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PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS AUX APPAREILS A CONTENTION

Toutes les modifications que je viens d'indiquer, et quelques autres encore, ont été très habilement exécutées par le constructeur de mes premiers appareils : M. Mariaud, 41, boulevard Saint-Michel.

M. Steinach,« dooent » àrinstitut physiologique dû FUniversité allemande de Prague, a décrit et figuré dans les Archives de PflUger, fascicule du 21 octobre 1892, un prétendu nouvel appareil à contention pour lapins et cochons dinde. Il se compose : i^ d'une tige se terminant par un crochet destiné à saisir l'animal par la nuque; 2^ d'un anneau glissant le long de cette tige et servant à entourer le museau de l'animal; 3* d'une pince permettant de fixer cette muselière dans la position voulue, sur une tige verticale d'appui.

Gomme on le voit, et la figure donnée le montre également, c'est exactement le même système d'appareil que les miens, et cependant M. Steinach n'en fait pas la moindre mention. Ils sont pourtant hien antérieurs au sien et ils ont reçu une publication très suffisante, ce me semble : ils ont été présentés tout d'abord à la Société tie biologie y séances des 8 février et 31 mai 1890, puis figurés et décrits avec plus de détail dans les Archives de médecine expérimentale, n^ du 1"' mui.1891. Ils ont encore été figurés dans le catalogue de mon constructeur, M. Mariaud, paru en 1890, et encore dans le récent Traité élémentaire de physiologie du D' Labordb. J'ajouterai que depuis 1889 ils ont été vus par un assez grand nombre de visiteurs, dans le laboratoire d'histologie du Collège de France; qu'ils ont été exposés à Londres en 1891, au Congrès d'hygiène, et que déjà ils ont été adoptés dans bien des laboratoires français et étrangers.

Je m'empresse de reconnaître toutefois que si le contentif de M. Steinach est absolument semblable aux miens en principe, il en diffère ce* pendant sur quelques points de détail.

Dans cet appareil, le crochet qui sert à saisir la nuque de l'animal a été disposé de façon à pouvoir s'élargir et se rétrécir à volonté, afin de servir à des animaux de taille diflférente. — J'avais en la même idée et cela, non seulement pour les crochets, mais encore pour les anneaux destinés à maintenir le museau des animaux. J'y ai vite renoncé parce qu'en agissant ainsi, on se trouve laisser la même longueur aux branches des crochets et qu'alors celles-ci se trouvent on trop courtes pour les gros animaux, on trop longues pour les petits, et la contention risque d'être moins parfaite, soit pour les uns, soit pour les auti'es. C'est un peu comme si Ton élargissait les vêtements d'un enfant qui grandit sans les allonger dans les mêmes proportions. On pourrait, il est vrai, adopter un moyen d'allonger les branches de crochet, mais ce serait bien compliquer l'appareil et je ne l'ai pas essayé. J'ai préféré, pour les contentiis destinés à maintenir des animaux de taille et de forme différentes»

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avoir autant de crochets et d'anneaux distincts que de typés principaux d'animaux.

Dans l'appareil de M. Steinach, la vis qui sert à fixer l'anueau sur la tige se trouve au niveau même de l'anneau. La main qui la manœuvre est donc obligée de se rapprocher de très près del'animal et risque parfois d'être mordue ou griffée. — Cette même disposition existait dans quelques-uns dermes premiers contentifs; mais, ainsi que je le disais plus haut, je l'ai abandonnée et l'ai remplacée par une autre que j'avais adoptée de suite pour d'autres de mes appareils, et qui met à l'abri de ces accidents.

La description et la figure donnée par M.Steinach ne me permettent pas d'apprécier au juste le procédé qu'il a employé pour fixer le mors sur la tige-support et lut donner la position voulue. Je ne puis donc le comparer à celui que j'ai choisi. Je ferai remarquer seulement que le contentif de M. Steinach serait, d'après ce qu'il dit, tout entier en cuivre nickelé, tandis que les miens sont, en majeure partie, en acier nickelé, ce qui est évidemment plus coûteux, mais procure des appareils plus légers et plus résistants tout à la fois. J'ajouterai enfin que M.Steinach n'a appliqué ce système qu'à la contention des lapins et des cochons d'Inde, tandis que je l'ai appliqué à la contention des chiens, des chats, des rats et des pigeons; on pourrait évidemment l'étendre à bien d'au* très animaux encore.

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