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les testicules. L'aspect de ces organes était d'ailleurs absolument normal. Faut il expliquer cette intégrité par le fait que, durant tout le cours de l'alTection, les testicules ne sont pas descendus dans tes bourses, n'ont donc subi aucun frotlement contre le piancber de la cage ? C'est, dans tous les cas, une suggestion dont il importera de rechercher !e bien-fondé.
Les débutsderorcbites'accompaguenttoujours d'un épanchemeut séreux péritesticulaire, qui se résorbe et fait place à un tissu d'adhérence unissant les deux feuillets de la vaginale. Les Trypanosomes y sont très nombreux. Chez le Lapin 10, la sérosité, recueillie par ponction le dix-septième jour, nous laissait voir 87 Trypanosomes en trois minutes. Au trentième jour, du tissu d'adhérence commençait à se former; nous y comptions 9 itarasites. Chez le Lapin 4, au trente-unième jour, nous trouvions 17 Trj'panosomes dans le tissu de néofoiniation entourant le testicule
Les processus qui se passent dans le testicule et l'épididyme s'accompagnent de la destruction des spermatozoïdes. Nous avons vu ainsi des glandes où ils avaient totalement disparu. D'autre part, nous avons recueilli du sperme chez le Lapin 9, dont l'épididyme fourmillait de Trypanosomes; aucun parasite ne se trouvait au milieu des spermatozoïdes.
La conjonclive palpébrale peut contenir des Trypanosomes et cela surtout au début de la conjonclivite. Une fois que la purulence des sécrétions s'installe, ils commencent à disparaître. Le pus qui s'écoule des paupières ne contient pas de Trj'panosomes.
De même, les Tiypanosomes viennent s'installerdansla muqueuse nasale : une rhinite, suivant généralement le début de la conjonctivite, se produit ; du pus et des croûtes obstruent les voies nasales. Encore une fois, à ce stade, les parasites deviennent plus rares.
La peau est le siège d'œdèmes : dans le liquide transsudé les Tiypanosomes peuvent être abondants.
Nous arrivons ainsi aux constatations faites sur les ganglions. Les Trypanosomes y apparaissent en nombre considérable, du dixième au quinzième jour. Ils diminuent ensuite, mais les ganglions restent turgescents. Tous les ganglions ne sont pas également infestés; on note, par exemple, des dilTorences de l à ;(.">, de '6 à 82, sans qu'il soit possible d'élablir une prédilection constante des parasites pour tel ou tel ganglion. .Môme lorsque l'inoculation
CONTRIBUTION A L'ÉTL'DE DES TRYPANOSOMES 167
a été faite aux membres, les ganglions du côté homonyme ne sont guère plus atteints que ceux du côté opposé.
Enfin, le péritoine ne présente de Trypanosomes que chez les lopins inoculés par voie intrapéritonéale. Ils sont très abondants au début, mais disparaissent vers le dixième jour.
On peut faire une constatation analogue pour le tissu cellulaire sous-cutané à Tendroit d'inoculation. On y trouve d'abondants parasites les premiers jours, mais bientôt ils ont définitivement disparu à cet endroit.
Si nous poursuivons l'étude comparée des différentes colonnes du tableau, nous pouvons établir en quelque sorte un schéma de l'apparition successive des Trypanosomes dans les organes. Tout d'abord, le parasite se multiplie à l'endroit d'inoculation. Une poussée se produit ensuite dans le sang, et bientôt des Trypanoso mes se localisent dans les testicules. Les ganglions sont envahis à leur tour, puis la conjonctive, la peau, la muqueuse nasale. Dans tous ces organes, le nombre des Trypanosomes suit d'abord une progression croissante, pour décroître ensuite à mesure que les troubles s'accentuent. Cet ordre correspond donc parfaitement à la succession des symptômes cliniques.
Comme conclusion de tout cela, nous pouvons dire que, chez le Lapin, Trypanosoma Bmcei n'est pas avant tout un parasite du sang. 11 se localise de préférence dans le parenchyme de certains organes, toujours les mêmes, où on le trouve à une période variable de la maladie. Il est probable qu'il en est de même dans plusieurs trypanosomoses où les parasites sont rares dans le torrent circulatoire. Et cette constatation doit nous inciter à multiplier les recherches dans cette voie.
Quant à dire pourquoi les Trypanosomes se multiplient dans tel organe plutôt que dans tel autre, nos observations ne nous autorisent pas à formuler une hypothèse. Le traumatisme peut-il, comme nous l'insinuions plus haut, jouer un certain rôle? Il appartiendra à l'expérimentation de l'établir.
Unfailquenous croyons également devoir mettre en relief, c'est que les sécrétions, comme le sperme, le pus conjonclival, se sont montrées exemptes de parasites.
Les organes que nous avons signalés comme infestés sont-ils les seuls à pouvoir héberger des Trypanosomes ? La technique dont
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nous nous sommes servi ne nous permet évidemment de conclure que pour les Trypanosomes vivants. Mais elle ne nous dit pas si les parasites morts et plus ou moins altérés ne peuvent se collecter en certains endroits, il sera intéressant, à ce point de vue, de superposera nos observations actuelles Texamen histologique des organes et d'établir notamment si les tissus où se concentrent les Trypanosomes sont les seuls à présenter des lésions anatomopathologiques. Nous aurons ainsi approché d'un peu plus près la solution du problème qui consiste à savoir si les Trypanosomes agissent par action mécanique.
En résumé, nous croyons avoir établi les faits suivants :
l® Chez le Lapin nagané, les Trypanosomes sont plus nombreux que ne le ferait croire Texamen du sang.
2<^ Des Trypanosomes plus ou moins nombreux se localisent, à des périodes diverses de la maladie, dans le testicule et l'épididyme, les ganglions, la conjonctive, la muqueuse nasale, la peau œdématiée.
3<> Sans vouloir préjuger des renseignements que nous donnera Texamen histologique, nous ne pouvons laisser de faire remarquer que les organes infestés sont précisément ceux qui présentent des troubles fonctionnels et des lésions macroscopiques.
4** Nous avons trouvé, peut-être accidentellement, un Trypanosome vivant dans la rate, la glande sous-maxillaire et la glande parotide,
50 Jamais nous n'avons pu découvrir de Trypanosomes vivants dans les organes dont l'énumératiou suit : foie, reins, capsules surrénales, poumons, cerveau, moelle épinière, glande thyroïde, glande sous-orbitaire, glande lacrymale, thymus, moelle osseuse et ovaire.