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ANATOMIE

RECHKRCHES SUR Lk STRUCTURE DES CORDONS POSTÉRIEURS DE LA MOELLE ÉPINIËRE DE L'HOMME ;

Par le Professeur N. POPOFF, de Varsovie.

Les cordons postérieurs de la moelle épinière de rhomme, présentant une région nettement séparée des régions voisines, se divisent, comme on le sait, en deux faisceaux : l'interne ou celui de Goll, qui se distingue par des fibres plus Qnes^ adhère à la scissure postérieure et se détache nettement du faisceau externe de la partie cervicale, où sa limite extérieure, formée par une cloison de tissu coujonctif fortement développée, prend naissance au sulcus intermedius posterior (Bellingeri); le faisceau externe, dit faisceau de Burdach, occupe le reste des cordons antérieurs, touchant au bord interne de la corne antérieure et des racines postérieures.

Flechsig*, diaprés ses études du système nerveux central, selon la méthode du développement embryonnaire, confirme pleinement une telle subdivision. Au

* Die Leitungsbahnen im Gchirn und Ruckenmark des Menschen, Année 1876.

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moyen des coupes qu'il a pratiquées dans la moelle épinière des fœtus, à différentes époques d'évolution, il a trouvé que les cordons de Burdach (Grundbûndel der Hinterstrange d'après Flechsig) se manifestent déjà dès la quatrième semaine de la vie intra-utérine; mais ce n'est que quatre mois plus tard que les fibres de ces faisceaux reçoivent leur enveloppe de myéline. Quant aux faisceaux de Goll, d'après Flechsig, ils ne se forment que beaucoup plus tard, au début du troisième mois, et ne se revêtent de myéline que vers l'issue du sixième ou au commencement du septième mois de la vie fœ-. taie.

Le professeur Bechtereff', continuant les recherches de Flechsig, se servant de la méthode perfectionnée de coloration de Yeigert, a constaté que la division des cordons postérieurs sus-mentionnée manquait d'exactitude, ces derniers consistant de trois et non de deux faisceaux. Il se base sur le fait que les fœtus de cinq à six mois, dont les cordons postérieurs commencent à peine à se recouvrir de myéline, ne l'obtiennent pas sur toute l'étendue des cordes de Burdach, ainsi qu'on aurait pu le supposer, mais rien qu'à leur bord externe, le long de toute la limite interne des cornes postérieures jusqu'à la commissure postérieure. Une division de cette nature des faisceaux de Burdach était encore à observer chez des fœtus d'un développement plus avancé (au commencement du septième mois de la vie intra*uterine) dans les cordons postérieurs, où les faisceaux de Goll étaient encore dépourvus de myéline. Quand la portion antéro-externe contenait des

* Uebcr die BestandlheiU der Hinterstrange dei Huekenmarks aufGrund der Uniertachung, NeuroL ihrer EnMirklung Centraib.y 1886, n* S.

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fibres dont l'enveloppe à myéline était déjà sensiblement développée, les faisceaux postéro-périphériques, contîgus à ceux de Goll, offraient encore une couche de myéline mince et délicate. Bechtereff, à ce qu'il me parait^ rapporte le dépôt de myéline dans les cordons de Goll aune époque plus éloignée, que ne le fait Flechsig, généralement vers la fin du septième ou le commencement du huitième mois de la vie utérine.

Ayant étudié la structure du système nerveux central aussi d'après la méthode du développement embryonnaire* et fait des investigations sur la moelle épinière des embryons, principalement dans la seconde moitié de leur vie utérine, j'ai dû de mon côté

I Je durcis la moelle épinière dans une solution de 2 p. 100 de bichromate de potasse, les coupes furent obtenues à Taide du microtome de Clianz et colorées d'après le procédé de Weigert. La moelle épinière d'un fœtus étant généralement très fragile, il est très difficile d'obtenir des couches minces^ d'après la méthode adoptée de plonger des fragments de la moelle dans de la parafQne. C'est pourquoi le système d'immersion des morceaux dans de la celloîdine, employé actuellement au laboratoire du professeur Flechsig, à Leipzig, mérite d'être particulièrement noté, bien que ce mode soit assez compliqué. Il consiste en ce que les fragments de la moelle épinière, suffisamment durcie dans du bichromate de potasse^ soient ensuite déposés dans de l'esprit-de-yin, où ils demeurent au moins Yingt-quatre heures, et ensuite dans de l'alcool absolu coupé de moitié d'éther sulfurique , où on les conserve selon leur dimension de deux à quatre jours. H est important de ne pas laisser ces morceaux trop longtemps dans ce mélange, vu qu'il dissout la myéline et par cela même rend l'examen ultérieur difficile. La formation d'un léger trouble autour de la préparation sert d'indice qu'il faut la retirer sans retard. La solution de la celloîdine dans de l'éther sulfurique, où.la préparation est ensuite transférée, ne doit pas offrir une consistance plus forte que celle d'un léger sirop, où les morceaux de la moelle doivent rester de deux à quatre jours, pour être mis ensuite dans une solution plus dense, où ils demeurent de deux à trois jours, et, enfin, dans une solution des plus concentrées, où elles durcissent définitivement sous l'action de l'éva* poration lente de l'éther. Les fragments fixés ensuite au moyen de celloîdine à des bouchons de bois se laissent aisément trancher et les coupes obtenues se distinguent dans ce cas par une solidité qui facilite toutes les manipulations suivantes.

L'huile de girofle,' qui sert à éclaircir les coupes, dissout entièrement la celloîdine*

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