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SOCIÉTÉ MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE

Séance du 29 Octobre 1900. —Présidence de M.Magnan.

La pression sanguine chez les aliénés,

M. Legrain rend compte d'un travail de M. Pilez, médecin assistant de Vienne, sur la pression sanguine chez les aliénés. L'idée principale qui s'en dégage est que, dans les formes mélancoliques, la pression sanguine dépasse notablement la normale. Dans les formes maniaqaes, an cootraire, elle descend. L'intérêt pratique de cette constatation est que, dans la folie circulaire, il est possible henque par Tétode de la pression sangaine, de prévoir à quelques

jours près, le passage d'un stade à Tautre. Si dans le stade mélancolique, on voit tout à coup diminuer la pression sanguine on peut être sur que dans quelques jours le stade maniaque va apparaître. Et inversement.

Hallucinations rectifiées au cows d'un délire des persécutions systématiques.

M. SÉGLAS rapporte Tobservation d'un délirant chronique qui rectifie lui-même ses hallucinations. 11 s'agit d'un professeur, d'intelligence très cultivée, mais aussi de caractère paranoiaque, arrivé à formuler un délire de persécution très systématisé. Au début, le délire reposait sur des interprétations délirantes nombreuses avec quelques hallucinations espacées, olfactives, gustatives, kineslhétiques, auditives. Ces dernières, par la suite, devinrent incessantes et prédominantes (voix nombreuses, indéterminées, puis particularisées; colloques à distance, écho de la pensée). D'abord acceptées par le sujet, elles sont rapidement critiquées et disparaissent ainsi au bout de deux mois et demi environ. Ce fait est d'autant plus curieux qu'il s'agissait là d'hallucinations d'origine intellectuelle, confirmatives du délire; que seules, les hallucinations auditives les plus complexes ont été rectifiées et non les autres ; qu'après leur rectification le délire a persisté aussi irréductible. De plus, bien qu'ayant reconnu de lui-même leur caractère hallucinatoire, le malade n'en continua pas moins à les rattacher à son délire comme le résultat et la preuve de l'action exercée sur lui par ses persécuteurs.

L'éclosion rapide, l'intensité et les caractères cliniques des hallucinations auditives, peuvent trouver leur explication dans l'existence d'un appoint alcoolique et dans le mode d'activité mentale antérieure du sujet, habitué de longue date à une parole intérieure très nette. L'isolement, une hygiène plus sévère, en dominant l'excitalion cérébrale, ont pu permettre au malade de mettre à proût ses connaissances anciennes pour s'observer, analyser et critiquer ses hallucinations.

Le mode de critique employé, pour l'analyse subjective, explique comment ses hallucinations auditives les plus complexes ont seules été rectifiées. Cette critique en s'adressant à l'élément intellectuel des hallucinations, ne pouvait avoir de prise que sur celles où cet élément intellectuel est le plus développé, en respectant les autres plus voisines d'un fait de sensation simple (olfactives, gustatives...)

M. Briand rappelle que M. Gérente a aussi signalé la possibilité d'obtenir de certains aliénés la rectiftcation de leurs hallucinations. Une vieille hallucinée quia suivi pendant plusieurs mois la consultation de M. Magnan à Sainte-Anne rectifiait aussi ses hallucina-

lions et décrivait avec beaucoup d'iatelligence par suite de quel raisonnement elle était arrivée à se convaincre de leur caractère pathologique.

M. DouTREBBNTE a observé des cas analogues. Il considère cet état comme une nouvelle forme de la maladie et même une aggravation et ne voit pas là un signe d'amélioration.

M. Séglas répond que son malade s'est amélioré en ce sens qu'après avoir traversé une phase d'extrême agitation, il se calmait en même temps que s'expliquaient pour lui les hallucinations; mais le délire n'a pas rétrocédé : le malade établissait au contraire un rapport entre ses persécutions et les phénomènes subjectifs qu'il avait observés.

M. Legrain a suivi un persécuté hypocondriaque dont le délire proprement dit a rétrocédé après une durée de dix ans. Pendant la période de démolition du délire, l'aliéné expliquait raisonnablement ses hallucinations.

M. Skglas ne peut formuler qu'un pronostic sombre sur le cas qu'il vient de rapporter, parce que l'idée de perécution reste immuable chez le sujet, qui demeure irréductible dans son délire. Il voit en ce moment un autre aliéné, professeur de philosophie, instruit, qui puise dans ses connaissances physiologiques pour chercher un point d'appui sur lequel il étaye son délire.

M. Marie. — Leuret a déjà signalé deux observations de ce genre. J'ai aussi publié le cas d'un persécuté halluciné qui a presque complètement guéri, sous l'influence du traitement moral et qui ne conservait à la fin que des troubles de la sensibilité générale. Il admettait d'ailleurs pleinement le caractère morbide de ses hallucinations antérieures.

Fièvre typhoïde et épilepsie.

M. Marie rapporte deux cas de fièvre typhoïde chez des êpileptiques morts en état de mal au cours de leur pyréxie. L'autopsie confirma l'existence de la fièvre typhoïde.

Chez l'un des malades la myocardite peut être invoquée comme cause ultime de la mort ; l'autre parait avoir succombé à la suite d'une congestion pulmonaire intense. Le traitement bromure avait été suivi régulièrement jusqu'au début de l'infection typhique. L'adage, a febris accedens spasmos solvit o s'est tf'ouvé, en la circonstance, erroné.

Paralysie générale syphilitique à gommes osseuses.

M. Marie rapporte aussi l'observation de deux cas de paralysie générale syphilitique avec gommes osseuses sur les tibias et traités

Arcbivis, 2* série, t. XL 12

178 s&eiirôs sayanto».

par riodure de potassium associé à une légère b7poch[oi*aration. Dans les deux cas le traitement spécifique a amené une rapide disparition des lésions sypliililiques, mais il semble aussi avoir donné un coup de fouet à la paralysie générale. L'un des malades a succombé après trois jours de diarrhée profuse.

M. Toulouse admet avec M. Richet la possibililé de la guériaon de la syphilis parThypochloruration associée au traitement ioduré. Les faits signalés par M. Marie vienuent à Tappui de cette hypothèse. Il cite deux cas de syphilis tertiaire, rebelles à tout traitement, qui ont été guéris en peu de temps. £n ce qui concerne les accidents ultimes ayant déterminé la mort chez les typhitiques il y a lieu, dit-il, de se demander si des complications méningitiques ne pourraient pas expliquer la persistance des accès pendant la période pyrétique de la fièvre.

M. Voisin soigne en ce moment des épileptiques atteints de fièvre typhoïde chez lesquels le nombre des accès a diminué quand s'élevait la température. Ceux-ci ont repris progressivement leur fréquence habituelle en même temps que s'établissait la convalescence, lis étaient toujours suivis d'une élévation plus grande de la température. Les grands lavements d*eau bouillie froids lui paraissent d'un puissant secours pour abaisser la température aussi bien dans la fièvre typhoïde que dans l*état de mai épileptique.

M. Mag.nan craint que l'abaissement ainsi obtenu ne soit plus apparent que réel et qu'il ne reste limité à la zone rectale où se produit un refroidissement local.

M. Bruno. — Je soigne accidentellement quelques épileptiques du service de M. Touloujse atteintes de fièvre typhoïde. Elles ne sont perdues de vue ni jour ni nuit; aucune d'elles n'a jamais eu d'accès pendant la période pyrétique. Ceux-ci ne se sont montrés qu'au moment où la défervescence était presque complète. Leur apparition a eu pour elTet d'élever aussitôt la température.

Séance du 26 novembre 1900. — PuésiDErfCK de M. Magnan.

Un cas de contre-expertise bénévole.

. M. CoLLiN expose à la Société qu'il a eu roecasioa de faire acquitter récemmeni un ancien aliéné, accusé de faux, ei qu'il avait connu au Pénitentier de Gaillon. Un expeft deproYÏDce, n^n aliéniste d'ailleurs, le considérait comme responsable. La lecture du rapport donnant la preuve manifeste qu'il s'agissait d'un aliéné» alors que les conclusions en faisaient un criminel entièrement responsable de ses actes, l'avocat écrivit à M. Col lia pour lui demander un avis. M. GoUin a pu fiournir d^s renseignements

SOCtBTBS SAVANTK5. 179

circonstanciés gr&ce aaxquels racquittement fut obtenu. Il voudrait que les expertises en matière d^aliénation mentale soient uniquement confiées à des aliënistes.

M. Brïand, tout en adoptant le vœu de M. Collin, craint qu'il ne soit dangereux, pour un médecin, de suivre M. GoIIin dans cette voie de confidences.

M. Collin objecta qu'il n*a agi que dans rintérêl de son ancien pensionnaire.

. M. Briànd rappelle l'a/Taire du D"* Wattelet, dans laquelle celuici fut poursuivi d'office par le parquet pour violation du secret médical. L'intervention du médecin était cependant justifiée par une cause des plus légitimes puisqu'il avait simplement réfuté, sur la demande de la famille, Tinformalion d'un journal prétendant qu'un peintre célèbre M. B. L. était mort de syphilis alors que celui-ci avait succombé à une aifeclion cancéreuse. M. Wattelet n'en fut pas moins condamné pour avoir violé le secret profes*. sionnel.

H. Legrain cite à l'appui de la thèse de M. Collin un cas personnel remontant à quelques mois. Il s'agit d'un vertigineux, buveur d'absinthe qui, sous l'innuence d'un vertige avait commis deux homicides. Sur le rapport de trois médecins de la ville, non spécialistes, le malade fut considéré comme responsable, condamné à la peine capitale et exécuté.

M. Legrain, consulté par les avocats delà défense, Ut un rapport écrit dans lequel il émettait un avis contraire à celui des experts. Sa déposition fut de nui elTet.

Les cas de ce genre appellent une réforme complète des expertises médico-légales, en matière d'aliénation, ajoute M. Legrain. Ces expertises ne devraient être confiées qu'à des spécialistes expérimentés. Quelle que soit la parfaite honorabilité des praticiens, il leur est impossible de porter des jugements précis sur des matières qui leur sont tout à fait étrangères et qui nécessitent des études cliniques aussi spécialisées que prolongées.

M. Pactet, au risque de violer le secret médical, a cru faire œuvre d'humanité dans une circonstance analogue : Il s'agissait d'un ancien malade de son service que la justice militaire poursuivait devant un Conseil de guerre. M. Pactet a pu fournir à l'avocat des renseignements d'une précision telle que TaHéné fut acquitté. M. B.

Séance du 17 décembre 1900. — Présidence db M. Magnan. Ohseyraiions pour servir à Vhisioire du délire des négations. M. P. Gabnier donne lecture, au nom de M. P. Masoin» de deux

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observations relatives au syndrome de Gotard. Dans la première il s'agit d'une pensionnaire de Gheel, âgée de cinquante-neuf ans et atteinte de mélancolie avec délire des négations; cette aliénée avait aussi des idées de damnation et de possession avec de Tagitation anxieuse par intervalles. Elle parait avoir également éprouvé des hallucinations terrifiantes et était en outre sujette à des impulsions verbales. Une période de doute et d'interrogations avait précédé l'apparition des idées de négations qu'elle manifeste depuis plusieurs années. Aujourd'hui M^'^X... a complètement renoncé à sa personnalité, sans avoir jamais eu d'idées de persécution. Elle croit ne plus exister, ne plus avoir de pieds, de mains, de corps, etc.

Le second cas est relatif à un délirant chronique, arrivé à la phase ambitieuse, qui tombe par intervalles dans un état de dépression mélancolique avec idées hypocondriaques. 11 traverse aussi des périodes au cours desquelles il accuse ses persécuteurs de l'avoir fait disparaître et prétend ne plus exister.

M. Mosoin fait ressortir que ces deux sujets, en apparence identiques l'un à l'autre, diffèrent par cette circonstance que la femme, tout en se disant morte n'accuse personne de sa mort, alors que l'homme attribue son trépas à de puissants ennemis. L'auteur en arrive à considérer le délire des négations, non point comme le stade ultime d'évolution d'un délire spécial avec ses périodes successives — (idée fausssement attribuée à Gotard) — mais bien plutôt comme un mode spécial d'évolution de certains cas de mélancolie, où les troubles profonds de la cénesthésie conduisent naturellement h l'altération et ultérieurement à la destruction de la notion de la personnalité.

M. SÉGLAS. — 11 s'est produit dans ces temps derniers une nouvelle interprétation du délire des négations. Gelui-ci ne serait, pour certains auteurs, qu'un accident de la sénilité chez les mélancoliques chroniques. Il ne deviendrait qu'une forme particulière de démence. Le mélancolique marchant progressivement vers un terrain démentiel en ariiverait ainsi à une systématisation ultime et absurde.

M. Arnaud ne voit pas bien comment, avec cette théorie, on peut interpréter les cas de guérison du délire des négations qui sont encore assez fréquemment observés.

M. SÉGLAS. —On peut toujours répondre que le malade n'est pas définitivement guéri ou qu'il présente une forme intermittente de la mélancolie.

M. SéaiFox formule la môme opinion et ajoute que si, au contraire, un jeune sujet faisant en délire des négations ne guérit pas, il tombera dans la démence précoce.

. S0CIBTB8 SAVANTES. 181

M. SÉGLAS objecte que les malades dont le délire des négations guérit n'appartiennent pas au type Cotard. Ce sont des héréditaires dégénérés présentant transitoirement ce syndrome comme ils en présentent d'autres et non pas des anxieux chroniques.

Troubles du langage dans la paralysie générale.

M. DiDB communique, au nom de M. Chardon et en son nom personnel, Tobservation d'un paralytique général devenu progressivement aphasique pour en arriver au mutisme complet.

Elections. — Après élections, le bureau est ainsi constitué pour 1901 :

Président: M. Joffroy; vice président : M. Motbt; secrétaire général : M. Rim; secrétaires annuels : MM. Sémelaigne et Sollieb; trésorier: M. Brunet; bibliol hécaire- archiviste : M.Boissier; Conseil de famille : Les membres du Bureau et les deux Présidents sortants: MM. J. Voisin et Magnan; Comité de publication : MM. Ballet, Briand et Vallon. Marcel Briand.

SOCIÉTÉ DE NEUROLOGIE

Séance du iO janvier 1901. — PnésiDENCB db M. le Professeur Raymond.

Après une brève et cordiale allocution en laquelle il remercie les membres de la Société de l'avoir invité à diriger leurs travaux pour cette première année, M. Joffroy les félicite de leur zèle et cède le fauteuil de la présidence à M. Raymond, qui fait un éloge aussi délicat que mérité de son prédécesseur dont il évite avec un tact infini de blesser la modestie. 11 montre les services rendus par celui-ci à la neurologie en général et à la société inaugurée par lui et conduite par lui au rang honorable qu^elle tient parmi les compagnies similaires.

Trépidation épileploîde dans la tuberculose pulmonaire.

MM. Léopold LÉvi et Follet. — La trépidation épileptoïde est loin d*être exceptionnelle chez les malades atteints de tuberculose pulmonaire (9 fois sur 50 cas). Elle est parfois aussi marquée que dans les scléroses pyramidales, d'autres fois n'existe qu'à Tétat

!t82 .S0GISTB8 SiLVAMTE8«

d'ébauche. Elle peul se montrer sponlanément, apparaître à la suite de la manœuvre classique ou par la percussion du tendon d'Achille ou par la piqûre cutanée de la plante du pied. Dans certains cas il est nécessaire par une série de tentatives de a charger )> le malade. Inversement le clonus s'épuise rapidement.

Tous les tuberculeux chez qui on observe la trépidation plantaire présentent des lésions cavitaires, mais ils ne sont pas cachectiques. On trouve dans leurs antécédents ou dans leur histoire actuelle des causes favorisant la trépidation (fièvre typhwde 3 fois, alcoolisme 1 fois, nervosisme 3 fois, hystérie i fois, signes de dégénérescence 1 foi>).

La bacillose pour donner lieu à la trépidation épileptoïde a donc besoin de rencontrer un système nerveux prédisposé soit congénitalement, soit du fait d'intoxications antérieures. Elle agit par le mécanisme de la toxine tuberculeuse ou de toxi- infections prenant origine dans les cavernes. Elle détermine une excitation qui peut sans doute aller jusqu'à la lésion des faisceaux pyramidaux.

M. Babinsri demande si la trépidation était associée à Tabolitien des réflexes tendineux. Bien de plus commun que cette coïncidence avec l'abolition ou diminution du réflexe patellaire. Au contraire la trépidation avec disparition du réflexe du tendon d'Achille serait contradictoire.

M. LÈvi n'a pas cherché le réflexe du tendon d'Achille; mention en est faite dans d'autres travaux, mais il a oublia dans quel sens.

M. Raymond vient d'observer cette même trépidation épileptoïde dans un cas de rhumatisme chronique.

Paralysies associées des muscles des yeux,

MM. lUvMOND et Cestan ont observé chez deux malades une paralysie des mouvements de latéralité des yeux et une hémiplégie sensitivo-moLnce : A l'autopsie, ils ont trouvé dans les deux casuB tubercule de la partie supérieure de la protubérance entre les noyaux de la 111' paire et de la Vi*-' paire. Ils présentent en outre un malade atteint d'une paralysie de l'élévation, de la convergence et de la latéralité des yeux, paralysie survenue subitement, associée à une hémiplégie sensitivo-molrice droite et n'ayant pas bougé depuis dix ans.

Les auteurs voient là un nouvel exemple de ces paralysies associées des globes oculaires décrites par Parînaud.

Il s'agit dans de telà cas de relations de noyau à noyau et non de lésions à dislance.

SOCIÉTÉS SATANTS». i8S

Pachymeningile hypertrophiqtie cervicale,

M. ToucHB présente les pièces provenant d'un malade atteint de celle alTection et qui avait présenté comme syniptAmes la grifle cubitale avec pronation forcée de l'avant-bras d*un seul côté.

Syringomyéîie unilatérale à type sensiiif.

M. ToucnE présente un malade chez qui celte affection a eu un début identique à celui de la pachymeningile cervicale hyperlro*phique (névralgie scapulo-brachiale 1res prononcée, exagérée par la contraction musculaire et la pression), avec arlhropathie de répaule.

M. B.xBiNSRi a vu autrefois ne malade considérée comme atteinte de pachymeningile cervicale avec arthropalhie de Tépaule, chez qui Taulopsie montra une syringomyéîie. Depuis il a revu deux cas d'arthropathie de Tépaule liée à la syringomyéîie.

M. JoPFROY appuie aussi !e diagnostic porté par M. Touche, )*iné^ ^alitc pupillaire constatée chez le malade pUidant en faveur d'une affection médullaire siégeant dans la région supérieure.

Note svr la structure du noyau et la divisioii amitosiquc des cellules ne)*veuses du cobaye adulte,

MM. Perrw, db la Touché et Didp. — Il résulte de nos recherches faites au laboratoire d'histologie de l'École de Médecine do Rennes sur des coupes fines d'encéphale de cobaye adulte, que la Structure du noyau est beaucoup plus complexe que ne le font sup* poser les descriptions classiques les plus récentes, et que les cellules nerveuses complètement développées, même du type le plus différencié, tel que les cellules pyramidales peuvent, en dehors de toute cause pathologique se diviser par amitose.

4^ Noyau des cellules nerveuses. Ce noyau présente dans un nucléoplasma incolore et homogène, un ou plusieurs nucléoles et un reticulum nucléaire renfermés dans une membrane nucléaire. L'appareil nucléolaire est toujours constitué par deux substances, Tune acidophile, l'autre basophile, formant des éléments très diversement groupés et présentant une grande variété d'aspects (sphères distinctes ou conjointes, type en barillet, en hall ère, en triangle, etc).

Le réseau nucléaire offre le plus souvent une disposition radiée, mais parfois réticulée sans orientation spéciale. Les (llaments de -ce réliculum sont garnis d'un grand nombre de micro?omes acido* philes. Quelques microsomesplus volumineux basophiles, en petit nombre, sont libres dans les mailles du réseau. La membrane

nucléaire présente généralement un point basophile, ordinairement lenticulaire dont la valeur morphologique nous est encore inconnue, mais qui parait avoir une certaine constance de situation vis-à-vis des éléments du nucléole.

2<> Division amitosique des cellules nerveuses. Le nucléole se divise suivant divers procédés plus ou moins complexes que nous avons étudiés en détail. Le noyau se divise lui-même amitosiquement, soit par étranglement, soit par fissuration. Cette division du noyau est elle-même suivie de la plasmodicrèse de la cellule suivant le processus habituel.

Cependant tandis que le processus stade est très fréquent (division du nucléole, les deux autres, surtout le dernier, s'observent rarement.

M. GoMBAULT approuve les remarques de M. Dide dont il a examiné à loisir les préparations. Les deux premiers points surtout sont à ses yeux hors de doute. Il faut donc faire des réserves sur les résultats des travaux faits uniquement avec la méthode de Nissl qui ne permet pas de tout apprécier, et avoir recours au contrôle de plusieurs méthodes comme l'ont fait MM. Perrin de la Touche et Dide.

Coupes de moelles d'amputés du membre inférieur,

M. Sphitlasei présente des dessins et des préparations de cinq moelles d'amputés dans lesquelles il n'y a pas seulement différence de volume entre le côté amputé réduit et le côté sain, mais encore sclérose dans la région de la corne postérieure.

M. Marir. — Ces préparations établissent en effet deux notions nouvelles : i<> dégénération secondaire chez les amputés avec scié* rose et non atrophie simple (les auteurs jusqu'ici n'ont pas signalé cette sclérose, ou l'ont prise pour une lésion surajoutée); 2^ im* portance plus grande de ces lésions à mesure qu'on s'élève le long de la moelle, de telle sorte que peu marquées dans la région lombaire elles sont très apparentes dans la région cervicale.

Cerveau de tahétlquc albuminurique devenu hémiplégique*

M. Ferrand présente le cerveau de ce malade qui devint hémi» plégique sans ictus, progressivement, les réflexes s'abolissant peu à peu avec la motilité sans perte du sens stéréognostique et sans anesthésie. Bien que la vision fut antérieurement à peu près nulle, M. Ferrand pense avoir au moment de ces nouveaux accidents constaté l'hémianopsie. A la face interne du lobe occipital droit occupant tout le cunéus le long de la scissure calcarine on remarque un ramollissement rouge hémorrhagipare. Le tubercule mamillaire du côté lésé est atrophié, celui du côté sain est normal.

SOClBTés SAVANTES. 185

Surdité corticale avec paralexie et hallucinations de Vouïe due à des kystes hy italiques du cerveau,

MM. P. SÉRiKUX et RoGER-MiGNOT. — Les auteurs donnent l'observation d*un homme de soixante-quinze ans qui, à la suite de sa dernière crise épileplifoi me {la première remontant à huit ans), a été atteint de surdité corticale, d'excitation maniaque et d'hallucinations de Touïe et de la vue.

Le malade ne présentait ni aphasie motrice, ni paraphasie dans la parole spontanée, ni cécité verbale : la surdité corticale s'accompagnait de paralexie, de perte de la compréhension des mots lus et de troubles de l'écriture.

L'état maniaque s'amenda rapidement mais la surdité persista jusqu'à la mort survenue trois semaines après la dernière crise.

A l'autopsie on constate la présence dans les hémisphères cérébraux (à l'exclusion de tout autre région du corps) de 24hy()atides dont six étaient situés dans les deux lobes temporaux.

Cette observation est intéressante à divers points de vue :

i® La nature de la cause déterminant les troubles observés est exceptionnelle.

2* Les cas de surdité corticale suivis d'autopsie sont très rares; l'existence d'une lésion symétrique des deux lobes temporaux confirme la constatation clinique.

3' L'intégrité de la parole spontanée prouve que le centre de l'audition des mots n'était pas détruit mais simplement isolé, fait que vient encore mettre en lumière la persistance des hallucinations de l'ouïe.

L'absence de cécité verbale coexistant avec de la paralexie et de la perte de la compréhension des mots lus parait relever de l'interruption des voies d'association qui relient les divers centres corticaux (.\phasies internucléaires de Pitres. F. Boissieh.

SOCIÉTÉ D'HYPNOLOGIE ET DE PSYCHOLOGIE

Séance du 18 décembre 1900. — Présidence de M. Jules Voisin.

Guérison d'un cas dliyperhidrose émotive. M, DoMiNGos Jaguaribe (de San Paulo, Brésil) rapporte Tobser-

186 80CIBTBS SâYâNTKS.

vation d'une femme âgée de quarante ans, atteinte d'une hyperhidrose palmaire ancienne, considérablement accrue, chaque fois que survient une émotion ou un choc normal quelconque. Celte femme a été guérie après cinq séances de suggestion hypnotique.

La fonction swioraU, U ra^^o motricité et la suggestion.

M. Paul Fabez. — U conviendrait de rectiner un point de physiologie, à propos de la fonction sudorale. Les ^iomcrules des glandes dites sudoripares semblent bien ne pas sécréter de la sueur, mais simplement une substance graisseuse. .Notons, en eiïet, que les glandes sébacées sont en nombre très restreint par rapport aux glandes sudoripares; elles ne peuvent guère suffire à graisser toute la surface cutanée; d'ailleurs, certaines régions de celles-ci, comme, par exemple, la paume des mains, la plante des piedd sont toujours bien graissées et cependant ne possèdent aucune glande sébacée. Cette graisse ne peut guère venir que du gloméruie sudoriparc; quant aux glandes sébacées, elles seraient uniquement en rapport avec le système pileux (Uiina et Mcissner). D'après celte interprétation, les pores sudoraux sont les deux confluents de deux voies d'excrétion. Us reçoivent : !<> la graisse élaborée par le gloméruie; 2^ la sueur issue des pupilles. De nombreux examens histologiques, il résulte que, à partir des cellules épineuses, il n'existe plus de canal à paroi propre; la graisse et la sueur venues toutes deux de leur source respective, cheminent de concert entre les interstices des cellules et arrivent à la surface cutanée, confondues l'une avec i'aulre. La fonction sudorale devient donc sous la dépendance directe de la vaso-motricité. Tout ce qui amène des perturbations dans la vaso- motricité provoque, par cela même, une modilicalion dans la fonction sudorale. La grippe, rinfluenza, les infections, les intoxications, la surcharge médicamenteuse, les émotions et, en gén<**ral, tous les facteure psychiques de divers ordres, frappent plus ou moins l'organisme de déchéance et diminuent sa résistance. De même que les divers troubles moteurs, sensilifs, circulatoires, provoqués par les causes ci-depsus énoncées, les troubles sudoraux présentent les distributions et les localisations les plus diverses. Ainsi, par exemple, Thyperhidrose siège souvent à la paume des mains, parfois à la plante des pieds, à la face postérieure de la cuisse et de la jambe droite, à la face dorsale de l'avant-bras gauche, au nez, à un côté de la face, au territoire de distribution des deux branches supérieures de la cinquième paire droite et du rameau auriculo-temporal de sa troisième branche.

Que rhyperhidrose soit causée ou seulement accrue par l'émo- 4ion, voilà qui n'est plus à démontrer. C'est deveau aae constata*

8CIC£BTÏ8 SA.yAJffTBft. 187

lion banale. Geax qui ont fréquenlé la consultation de l'hôpital Saint-Louis n'ont pas pu ne pas remarquer l'abondante hyperhidrose axillaire que manife.^tent la plupart des malades qui défilent tout nus devant un nombreux personnel médical. H y a plus. Chez certains, Thyperhidrose serait sous la dépendance de la volonté. Saint-Âugustiu a écrit : « ipse sum experlus sudare homincm solere cumve II et». D'autre part, la suggestion hypnotique a pu expérimentalement provoquer nou seulement l'iiyperhidrose, mais l'hémihyperhidrose. Or, <« Tagent qui fait défait ». Quoi d'étonnant alors que la suggestion hypnotique atténue puis guérisse Thyperhidrose. Ootre les cas rapportés récemment par M. Charpentier, M. Jaguaribe et par moi-même, je puis encore citer celui de M. Milne Bramwell (de Londres) et de M. Backman (de Kalmar (Suède). Il est même étonnant que la littérature médicale n'en possède pas un plus grand nombre d'observations.

Coaijnent agit physiologiquement la suggestion hypnotique dans ces cas? Happe Ions-non s qu'elle est à volonté un agent d'inhibition ou de dynamogénie. S'agit-il d*une hyperhidrose ? Ce trouble est en rapport soit avec l'excitation du centre vaso-dilatateur, soit avec laparésie du centre vaso-constricteur; il s'agit, ou bien, d'une dilatation active, ou bien d'une dilatation neuro-paralytique avec atonie vasculaire. Dans les deux cas, la thérapeutique suggestive sera dynamogénique en exaltant la fonction constrictive. Pour combattre l'anhidrose, au contraire, il conviendra d'atténuer, de suspendre^ d'inhiber cette fonction constrictive.

On voit diOinc que la physiologie et la psychologie sont parfaitement d'accord et l'on comprendra que la suggestion hypnotique réassisse, là où les diverses médications locales échouent régulièrenent,

M. BÉRiLLON. — J'ai observé que les abouliques ont souvent les mains moites. De môme, les intoxiqués, les morphinomanes, les alcooliques, et, d'aulre part, les surmenés, les affaiblis, les neurasthéniques présentent souvent de l'hyperhidrose au point qu'ils ne peuvent écrire sans tacher fortement leur papier. La fonction sudorale est, dans une certaine mesure, en rapport avec notre fonctionnement mental; la sudation très abondante va de pair avec la diminution de l'én-ergi-e vitale et de l'activité volontaire. Lorsque je visitais à Zurich l'asile où Forel traite ses alcooliques, j'ai vu, lors d'une fête champêtre, 3000 personnes gravir le sommet d'une montagne aux sons d'une fanfare. Un grand nombre avaient le front ruisselant de sueur. Forel me fit remarquer que ceux d'entre ses malades qui étaient redevenus sobres suaient à peine.

M. Félix RjtGNAULT. — Des sueurs émotives dont il vient d'être ^rlé, je rapprocherai : l*' les « saenrs froides » causées par la

peur; 2^ rexagération, la diminution ou la suppression de la sécrétion lactée, par suite d'influence psychique désagréable; 3<> Texagéralion de certaines sécrétions internes, telles la diarrhée émotive ou la diarrhée provoquée par les pilules de mica panis.

M. BéaiLLON. — J'ai revacciné ces jours-ci tout le personnel d'un très important théâtre parisien. Bon nombre d'artistes étaient fort émotionnés; chez plusieurs, l'eau coulait très abondamment des mains et des doigts. Ceux-ci m'ont avoué qu'il en était de même toutes les fois qu'ils avaient peur.

M. Paul Magnin. — Pendant ces quelques dernières semaines j*ai vacciné dans les mairies plus de 20.000 personnes. 10 p. 100 environ, avaient tellement peur qu'elles étaient couvertes de sueur.

M. J. Voisin. On a signalé tout à l'heure la fréquence de l'hyperhidrose chez les neurasthéniques, les hystériques, les abouliques. Or, dans la mélancolie, il y a de la vaso-constriction et, par conséquent, de l'anhidrose. Toutes les fois qu'on remarque l'absence de sueur chez un aboulique, on peut dire qu'il s'agit d'une aboulie mélancolique. L'examen de la fonction sudorale permet ainsi de porter ou do conflrmer un diagnostic.

Recherches expérimentales sur Ix psychologie des sentiments affectifs,

MM. BÉRiLLON et Magnin. — Les sentiments jouent un rôle considérable dans rhypnotisation: un médecin antipathique échouera; au contraire, un médecin réussira s'il s'est, au préalable, concilié la sympathie de son malade. Ce premier temps est indispensable. De même, dans la formule des suggestions, il faut faire intervenir l'intérêt du sujet, ajouter un motif d'agir. Souvent un médecin hypnotiseur est sollicité d'atténuer, ou de développer certains sentiments affectifs chez des enfants, des jeunes filles, des femmes, des maris. Ces cas soulèvent des problèmes de morale d'une haute importance : souvent, il convient de s'abstenir, en dépit du désir que manifestent les malades eux-mêmes.

Uépilepsie chez les hommes de génie,

M. Félix Regnault. — Sans doute, l'homme de génie est anormal, et parce qu'il possède des qualités psychiques supérieures, et parce qu'il est névropathe. Mais il est faux de dire que le génie est la conséquence de la névropathie; celle-ci peut être non pas la cause, mais TefTet du génie et survenir chez des individus dont le cerveau perpétuellement actif devient un locus minoris resistenlise. Après avoir étudié le cas de Socrate, Archimède, Gœthe, Hegel, Ampère, Newton, Diderot, Stuart Mill, Balzac, M. Félix Regnault

SOCIBTBS SAVANTES. 189

formule les deux conclusions suivantes: l^'les prétendues attaques épilepliques de ces grands hommes peuvent tout aussi bien avoir été des attaques hystériques; les observations rapportées parles auteurs sont loin d'être probantes; 2^ Il ne faut pas confondre Vabsence du mal comitial avec Vidée fixe de Thomme de génie.

Présentation (T appareil (appareil à hypnotiser).

M. Berillon présente un appareil de M. Gaifîe, auquel il adapte divers objets brillants. Ceux ci provoquent une fatigue intense des yeux. En outre, grâce à un mouvement dMiorlogerie, un volant produit un ronflement qui agit sur Fappareil de Taudition et contribue lui aussi à amener Tinhibition. L'emploi de cet appareil facilite considérablement Thypnotisation.

Séance du 15 janviei* 1901. — Phésidence de M. le D' Jules Voisln.

SUgnuxtee de dégénérescence mentale et psychothérapie.

M. Paul Farez expose les améliorations qu'il a obtenues, grâce à la psychothérapie, chez une femme de cinquante-sept ans qui, persécutée-persécutrice, présentait un cas de folie à deux, avec stigmates de dégénérescence mentale, tels que phobies, obsessions, impulsions, elc. Dans ces cas, la cellule nerveuse, plus ou moins tarée, est ce qu'elle est et aucun moyen thérapeutique n'est capable d'amener une restitutio ad intcgrum. Cependant, la psychothérapie, sous toutes ses formes, permet de rassurer le malade, de lui rendre le calme, de lui faire prendre patience, de lui procurer quelque allégement et quelque répit. Sans doute les améliorations sont fragiles, un rien provoque une rechute; de toute manière, il faut qu'on revienne à la charge souvent et longtemps. Néanmoins, quoique la suggestion ne donne guère ici des résultats très durables, son action est suffisamment appréciable pour qu'on la recommande, à la condition, bien entendu, qu'on n'ait pas l'imprudence de lui demander plus qu'elle ne peut donner.

Le suicide chez quelques animaux.

M. Gaustier reprend la question très controversée du suicide chez les scorpions ; il relate les nombreuses expériences qu'il a faites à ce sujet tout récemment et rapproche ce suicide de celui de quelques autres animaux : cheval, chien, serpent à sonnette, etc.

Paraceîse et le fluide magnétique,

M. FéLix Rbgnault montre que le fluide magnétique ne date pas de Mesnier et qu'il en est fait mention dans Paracelsè.

190 BlBUOGRAPinB

M. Garnadlt. — Taules les idées de Paracelse dérivent de l'Antiquité. Certaines cérémonies du culte chez les Egyptiens comportent des atlenciiements analogues aux passes mesmérienues.

Note iur un cas de psychopatkie sexuelle.

M. Bërillo.n expose le cas d*uii inverti qui pratiquait les rapports homosexuels et qui fut ramené à Tétat normal par la suggestion hypnotique.

II. Le vade-mecum du médecin-expert (2<^ édition); f>ar A. Lacassagne; ciiez Slorck et 0'\ éditeurs à Lyon, et Masson et C", éditeurs à Paris.

Ce petit volume qui a la forme d'un élégant carnet de poche est destiné, comme récrit Fauteur, aux médecins et aux magistrats. Aux magistrats il servira de moyen de contrôle; aux médecins il servira de guide. Guide précieux que tous les praticiens consulteront avec prodt, car il leur permettra dans les expertises, même les plus complexes, de conduire avec méthode leurs investigations, de diriger scientifiquement leurs recherches, et de fournir à la justice des rapports complets, précis et « marqués au coin de l'observation scientifique ».

Daus la première parlie de l'ouvrage on trouve les renseignements g^Miéraux applicables dans toute expertise : élude de Tossilication, détermination des os, examen des cheveux, des ongles, des tatouages; étude de la faune oes cadavres, examen d^uoe empreinte.

La deuxième partie est réservée à l'étude des attentats contre la personne : blessures, asphyxie, empoisonnement.

La troisième partie est consacrée aux attentats à la pudeur, aux ayortements, aux infanticides. Ce qui donne à cet ouvrage son caractère particulier, c'est la façon dont les difléreuts chapitres sont présentés au lecteur. Us sont condensés avec une science que peut seule donner une longue pratique de la médecine légale. Oh ne saurait leur ajouter une ligne, mais il n'y en a pas une à retrancher. La plupart d'entre eux sont disposés en tableaux synoptiques ce qui perm^et au praticien qui s'en sert de guide, de procéder à ses examens avec méthode et saws oubli possible. D'autant plus que chemiii faisant il trouve toutes ks indicatioBB

FAITS DIVERS. 191

nécessaires pour entreprendre telle on telle recherche particulière. 11 rencontre même exposées avec détails les acquisitions les plus récentes qu*a pu faire la médecine légale.

Le raédccio- expert a-l-il, par exemple, à faire Texamen d'une tache de sang et à fourrrir un rapport sur ce point? Après avoir noté la date, le lieu, le substtraluin, Tétat de la température, il devra d'abord rechercher le sang : 1" sur le lieu du crime; 2* sur le sol; 3^ sur les vêtements; 4** sur Tinculpé. Ensuite il devra conserver des taches puis les examiner. Les différentes méthodes d'examen sont alors exposées avec beaucoup de soin et le nouveau procédé spectroscopique de Florence est décrit en détail. Lapreuv« du san,? étant faite, il restera à établir son origine. Pas à pas, Texpert est ainsi mené jusqu'à ses conclusions. Nous avons pris pour exemple Texamen d'une tache de sang : nous pourrions aussi bien prendre l'examen médico4égal dans un cas de pendaison, dans un cas d'asphyxie, Texamen d'une femme enceinte, ou l'examen d'un aliéné. Ce dernier chapitre est digue d'attirer i'atteation car il est très m«^thodiquement exposé. 11 en est de même de certains chapitres nouveaux et mis à point. Celui qui concerne les taches de sperme a été enrichi de quelques lignes sur l'examen chimique du sperme.

\a docimasie hépatique, c'est-à-dire la preuve de la mort rapide ou au contraire précédée d'une agonie, par la recherche du glycogène et du glucose dans le foie, est amplement décrite.

Enfin, ne perdant pas de vue le but essentiellement pratique de son ouvrage l'auteur a fait mettre sous les yeux du lecteur : U loi sur l'exercice de la médecine, sur les accidents du travail, le décret sur la nomination des experts et endn le tarif ouvrier du Concours médical.

Nous demeurons convaincus que tous les praticiens, particulièremeut ceux qui de la campagne, n'entreprendront pas une expertise médico-légale sans avoir sur eux leur VadeMecum. Laurens.

FAITS DIVERS

Asiles d'auénés. — Nominations et promotions. — M. le D'"Joc»- MAc, directeur-médecin à Aleuçon, nommé en la même qualité, à Auxerre, en remplacement de M. le D*" Lapointe, admis à faire valoir ses droits à la retraite. — M. le D^* Amglade, médecin adjoint à Braqueville (Haute^aronne), noomié directeur-médecin

192 BULLETIN BIBLIOQRAPHIQUR.

à Alençon, en remplacement de M. le D<^ Jocrniac. ' — MM. les D" Dagonet (Asile clinique), Pactkt (Villejuif), Sbriedx (Ville- Evrard), Toulouse (Villejuif), médecins en chef, promus à la deuxième classe, du cadre. — M. le D*^ Grisez, directeur à Tasile du Mans promu à la première classe du cadre. — M. le D*" Prchar- HAN, méaecin adjoint de la classe exceptionnelle à Tasîle de Clermont (Oise), est nommé médecin chef à la Colonie familiale de Dun-sur-Auron (Cher), en remplacement de M. le D' Dupain, nommé à Vaucluse. — M. le D' Toy, médecin adjoint de première classe à Tasile d*Auxerre (Yonne), passe en la même qualité à Braqueville (Haute-Garonne), eu remplacement de M. le D*" Anglade, précédemment nommé à Alençon. — M. le D** Bonne, reçu au concours de 1900, pour la région de Lyon, est nommé médecin adjoint à Auxerre, en remplacement de M. le D' Toy, nommé à Braqueville (Haute-Garonne). — M. le D' PÉLissiER,reçu au concours de 1900, pour la région de Montpellier, est nommé nîédecin adjoint à l'asile public de Pierrefeu (Var), poste créé. — M. le D' Lapointb, ancien docteur de Tasile d'Auxerre, est nommé directeur honoraire des asiles publics d'aliénés. — M. Roque de Fursac, chef de clinique de pathologie mentale et des maladies de Tencéphale à la faculté de médecine de Paris, est nommé médecin adjoint à Tasile de Glermont (Oise), en remplacement de M. le D*" Pecharuam, nommé médecin en chef à Dun-sur-Auron.

Enfant assassin. — A Armenlières (Pas-de-Calais), le jeune Derolley, treize ans, qui avait eu une discussion en jouant avec le petit Dancel, cinq ans, Fa étranglé et jeté à la mer. [Bonhomme normand, du 21 au 27 décembre 1900.)

Triste PRécociTÉ. — La jeune Malvina Boucher, douze ans, demeurant chez ses parents, rue Hichard-Lenoir, à Gaen, est une petite vagabonde qui a tous les vices et qui poussait ses petites camarades au dévergondage. Surprise en train de commettre un attentat à la pudeur sur un petit garçon de neuf ans, elle a été poursuivie et le tribunal Ta envoyée dans une maison de correction jusqu'à sa vingtième année. Son père est civilement responsable. Le Bonhomme Normand du H au 17 janvier 1901.)

Bulletin de la Société de médecine publique et d* hygiène professionnelle. — Tome XXII, 1899. ln-8' de 342 pages. — Paris, 1900. — Librairie Masson et G'«.

Bulletin of lowa State Institutions. (Publication trimestrielle.) — Le volume H comprend 536 pages, avec illustrations. Publié par la Commission de contrôle.

Gapyras (J.). — Essai de réduction de la mélancolie en une psychose d'involution présénile, In-8« de 99 pages. — Paris, 1900. — Librairie Jouve et Boyer.

Le rédacteur-gérant : Bournbvillb.

Érreas, Gh. UiaiswY, imp. ~ 1-1901.

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