‹ Archives de médecine expérimentale et d'anatomie pathologiqueChapitre 297 sur 298 · G. UOM · texte numérisé non relu

G. UOM

proliférer et probablement subir aussi, à un moment donné, la dégénérescence et la fonte.

Mais comment expliquer la transformation brusque du liquide, qui, jaune citrin, aux deux premières ponctions, a pris l'apparence laiteuse à la troisième? Deux hypothèses sont soutenables. Ou Tascite causée au début par Tirritation du péritoine a changé ultérieurement d& nature lorsque les formations cancéreuses sont arrivées à maturité ; ou, sa nature restant la même, son aspect a varié avec le degré de concentration de la solution des matières protéiques.

Telles sont les considérations pathogéniques que suscite l'étude du cas rapporté plus haut. Mais ces considérations peuvent-elles être généralisées; sont-elles applicables, par exemple, aux faits d'Hammarsten concernant des malades atteints de cirrhose alcoolique ou sjrphilitique et de péritonite tuberculeuse? Une pareille adaptation ne saurait se faire qu'en admettant que les produits inflammatoires (fibrine, leucocytes), et peut-être aussi les produits syphilitiques ou tuberculeux sont susceptibles de fournir les éléments de la dégénérescence spéciale. Cela reviendrait, en définitive, à admettre la même pathogénie pour les deux variétés d'ascites laiteuses : on sait, en effet, qu'à côté de certains cas d'ascite chyleuse vraie, dus pour la plupart à l'action de la filaire du sang humain, se range toute une catégorie d'ascites chyliformes que la majorité des auteurs considèrent comme la conséquence de la fonte graisseuse des cellules épithéliales, purulentes ou cancéreuses (Gueneau de Mussy, Quincke), de la transformation graisseuse des éléments du pus (Veil), de la régression granulo-graisseuse des produits inflammatoires épanchés, fibrine et leucocytes (LetuUe).

Il resterait toutefois un autre problème, et non des plus faciles, à résoudre. Pourquoi les éléments néoplasiques, les cellules du pus, les productions inflammatoires épanchées subiraient-ils dans certains cas la dégénérescence granulograisseuse, et, dans d'autres, cette dégénérescence spéciale qui mène à la production d'une substance albuminoïde de la classe des glyco-protéides?

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