‹ Archives de parasitologie (volume 5)Chapitre 20 sur 110 · HABITAT · texte numérisé non relu

HABITAT

7 jours

5 à 6 jours

12 jours

6 jours

Annott Dutton

Laveran

James

James

Tb. Bancroft A nnett, Dutton Vincent Bancroft Vincent Low Th. Bancroft Id.

Daniels Tb. Bancroft Id.

Daniels Id.

Tb. Bancroft

James

Id.

Vincent, Low

Th. Bancroft

Id.

Niger.

Diego-Suarez.

Travancore (Indes).

Travancore.

Australie.

Bouny (Niger).

La Trinilé.

Australie.

La Trinité.

Sainte-Lucie.

Australie.

Id.

Zambèze . Australie.

Id.

Nyassalands.

Id.

Niffer.

Brisbane Travancore.

Id.

Trinité, Sainte- Lucie Australie.

Id.

(1) até par Eo. et Et. Serobnt, Moustiques et maladies infectieuses, p. 136, Paris^

(2) até par Sambon, Remarks of the Indlviduality of Filaria diurna. Journal, of trop. med,, V, p. 381, 19tô.

il rompt la membrane basitaire des tubes de Malpighi et se répand dans le système lacunaire de Tlnsecte, d*oà il parvient jusqu'à la trompe. La longueur maxima de Tembryon, parvenu à ce terme, est de 900 \l et sa largeur de 19 à 20 (x environ.

La durée du cycle évolutif de l'embryon de F. immitis dans le corps du Moustique est donc environ de douze jours, à la température moyenne de Tété. Il est à noter que celte durée varie notablement avec la température : au-dessous de 16<^ à 18% l'évolution de Tembryon dans le corps du Moustique s'arrête.

Les observations de Noé ont porté primitivement sur V Anophèles claviger ; mais il a retrouvé également l'embryon de F. immitis chez A . pseudopictus, chez A . bifurcatus et enfin chez A . superpictus. Il en conclut que tous les Anophèles, du moins ceux de la région italienne, peuvent servir d'bôte intermédiaire à ces embryons. Certains Moustiques du genre Culex peuvent aussi servir d'hôte intermédiaire à F. immitis^ ce sont le C. penicUlaris et le C. malariae qui se rencontrent très fréquemment dans les régions malariques ; par contre, le Culex pipiens, hôte habituel des villes et des pays sains, ne sert pas normalement d'hôte intermédiaire pour les embryons de la F. immitis : on ne l'y rencontre que très rarement et par exception.

Les altérations produites chez le Moustique parle passage des embryons de la F. immitis sont assez importantes pour faire périr presque 50 V<» des Culicides infectés. La mort du Moustique infecté se produit avant l'évolution complète du stade larvaire de l'embrj'^on et bien peu de Moustiques conduisent à terme ce cycle évolutif ; les tubes de Malpighi sont profondément altérés, la cuticule interne est détruite et les tubes prennent une apparence sacciforme. D'ailleurs, le nombre des larves parasites est quelquefois très élevé : on en a vu jusqu'à des centaines dans les tubes de Malpighi d'un même individu ; ils en semblent parfois littéralement farcis (fig. 4).

La diflérence d'action pour le Moustique, au point de vue pathogène, des embryons de F. immitis et de F. Bancrofti, peut s'expliquer par la localisation différente de ces deux parasites : alors qu'il suffit d'un certain nombre d'embryons de F. immitis pour désagréger, semble-t-il, les tubes de Malpighi du Culieide, organes très délicats, et gêner ainsi ses fonctions vitales, le même

LES Parasites des culicides ss

Colicide peut très bien supporter, sans géae apparente, la destruclim de quelques-vues des fibres de ses muscles tboraciques, très puissants comme on sait, pourvu toutefois, et il semble bien que ce soit le cas le plus commun, que cette destruction ne soit pas poussée trop loin.

A cAté de cette évolution normale de l'embryon de F. immilù, dans les tubes de Malpighi dii Moustique, on peut observer une sorte de dégénérescence brune des embryons, qui se résorbent. Cette dégénérescence peut ne se manifester que dans un seul tube ou les aSecter tous. L'évolution de l'embryon s'arrête dans le cas de dégénérescence brune et il meurt. On ne sait à quoi attribuer cet

Fig. i. — Pttrtlon dn tube de Hatplgbl de VÀnopheleg maeutipetMù, alléré par la préieiiee iTiine petite qaantltiSd'einbrroiiB de Filariaimmitis. LegeeUaleaaoDt rtdaltes %ax Doyanx entonré» d'une petite portion de cytoplasme. D'apr6t Noé.

arrêt dans l'évolution du stade larvaire de l'embryon : l'abaissement de la température semble avoir une réelle influence, mais ce ne doit pas être la seule. Cette dégénérescence brune est à rapprocher de celle des zygotes de l'estomac du Moustique, décrite par R. Ross, sous le nom de » black spore ».

Nous pouvons faire ici la même remarque que pour les Uémosporidies: il existe encore de nombreuses Pilaires dont le cycle évolutif des embryons est totalement inconnu ainsi que leur hôte intermédiaire, et il est possible que, comme pour la F. BancTofti et pour la F. immilù, ce soient certaines espèces des Culicides qui jouent ce rdle d'hdte intermédiaire. Il est donc indiqué, chaque lois que l'on rencontrera dans une région des animaux ayant dans

leur sang des embryons de Pilaire, de les faire piquer par des Moustiques neufs, c'est-à-dire provenant de l'éducation de larves et de nymphes, et de rechercher, en les sacrifiant à des dates successives, à partir du jour de la piqûre, si les embryons ont évolué en une région quelconque du corps du Moustique soumis à Texpérience. Il est nécessaire de faire ces expériences successivement avec des séries de chacune des espèces de Culicides que Ton rencontre dans la région où Ton expérimente, pour écarter autant que possible les causes d'erreur : certains embryons de Pilaires n'évoluant que chez une espèce déterminée de Culicide.

3" Recherches sur F. perstans et F. Demarquayi. — Divers expérimentateurs ont recherché si les embryons d'autres Pilaires, telles que ceux de F. perstans et de F. Demarquayi, n'avaient pas pour hôte intermédiaire un des Culicides du pays où ils se trouvaient, régions où l'on rencontrait souvent des individus, dont le sang était infecté par les embryons de ces Pilaires. Ils n'ont obtenu aucun résultat positif avec évolution complète, nous devons cependant mentionner leurs travaux.

Hodges a examiné un certain nombre de Moustiques de Busoga (Ouganda) et des régions voisines, infectés sur des sujets porteurs d'embryons de la F. perstans, il n'a obtenu que des résultats incomplets ou négatifs ; voici la liste des Culicides expérimentés, avec la durée de l'évolution obtenue : Résultats incomplets : Man- Sonia africanus (4 jours) ; Stegomyia calopus (3 jours) ; Pyretophorus costalis (3 jours) ; Stegomyia sugens (3 jours) ; Culex jaune et . noir, non déterminé (3 jours). Hodges note l'extrême vitalité des embryons de F. perstans chez les Mansonia de l'Ouganda.

Résultats négatifs : Myzomyia funesta (6 jours) ; Myzorhynchus pcUudis (3 jours) ; petit Culex brun indéterminé (4 jours).

Low, à la Guyane anglaise, a entrepris des recherches semblables sur les Moustiques de cette région et a examiné ceux recueillis dans des cases, où habitaient des individus ayant dans leur sang des embryons de F. perstans ; il a aussi fait piquer ces sujets infectés, par des Moustiques neufs. Il n'a pas non plus obtenu de résultat positif, mais, dans un cas, il a trouvé chez le Tœniorhynchus fuscopennatus deux larves, au stade ((saucisse», dans les muscles du thorax, ce qui indique déjà un certain degré d'évolution de Tembryon de la F. perstans. Il n'a rien obtenu avec les espèces sui vanted :

Stethomyia nimbus. Anophèles argyrotursis, fanthinosoma musica, Culex fatiganSy C. atratus, C. vitHdus, C, luteolateralis, C. quasigelidus, Fyretophorus costcUis, Myzomyia funesta, Mansonia africanus (var. fÊmiformis), Uranotœnia cœruleocephala, Hasmagogus albomaculatus.

Vincent et Low, à la Trinité ^ ont expérimenté sur des embryons de Filaria Demarquayi, qu'ils avaient fait sucer, par un SUgomyia calopus^ sur. un individu infecté. Ils ont trouvé dans plusieurs cas la forme « en saucisse » dans les muscles thoraciques de ce Moustique neuf, mais jamais révolution n'a été vue au delà et, dans les dissections ultérieures, les embryons avaient complètement disparu.

Le fait d'avoir trouvé, chez des Culicides, des embryons de F. perstans et de F. Demarquayi en voie d'évolution, à l'état de « saucisse », dans les muscles du thorax de ces Culicides est intéressant à noter et les résultats obtenus, bien qu'incomplets, sont à retenir. Il importe de continuer ces recherches sur les Culicides des régions où l'on trouve des individus dont le sang renferme des embryons de ces Pilaires. Mais il faut remarquer que rien ne prouve que révolution de ces embryons de Pilaires, dont on ne connaît pas encore l'évolution complète, se fasse nécessairement dans les muscles du thorax du Culicide : il nous semble donc utile, dans tous ces cas, de rechercher le parasite de façon systématique dans tous les organes : dans le cas particulier de F. perstans, la petitesse de l'embryon vient compliquer les difficultés de l'examen.

ECTOPARASITES

Gomme ectoparasites des Culicides, on a signalé jusqu'ici des Champignons, des Infusoires, des Acariens et des Diptères. Ces parasites sont loin de présenter le même intérêt, au point de vue médical, que les endoparasites que nous venons de passer en revue: on n'a pas encore trouvé parmi eux de parasites pouvant être considérés comme facteurs de maladies spéciales à l'Homme. Il se peut toutefois que le Moustique, sans servir d'hôte intermédiaire, comme cela a lieu pour le cycle évolutif de la Pilaire ou de l'Hématozoaire, serve simplement de véhicule, soit par lui-même, soit par ses ectoparasites, pour le transport des germes de quelques-unes des maladies, à étiologie incertaine, dont la distribution

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géographique coïncide avec l'abondance des -Moustiques (fièvre jaune, lèpre, etc.)- Lorsque, dans ces cas, Tétude des endoparasites n'aura rien donné, au point de vue de la recherche de l'agent pathogène, il sera toujours indiqué, pour compléter ces recherches, de passer à l'étude des ectoparasites : il est donc bon de les connaître. Du reste, Télude de ces ectoparasites des Gulicides présente déjà, à l'heure actuelle, plusieurs points intéressants pour nous : quelques Champignons paraissent patiiogënes pour le Culicide ; certains Infusoires offrent quelques particularités singulières, et les Acariens, par leur fréquence, méritent de fixer Tattention ; comme les Diptères parasites^ ils se nourrissent aux dépens du Culicide parasité. Ces ectoparasites appartiennent soit au règne végétal (Champignons) ; soit au règne animal (Infusoires, Acariens, Diptères). Nous nous étendrons surtout sur le groupe des ectoparasites Acariens.

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