OUVERTURE DES CLASSES — - PROMOTION DES ÉCOLIERS AUX
MAITRISES
Chaque année, Messieurs, convoqués par les Pères Jésuites, s'assemblaient à THôtel-de-Ville et allaient en corps entendre le discours prononcé par l'un des professeurs de rhétorique pour l'ouverture des classes.
Ils assistaient aussi à la promotion des écoliers à la maîtrise des arts, aux disputes de philosophie et autres, et ils avaient toujours leurs places marquées à droite de l'orateur ou du professeur, et faisaient porter leur tapis.
A l'assemblée de promotion des écoliers en la Faculté des Arts, il se faisait une distribution des droits qui revenaient tant à l'Université qu'au Corps de Ville, aux dépens des écoliers.
Messieurs allaient aussi en corps à l'ouverture des Écoles de droit ; ils y étaient convoqués par les Docteurs en droit, qui, la veille, leur envoyaient les bedeaux des Facultés; il en était de même pour la Faculté de Médecine.
Le jour de l'an. Messieurs recevaient en particulier les visites des Officiers de l'Hôtel-de-Ville, auxquels ils distribuaient des étrennes convenues entre eux à l'avance.
Comme aujourd'hui, ils rendaient visite aux fonctionnaires q\r ^ J. lit supérieure hiérarchiquement : Mgr l'Archevêque, M. le Gouverneur de la Province et M. l'Intendant.
A cette époque, on avait coutume de convoquer les Conseillers Trente-Deux, qui nommaient quatre auditeurs des comptes, un de chaque quartier.
Ceux-ci étaient appelés, avec M. le Lieutenant général et Messieurs, à juger des différends qui pouvaient s'élever dans Tannée, pour raison de recettes ou dépenses.
C'était dans lé mois de janvier qu'étaient apurés les comptes de l'année précédente.
Le 23 mars, la Municipalité allait entendre en corps, avec tout le personnel, une messe que les Révérends Pères Minimes s'étaient engagés à dire pour la Ville, en retour de l'autorisation qui leur avait été donnée de s'installer à Bourges.