Culex pipiens Linné
Synonymie. — C. ciliariSy C. vulgaris, C. alpinus Linné, 1767. — C. communis de Geer, 1776. — C. domesticus Germar, 1817. — C. rufus Meigen 1818. — C. agilis Bigot, 1889. — G. phytophagusF\cdi\bi, 1890.
Bibliographie. — R. Blanchard, Les Moustiques, p. 340.
Description. — f. Antennes plumeuses, annelées, de couleurchâtain clair. Palpes maxillaires plus longs que la Ir inpe, effilés à leur extrémité et couverts de poils foncés. Abdomen formé de segments clairs à la base des anneaux et couvert de poils. Ailes présentant des écailles moins nombreuses que chez la $. Formule unguéalc : 1. 1 —1. i —0.0.
Ç. Tête présentant en avant et au milieu des écailles en serpette brun doré et des écailles en vis plus foncées ; sur les côtes larges écailles blanches. Antennes brunes, à poils verticillés. Trompe et palpes maxillmres hrwn foncé. Thorajc brun avec trois lignes de soies noires. Abdomen annelé de jaune pâle à la base des anneaux et présentant des écailles foncées; la partie ventrale est entièrement jaune. Ailes présentant de longues écailles brunes, excepté sur la cinquième nervure longitudinale ; la fourchette antérieure est beaucoup plus longue et plus étroite que la postérieure. Pattes brunes; les hanches et les fémurs sont plus pâles; anneaux blancs à l'extrémité des fémurs. Formule unguéale : 0.0 — 0.0 — 0.0.
Longueur totale : 4™"», 3 à 6 ^^^na.
Habitat. — Cette espèce est cosmopolite : on la rencontre dans toute l'Europe, même très au nord (Laponie), dans l'Amérique du Nord (Etats-Unis) et dans l'Amérique du Sud (Brésil), en Afrique (Algérie, Egypte), dans les îles voisines du continent Africain (Canaries, Réunion), en Asie (Palestine, Sibérie), enfin en Australie, où elle est extrêmement abondante.
La collection du D' Brumpt contient plusieurs exemplaires recueillis dans les localités suivantes :
14 9 ont été capturées le 16 et le 21 janvier 1901 à Port-Saïd ; 4 Ç à l'hôpital indigène du Caire le 20 janvier ; 4 ? à Ismaïlia le 21* janvier ; 12 $ à Suez en janvier; 2 cf^ et 6 Ç proviennent de Djibouti et ont été récoltés en février ; 2 cf^ et 4 9 à Ambouli, près Djibouti, à la même époque ; 6 cf^ et 12 ? à Harrar en mai ; enfin 15 cf et 13 ? à Léopoldville le 10 février 1903.
Observations. — C. pipiens vit habituellement au voisinage des habitations et y pénètre par la moindre ouverture ; il s'attaque aussi bien aux animaux qu'à l'Homme et pique les Oiseaux, auxquels il transmet certaines Hémosporidies [Hœmoproteus Danilemkyi et ïïaltendium Danilevshji). C'est chez ce Moustique que Bancroft a étudié l'évolution de Filaria Bancrofti.