Genre Pyretophorus R. Blanchard
Siinomjmic. — Howardia Theobald, 1902 (non Dalla Torre, 1897).
Le genre Pyretophorus comprend les Anophelinœ, dont le thorax est orné d'écaillés en serpette, tandis que l'abdomen, dépourvu d'écaillés, porte seulement des poils. Les ailes sont tachetées et présentent des écailles lancéolées ; les palpes maxilliaires de la femelle sont assez écailleux. Le type de ce genre est P. costalis, rapporté en abondance par le l)*" Brumpt.
Pyretophorus costalis (Lœv^r, 1860).
Synonymie. — Anophèles costalis Lœw, 1866; A. G ambiœ Giles,
Bibliographie. — R. Blanchard, Les Moustiques, p. 186.
Vescription. — (f d^. Antennes brun jaunâtre, à poils plumeux plus sombres. Trompe mince, d'un brun sombre, jaune à la pointe. Palpes sombres à écaillure pâle; un très petit cercle blanc sur l'ar-
(1) Theobald (F. V.). ^ Monograph of ihe CulicidsB or Mosquiioe$. London, 1903, in-8"; vol. III, p. 34.
^4 M. NEVEU-LEBIAIRE
ticulatioD du 2<^ article avec le 3^; les 2 derniers claviformes, en grande partie blancs, ornés au dehors d*une forte touffe de poils jaune brunâtre en dedans et noirâtre en dehors. Abdomen orné de très longs poils, d'une ligne médiane brune et d'une ligne latérale plus pâle de chaque côté; les segments un peu plus pâles à la base. Armature génitale à écaillure jaunâtre. Formule unguéale : 2. 0 — 0. 0 — 0.0. Longueur : 2°»°», 5 à 3"", 5.
« ?. Couleur d'argile. Teffe couverte de larges écailles en vis, blanches sur le front et l'occiput, noires sur les côtés ; une touffe de poils blanc en antéversion. Antennes brun pâle, k pubescence pâle, à écaillure blanche sur les 1«" articles, les deux l^^* brun clair ou jaunes. Trompe mince, noire, pâle à la pointe. Palpes d^ussi longs que la trompe, noirs, à écaillure blanche; dernier article blanc jaunâtre ; extrémité distale des 2 précédents ornée d'un étroit cercle blanc. Thorax brun, à reflets ardoise et testacés, avec une ligne médiane sombre, parsemé d écailles en faucille jaune crème et de poils pâles. Scutellum à écailles crème pâle, presque blanches. Flancs mouchetés de gris cendré. Les individus frottés présentent 5 lignes sombres sur le thorax. Abdomen noir, couvert de longs poils dorés. Ailes vitreuses. Costa marquée de 6 taches noires, les 2 médianes étant les plus longues au niveau de la nervure auxiliaire; la 4*^ et la 5® sont interrompues soit à Tune de leurs extrémités, soit plus ordinairement vers le 2® quart de leur longueur. Nervures transverses à disposition carastérislique. Frange noire, tachée de jaune à la terminaison des nervures. Cellesci portent chacune une tache noire à leur extrémité, sans préjudice d'autres taches répandues le long de leur trajet. Pattes brun sombre ; fémurs et tibias tachetés d'écaillés jaunes. Des cercles jaunes à cheval sur les articulations de la l^c paire de pattes; sur les È" et 3*' paires, ces anneaux sont moins marqués et ne se voient pourU plupart qu'à l'extrémité distale des articles. Longueur : 3™"™ à
« Larve brune, pointillée de blanc, quand elle est jeune; d'un blanc sale uniforme, quand elle est plus âgée ». — R.Blanchard(i).
Habitat. — Pyretophorus costalis est aussi très répandu sur le continent africain. On l'a rencontré en Cafrérie, dans le centre de
(1) Blanchard (R.), loco cilaio, p. 186-187.
éTUDE DES CULICIDES AFRICAINS 245
l'Afrique, au Mashonaland, en Nigeria, à Sierra-Leone, à Lagos, en Gambie, au Cameroun, dans l'Ouganda, dans l'Afrique occidentale française, à Kayes, à Laîma et à Toukoto, en Abyssinie, à Madagascar, à la Réunion, à Maurice. On a aussi signalé sa présence sur la côte de Calabar, dans l'Inde et à Hongkong.
Presque tous les exemplaires recueillis par Brumpt proviennent d'Imi et ont été capturés au mois d'août; ils sont au nombre de 94, dont 36 cf^ et 58 ? . Une seule femelle a été prise en février, à Léopold ville.
Observations. — En se reportant à ce que nous avons dit relativement à la distribution géographique de Myzomyia funesta, on voit que celte espèce se trouve dans bien des localités en compagnie de Pyretophorus costalis, mais cette dernièie espèce est plus rare dans les habitations, bien qu'elle transmette également le paludisme. Sa coloration est très variable et Theobald (1) a décrit une variété presque noire : P. costallis var. mêlas.
Cette variété, décrite d'après une seule femelle, se dislingue surtout par l'absence de taches pâles costales et par la nuance plus foncée de Taile tout entière. Dans la collection de Brumpt se trouve un lot de 25 cf , provenant d'Imi et présentant une teinte beaucoup plus pâle que tous les autres exemplaires provenant de la même localité. Ces exemplaires ont été, il est vrai, conservés dans l'alcool, mais il est difTicile d'attribuer cette décoloration au liquide conservateur, car un lot de femelles, conservées par le même procédé, présente une coloration aussi foncée que celle des individus conservés à sec. Il ne semble pas non plus que ce soit un caractère sexuel, car les mâles conservés à sec ont la même teinte que les femelles capturées en même temps. II y aurait peut-être lieu d'établir une variété pâle : P. costallis var. pallidus, opposée à la variété noire créée par Theobald.