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VHœmonchm contortus (Rud.) comme parasite accidentel

DE l'Homme.

A mon retour d'Europe, au mois de décembre dernier, parmi les envois postaux gardés ici à ma disposition, j'ai trouvé un petit colis contenant un tube de verre avec des petits Nématodes, qui m'avait été adressé de Santa Victoria do Palmar, Etat de Rio Grande do Sul, par un confrère, le D' von Bassewitz.

Cet envoi m'arrivaitsans être accompagné d'aucune indication ou lettre explicative, qui vraisemblablement s'était égarée. J'ai écrit aussitôt à l'expéditeur, le priant de me faire savoir la provenance des petits Nématodeset toutes autres indications qu'il jugerait devoir me communiquer à leur propos. Le 18 mars seulement, je recevais une lettre datée du 18 février précédent, m'apportant la réponse demandée avec les renseignements désirés.

Les petits Nématodes m'avaient été adressés pour en détermi ner l'espèce; ils provenaient des selles d'un malade ayant présenté des symptômes morbides faisant supposer l'existence de Tuncinariose, ce qui motiva la prescription du traitement spécifique con seillé en pareil cas (thymol, etc.). Il en résulta l'expulsion d'un grand nombre de Nématodes, dont l'examen microscopique permit de suite au D^ von Bassewitz de les distinguer de VUncinaria duodenalis; une observation plus attentive lui ayant fait reconnaître qu'il s'agissait d'un Strongle d'une espèce non décrite dans les ouvrages parasitologiques dont il disposait, il me demanda d'en faire la détermination scientifique. Le malade qui hébergeait les parasites guérit promptement, par suite du traitement anthelminthique employé.

Le D' von Bassewitz ajoutait que des recherches systématiques,

(1) Pour les séries précédentes, voir Archives de Parasiiologie, IX, p. 305, 1905 etXII,p.218, 1906.

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faites par lui dans le but de découvrir d'autres individus porteurs du même Nématode, étaient restées sans résultat positif jusqu'alors, ce qui lui faisait considérer le cas de son client comme un cas de parasitisme accidentel. Il poursuivait encore ses recherches pour vérifier Texistence du même Né ma tode chez des animaux domestiques et sauvages de la région où avait été observé ce fait intéressant, espérant me communiquer plus tard le résultat de ses observations.

Le 23 mars, je pouvais lui faire parvenir les indications fournies par un premier examen des petits Nématodes.; leurs principaux caractères sont les suivants :

Corps (après avoir subi l'action du liquide conservateur) de couleur blanchâtre, filiforme, aminci à ses deux extrémités, mais plus fortement à Textrémité céphalique. Tégument semi-transparent, très finement strié. Bouche nue ; s'il existe des papilles, leur petitesse ne permet pas de les bien distinguer. Œsophage assez long. Deux papilles latérales, ayant la forme de dents pointues, dirigées en arrière, sont situées à une petite distance de Textrémité céphalique. Ces prétendues papilles cervicales me semblent plutôt devoir être considérées comme des petits crochets de fixation; elles sont longues de 15 \l chez la femelle, et un peu moins chez le mâle.

cf^. Le mâle a \'6^^ de longueur et 17 \t.k 18 [i. de plus grande largeur, au tiers postérieur du corps. Bourse caudale ou copulatrice constituée par deux lobes très longs, ayant chacun quatre côtés ; l'un de ces lobes porte à sa base un petit lobule accessoire, de forme presque carrée, ainsi que la côte postérieure, qui se bifurque à son extrémité. Deux spicules égaux, ayant 44 a à 48 [jl de longueur. Pièce accessoire plutôt fusiforme qu'ovalaire.

9 . La femelle a 18 à 23^^ de longueur et 30 [ta 33 ii. de plus grande largeur. Œsophage long de 1""32 à in»'n40. Les tubes ovariens contournent l'intestin ; leur existence est aisément perceptible à travers les téguments. La vulve est distante de 3°"°3 à 3"^'»38 de l'extrémité caudale ; elle se trouve ainsi à peu près à rintersection des cinq sixièmes antérieurs et du sixième postérieur du corps : elle a, de chaque côté, un appendice volumineux dirigé en arrière : le plus grand, constitué par les téguments e les tissus sous-jacents, est linguiforme ou en forme de forte papille

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à extrémité presque elliptique, l'autre, moins gros, est arrondi, transparent et semble constitué seulement parla cuticule, dont les stries sont très apparentes. L'anus est distant de 38 \t. ou 41 |x de l'extrémité caudale. Celle-ci est très effilée.

Des œufs non mûrs, retirés du corps du Nématode, mesuraient 67 \L sur 36 ; ils avaient la forme d'une ellipse et possédaient une enveloppe mince et transparente, Quelques œufs laissaient percevoir à l'intérieur l'embryon déjà formé. Deux Nématodes se maintenaient accouplés, témoignant de la fermeté de l'union sexuelle, ce qui n'est pas rare chez les Helminthes de ce groupe.

Des observations plus minutieuses pourront peut-être faireconstater des particularités d'organisation qui sont restées inaperçues dans ce premier examen, mais je ne croîs pas à de grandes différences dan? les principaux caractères notés ci-dessus.

Le résultat de mon observation ne laisse aucun doute sur l'identité des petits Nématodes avec Hœmonchus contortus (Rudolphi) ; ses caractères spécifiques sont trop nets pour permettre de le méconnaître.

La présence d'embryons déjà formés dans les œufs contenus dans le corps maternel vient donner raison à C. Baillet par rapport à ce Nématode ovovivipare.

J'ai rappelé au 1)^ von Bassewitz les animaux qui hébergent ordinairement ce Strongle, insistant pour qu'il pour suive ses recherches, afin de vérifier l'existence et la fréquence du parasite chez ses hùtes habituels dans la contrée habitée par son client.

Je ne connais aucun autre cas de parasitisme accidentel d' Hœmonchus contortus chez THomme. il n'y a pas longtemps, l'anémie intertropicale était exclusivement attribuée à YUncinaria duodenalis.

En 1902, Wardell Stiles établit la différenciation spécifique, puis en 1903, la différenciation générique d'un Ver jusqu'alors confondu avec le précédent; il le nomma en premier lieu {/ncmaria am^tcana puis Necator americaniis. Les habitudes et les effets des deux Helminthes paraissent, comme on le sait, identiques.

Les Strongylidés, parasites habituels d'autres animaux, rencontrés occasionnellement aussi chez l'Homme, siègent dans l'estomac et dans les intestins ; VŒsopkagostomum Brumptiy le Triodoniophorus diminutus, le Physaloptera causasica^ le Trichostrongylus probolurus, le Trichostrongylus vitrinus et le Trichostrongylus instabilis, sont res-

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tés jusqu'à présent sans signification pathologique définie, et, sous ce rapport, ne constituent, pour le moment, que de simples curiosités helminthologiques.

Le cas actuel se présente bien difTéremment. Les Strongles contournés ont déterminé, chez le patient qui lésa hébergés, les phénomènes morbides caractéristiques de Tuncinariose, symptômes si accusés qu'ils ont permis au D^ von Bassewitz d'en établir le diagnostic, sanctionné doublement, et par l'expulsion des nombreux Helminthes, et par la prompte guérison du malade, grâce à la médication antivermineuse.

Mon examen des petits Nématodes et leur détermination spécifique n'ont fait que confirmer l'opinion déjà formée par mon confrère : qu'il s'agissait d'un Strongle de l'Homme constituant un cas de parasitisme accidentel. Mais, bien que considéré comme occasionnel, le fait ne perd pas de son importance; il vient rappeler au praticien, se trouvant en face d'un malade présentant les symptômes de notre vulgaire opilarâo, l'existence d'une nouvelle espèce d'Helminthes.

Le Dr von Bassewitz vient ainsi de rendre un grand service à la science en général et en particulier à la médecine brésilienne ; ce service est d'autant plus digne d'éloges qu'il a été rendu par un clinicien exerçant dans une petite ville, sur les frontières extrêmes d'un de nos Etats excentriques.

11 n'y a rien d'étonnant à ce quedes Strongles contournés, en grand nombre, étant parvenu jusqu'à l'organisme de la victime et y ayant élu domicile, aient produit des phénomènes semblables aux symptômes de l'uncinariose. On connaît bien leur action chez les animaux qui habituellement les hébergent. La Magenwurmseuche des Allemands ne se caractérise pas autrement ; par une anémie pernicieuse d'origine vermineuse gastro duodénale, dont la pathogéoie peut être rapportée à un triple effet du parasite déterminant des pertes sanguines, des troubles digestifs et l'absorption de substances toxiques sécrétées par les Helminthes eux-mêmes, interprétation applicable entouspointsàriiypohémiedueà VUncinaria duodenalis et diuNecatoramericanus,

CONTRIBUZIONE ALLO STUDIO BELLE Ml\SI

NL'OVA SPECIE DI MOSCA ANTROPOFAGA E CASO Dl MIASI INTESTINALE VERIFICATI IN SÀO PAULO (BRASILE;

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