‹ Archives de la ville de Bourges avant 1790 (volume 3)Chapitre 26 sur 97 · CORRESPONDANCES DIVERSES · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCES DIVERSES

Cu ne sonl que de simples notes mémoriales pour par lie et des lettres purement administratives, copiées :

Notamment une dépêche de M. le Chancelier de l'Hospilai, par laquelle il avise la Ville que M™^ la duchesse de Berry a l'intention de remplacer dans sa chaire de l'Université M. Balduyn par le célèbre docteur Gujas (1555, 21 juillet) ;

Copie d'une lettre de 3. M. Henri H à Monseigneur de Bourges pour implorer le secours de Dieu et obtenir la paix de l'Église et de l'Élat (27 septembre 1555);

Une autre, du 10 décembre 1555, de la duchesse de Berry pour le rétablissement des fabriques de draperie dans le pays ;

Une autre copie d'une lettre pour la déUvrance de 150 écus au bedeau général de l'Université, à l'effet de le rembourser des frais faits pour la réception de Cujas comme Docteur Régent en l'Université;

Un acte disant qu'il ne sera plus fourni aux sergents et

officiers de Ville de deniers pour des robes de cérémonies (vertes et rouges), mais que, de quatre ans en quatre ans, il leur sera donné des robes sans aucun ornement d'argenterie, sauf à eux à en mettre si bon leur semble.

1557. — La duchesse de Berry fait connaître avoir reçu deux lettres des « escholiers de droit, qui demandent, l'une que le S»" Cujas, qui avoit quitté Bourges, soit rappelé; l'autre, qu'il soit retenu»; mais elle ajoute qu'elle « approuve le sentiment de la Ville, que ledit sieur Cujas soit rappelé à Bourges et excusé de ce qu'il s'en est absenté. »

On retrouve aussi copie d'une lettre par laquelle le roi Charles IX demande à la Ville de la poudre et du salpêtre; la Ville refusa, le Roi insista par une nouvelle lettre trèspressante. Satisfaction lui fut accordée.

On retrouve également les traces d'une discussion entre la Vi'le et la duchesse de Berry, concernant les gages des Docteurs de l'Université. La duchesse prescrivit, en fin de compte, que désormais ces gages ne seraient plus fixés -par la Ville, mais par elle-même seulement. C'était une grande préoccupation de la duchesse de Berry, que la constitution de l'Université, car il existe encore en 1560 une lettre du Chancelier de l'Hospital, par laquelle il exprime sa volonté de voir compléter toutes les places de Docteurs, et il indique pour celle alors vacante un M. Roussard.

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