-Ville, où la poudre leur élait distribuée, et tambours battants devant le Corps de Ville lui faisaient escorte à Saint-Étienne au Te Deiim.
Ils allaient ensuite, en ordre, à la place où était préparé le feu de joie, autour duquel, pendant que les tambours battaient, Messieurs faisaient trois tours; ensuite le Maire, qui marchait seul, porteur d'un flambeau ardent que lui tendait son sergent, mettait le feu au bûcher. A ce moment on criait : Vive le Roi !
Tous ces officiers devaient, au premier bruit du tocsin, se rendre chez M. le Maire pour recevoir ses ordres. Tout, comme on le voit, se faisait méthodiquement.
processions auxquelles le corps de ville avait coutume
d'assister
Le Corps de Ville était dans la coutume d'assister à toutes les processions générales instituées par les Rois en commémoration d'événements heureux ou malheureux.
Telles que :
l» Celle ordonnée par Charles VII pour rappeler les hauts faits delaPucelle(1429);
2° Celle instituée par Charles VII, 12 août 1449, pour la réduction de la Normandie ;
3° Celle du 2 juillet, instituée par la Ville en 1458, par un vœu, dans un temps de famine et de peste;
4*» Celle en vertu d'un vœu de la Ville, affligée de maladies contagieuses (1628);
5° Celle instituée par Louis XIII, pour se mettre sous la protection de la sainte Vierge (1638);
6" Celle de la Fête-Dieu, des premiers dimanches de chaque mois (en l'église Saint-Étienne), et différentes autres dans les diverses paroisses de la Ville.
Dans ces occasions, tous les officiers municipaux percevaient des gratifications.