‹ Archives de la ville de Bourges avant 1790Chapitre 6 sur 147 · CORRESPONDANCES ADRESSÉES PAR LA TILLE · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCES ADRESSÉES PAR LA TILLE

Liasses 19 à 30

Occupons-nous maintenant des lettres adressées par la Ville, et dont les minutes nous sont restées.

Nous nous bornerons à citer également celles qui, dans le grand nombre dont l'existence a été constatée, peuvent présenter un certain intérêt.

Une réclamation faite au maréchal de Yilleroy, touchant une subvention de 1,333 écus tournois, imposés à la Ville. Une invitation à Gujas de venir à Bourges.

Réclamation à la Monnaie (Cour des Monnaies) sur la répugnance qu'éprouve le peuple à recevoir des pièces de six blancs, alors décriées.

Plaintes contre les troupes licenciées.

Une lettre à la duchesse de Joyeuse, pour la prier d'user de son influence, afin que les troupes du duc d'Épernon, revenant du Limousin, ne passent pas par le pays, en raison des désordres et des excès de toutes sortes qu'elles y pourraient commettre.

1600. — Une émeute avait éclaté à Bourges contre le prévôt de la maréchaussée et ses archers, la Ville implore la clémence du maréchal de La Châtre en faveur des auteurs de cette échauflfourée.

1609. — Une lettre au président de Thou, pour le remercier de ses bons offices en faveur de l'Université, et une supplique à Sully, le priant d'intervenir pour faire rendre à la Ville plusieurs pièces d'artillerie prêtées par elle à CellésH5ur-Cher.

1610. — La Ville ayant prêté au duc de Guise mille écus T. i. 2.

la Municipalité lui écrivait une lettre pour le prier de s'acquitter envers elle de cette somme, dont elle avait grand besoin. ^

1612. — A cette époque, la peste venait d'éclater avec plus d'intensité dans le royaume. La Ville écrivit à M. de Saint-Aoust, sur les mesures à prendre, contre le fléau, qui commençait à sévir à Bourges, et demanda à l'administration de l'Hôtel-Dieu de Paris de bien vouloir lui envoyer des religieuses pour soigner les malades.

Je retrouve également une lettre à Sully, dans laquelle la Ville sollicite un secours du gouvernement pour ràîder à réparer la fontaine de Saint-Firmîn, actuellement Fontaincde-Fer, qui jouissait déjà d'une certaine réputation pour la guérison ou l'adoucissement de certaines maladies de la vessie, etc.

On trouve dans une autre liasse un certain nombre de lettres écrites par la Ville à ses députés, ayant la plupart trait à des réclamations contre des taxes ou à des demandes en réduction.

3o ÉGHAN6B D£ CORRESPONDANCES AVEC D'AUTRES TILLES

Dans sa correspondance avec d'autres villes, de 1581 à 1633, la Ville se préoccupe surtout des mesures à prendre contre la peste, et elle met ses voisines en garde contre les entreprises des partisans qui battent constamment les campagnes.

Ainsi, d'une part, elle écrit à Dun-le-Roi pour Tavertir de ne pas recevoir des « escholiers » des Jésuites, chassés de Bourges parce qu'ils sont atteints de la contagion. Elle fait, d'autre part, connaître à la municipalité de Tours les mesures prises contre les Huguenots; une autre fois elle écrit au gouverneur de Saint-Pourçain, pour se plaindre des ravages du capitaine de Villars, et plus tard elle correspond avec plusieurs des villes environnantes pour la part contributive à payer pour la capture de ce fameux capitaine de bandes.

Liasses 31 à 32

Dans les lettres qu'elle reçoit de son côté d'autres villes, il est question principalement de mesures prises ou à prendre contre la peste, dont l'intensité semble avoir été fort grande en France. L'importance des précautions prises de toutes parts témoigné de la terreur qui régnait dans le pays.

L'attentat de Jean Châtel contre la personne du Roi et la révolte du Maréchal duc de Biron sont l'objet d'une correspondance curieuse.

Liasse 33

On rencontre là quelques lettres ayant trait à la politique étrangère, et d'autres concernant la guerre dans l'Est en 1657.

Page 1