PERFECTIONNEHENTS APPORTÉS AUX APPAREILS A CONTENTION
ne peut plus dès lors porter sa tête en avant ni la dégager ; il ne peut davantage la jeter de droite et de gauche ; bref, elle est solidement tenue.
L'autre extrémité de la tige du mors se termine par une petite barre transversale servant de poignée (rf), permettant de le tenir solidement en main et de mieux maîtriser l'animal.
â"" La tète étant ainsi saisie, la tige du mors est fixée sur une tige verticale d'appui (t, 7, A;), à la hauteur et dans la direction voulues. Cette fixation est obtenue à Taide d'une sorte de pince {g, h) qui monte ou descend le long de la tige support, tourne autour d'elle, et se fixe, à Taîde d'une vis de serrage, à la hauteur et dans la direction convenables. De plus, cette pince porte en dedans de Tune de ses mâchoires une pièce munie d'une profonde rainure longitudinale destinée à recevoir la tige du mors et à l'empêcher de se dégager (fig. i, g). Cette pièce est mobile; elle peut basculer autour d'un axe horizontal qui la relie à la pince; en sorte que la rainure, et la tige du mors par conséquent, peuvent être placées à volonté horizontalement ou plus ou moins obliquement. Une vis de serrage agit à la fois sur la tige du mors et sur cette pièce, de façon que le tout se trouve fixé d'un seul coup dans la direction voulue.
La tige support peut être montée sur les tablettes, gouttières ou planchettes anciennement employées. Je préfère me servir de plateaux métalliques (fig. 1, /, /', m, m') que l'on peut nettoyer et stériliser plus facilement, et dont les bords sont relevés, afin d'empêcher les liquides qui peuvent s'échapper des animaux de s'écouler sur la table de travail ou à terre. La tige support se fixe sur les bords relevés, là où Ton veut, à l'aide d'une forte pince (/, A). Celle-ci se prolonge un peu en avant, et vient butter contre le fond des plateaux, afin d'empêcher les reboi*ds d'être forcés et faussés dans les fortes tractions qui peuvent être exercées sur la pince. J'ajouterai que les rebords des plateaux sont percés à leur partie supérieure d'une série de trous» à travers lesquels on passe les liens qui servent à attacher les pattes de l'animal.
Ces appareils, on le conçoit, sont assez différents les uns
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des autres^ et comme taille et comme forme, suivant les espèces animales auxquels ils sont destinés, suivant aussi les expériences auxquelles ils doivent servir. Le contentif du chien, par exemple, est disposé de façon qu'on puisse lui ouvrir et lui fermer la gueule à volonté, ou la lui maintenir ouverte tant qu'il est nécessaire.
Quels qu'ils soient, ces appareils ont l'avantage d'être très faciles à manier, et, pour certains animaux, de ne pas nécessiter d'aide. La muselière, lorsqu'elle est bien placée, ne blesse pas l'animal, ne gène en rien sa respiration : aussi, une fois saisi, ne se débat-il souvent que fort peu. Cette muselière, occupant peu de place, laisse un champ opératoire très large, et, comme la tige peut être placée soit à droite soit à gauche de la tète, il n'est guère de région sur laquelle on ne puisse opérer. Enfin, grâce à la façon de fixer cette tige sur la tige support, on peut donner à la tète toutes les positions que Ton veut.
Voici maintenant les quelques inconvénients qu'une plus longue expérience m'a révélés et les moyens que j'ai pris pour y remédier. Il s'agirasurtout dans cette note des contentifs destinés aux chats, lapins, cochons d'Inde, rats et pigeons.
D'une façon générale, mes premiers appareils étaient peutêtre un peu trop grêles ; ils risquaient d'être déformés par des animaux vigoureux qui se seraient débattus. — Ils ont été renforcés.
Parfois les chats et les lapins arrivaient à changer la position qu'on avait donnée à leur tête, alors même qu'on avait fortement serré la pince qui niaintient la tige du mors sur la tige support. —J'ai fait appliquer à tous mes appareils 1^ dispositif que j'avaisadopté d'emblée pour celui des chiens, et qui m'avait très bien réussi : la tige du mors, au lieu d'être à surface régulièrement cylindrique, a été taillée de façon à présenter une série de pans coupés; ce qui l'empêche de tourner aussi facilement sur son axe dans la pince. De plus, la pièce mobile, la pince qui reçoit cette tige, a été munie d'une saillie qui s'engrène (fig. 2, A), dès qu'on serre la vis, ^ans l'une ou l'autre des séries de rainures (t t) creusées dans