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LES FON'CTIONS DU CERVEAU

presque dans les mêmes termes que les auteurs italiens.

I. Critère des effets négatifs des extirpations des diff'érentes parties du cerveau. — On a vu que les troubles consécutifs à la destruction d'une région du cerveau ne doivent pas être tous attribués à la partie détruite, les phénomènes de déficit se trouvant compliqués des phénomènes irritatifs collatéraux ou d'arrêt. On ne peut parvenir à déterminer ainsi la fonction véritable de la région détruite. Pour y arriver, considérons les fonctions demeurées intactes. On peut, en effets scientifiquement soutenir que les fonctions restées intactes n avaient rien à faire avec les parties du cerveau qui ont été détruites. Voilà le critérium des eff^ets négatifs. Il convient surtout au complexus de phénomènes qui apparaissent immédiatement après l'opération, ou dans la première période. Dans la seconde période, on ne pourrait exclure absolument l'intervention, au moins partielle, des processus de suppléance.

H. Critère des eff^ets positifs de destruction des parties homonymes du cerveau. — Une théorie vraiment scientifique des localisations cérébrales implique nécessairement cette loi : chaque région déterminée du cerveau d'un animal quelconque possède des fonctions identiques chez tous les individus de la même espèce; les régions cérébrales homologues des autres espèces possèdent les mêmes fonctions (en tenant compte toujours du développement morphologique variable de ces régions). Théoriquement, les infractions à cette loi ne sont pas admissibles. Dans la pratique, les difierences observées ne doivent pas être interprétées

comme des exceptions à ia loi; il faut supposer que les lésions déterminant ces phénomènes divergents n'ont pas intéressé des points du cerveau absolument homonymes, ce qu'expliquent assez les anomalies morphologiques si communes des sillons et des circonvolutions.

Puisque les phénomènes de déficit consécutifs à Fablation d'une même région du cerveau doivent être constants^ tandis que les effets collatéraux des lésions sont variables, on possède un critérium pour distinguer les premiers des seconds : il suffit donc de comparer les effets positifs chez les animaux de la même espèce, opérés dans les mêmes conditions,

III. Critère des effets positifs de destruction des par^ ties hétérpnomes du cerveau. — Le principe des localisations cérébrales postule que des phénomènes de déficit identiques apparaissent après la destruction de parties identiques du cerveau. Le même principe exige donc que des phénomènes de déficit différents se montrent après la destruction des parHes diffë^ rentes du cerveau.

IV. Critère des effets négatifs et positifs d'extirpatiom cérébrales successives pratiquées sur le même animal. — La comparaison des effets de lésionsdestructives répétées sur des points symétriques des deux hémisphères établit^ d'une manière décisive, la réalité des suppléances cérébrales. Une extirpation pratiquée sur une région déterminée de l'hémisphère gauche, amène à droite un trouble de l'audition; ce trouble s'amende peu à peu et, autant que nous pouvons en juger, finit par disparaître. Il est bien vraisemblable que c'est là l'effet d'une suppléance fonctionnelle. Mais on pour-

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