‹ Archives de neurologie (volume 2)Chapitre 47 sur 87 · LKS FONCTIONS DU CERVEAU · texte numérisé non relu

LKS FONCTIONS DU CERVEAU

douée, dans toutes ses parties, des mêmes propriétés, si bien qu'un éminent psychologue compare encore le cerveau à une sorte de polypier, dont les éléments ont mêmes fonctions'.

Précisément à ce sujet, M. le professeur Charcot écrivait, en 1876 : « En présence des expériences et des observations qui démontrent la réalité des localisations corticales, il faut renoncer à cette théorie'. » Le théorie qui la remplace, la théorie des localisations cérébrales, n'a été définie par personne en meilleurs termes, et avec une autorité plus considérable, que par ce maître illustre : « Le principe des localisations cérébrales est fondé sur la proposition suivante, dit M. Charcot : l'encéphale ne représente pas un organe homogène, unitaire, mais bien une association, une fédération constituée par un cerlain nombre d'organes divers. A chacun de ces organes se rattacheraient physiologiquement des propriétés, des fonctions, des facultés distinctes. Or les propriétés physiologiques de chacune de ces parties étant connues, il deviendrait possible d'en déduire les conditions de l'état pathologique, celui-ci ne pouvant être qu'une modification plus ou moins prononcée de l'état normal, sans l'intervention de lois nouvelles'. »

Taroburini, Luciani et Seppilli sont aujourd'hui les

• U. Taine.— Dtf l'Intelligence^ I, 27i (3« édit.) : « C*cst Oc cerveau) un organe répétiteur et multiplicateur dans lequel les divers départements de l'écorce grise remplissent tous les mêmes fonctions », p. 270.

• C. H. de la Sœ. de biologie, 1876, 254 suiv. Cf. i875, 425, ce qu'il faut penser des observations tirées d'observations anciennes, et en particulier de celles que mettait alors en avant M. le professeur Brown-Séquard, dans les mémorables discussions de la Société de biologie sur les localisations cérébrales.

' Leçons sur les localisations dans les maladies du cet-veau et de la moelle rpinière, recueillies par Bourncvillc et Brissaud, 1876-80, p. 3.

principaux représentaDts^ en Italie, de la théorie qui vieqt d'être défiDie. L'œuvre qui la résume, et qui sert de lieu eu quelque sorte au faisceau de doctrines nées ou élaborées à ce sujet en Italie, depuis tes recherches de Fritsch et Hitzig, de David Ferrîer, de Gharcot, de Goltz, de Munk et d*Exner, est intitulée : Le localizzazioni funzionali del cervelio (Napoli, 1885). Une traduction allemande de ce livre, contenant des additions et des corrections importantes, ainsi qu'un chapitre nouveau sur Tépilepsie corticale, peut en être considérée comme une seconde édition \

Un physiologiste, Luciani, professeur et directeur de rinstitut physiologique de Florence, et un clinicien, Seppilli, médecin du fameux manicome d'Imola, sont les auteurs de cet ouvrage. Mais ces savants ne pourront que se trouver honorés si nous continuons d'associer à leurs noms celui de Tamburini, l'illustre professeur de psychiatrie et directeur de l'asile d'aliénés de Reggio d'Emilie, le premier collaborateur du professeur Luciani, avec Maragliano et Riva. Il y a je ne sais quoi de grave et de touchant dans ces collaborations désintéressées de savants, dont l'influence secrète, j'entends la méthode et le tour des pensées, survit aux jeunes années et aux anciennes études. C'est ainsi que dans les Leçons sur les fonctions motrices du cerveau^ de François-Franck, revivent tant d'admirables recherches du professeur Pîtres, comme en témoigne si souvent l'auteur de ce beau livre. Si l'œuvre de François-Frank a surtout mérité les éloges de Charcot, par l'heureuse alliance des recherches de

* Die F tmctions' Localisation auf der GrosshUmrindt. Deutsche und vermehrle Ausg^abe von D' M.-O. Fraenkel. — Leipaig, 1886.

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