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Que coûte annuellement le service spécial de riiôpital

R. — Ll.M.C. paie à rAssocialioii des Dames françaises une indemnité de 1500 francs par an, réduite celte année à l(KX) francs, pour faire usage de son hôpital pendant la durée de la session.

Sur la piqûre des Ghélifères. — Les Pseudo-scorpionides ont été considérés jusqu'à présent comme absolument inoflensifs pour l'Homme. Les rares cas où la présence de ces animaux a été constatée surrHomme(l) étaient des cas de pseudo- parasitisme, dans lesquels les Chélifëres, vivant de compagnie avec des Poux de tête, se nourrissaient aux dépens de ces derniers et étaient, par conséquent, plutôt utiles à leur hôte.

Grâce à l'obligeance de M. le prof. Chavane, nous avons eu connaissance d'un cas où la uocuité d'un Chélifère à l'égard de 1 Homme parait manifeste. La victime est une jeune dame, M*"** N., qui habite le centre de la ville de Genève et qui s'est fort obligeamment prêtée à notre interrogatoire. Le coupable est le Chelifer cancroides L., espèce assez répandue dans les habitations et probablement cosmopolite. Ce qui donne quelque certitude à l'observation que nous décrivons, c'est que le Chélifère a été, pour ainsi dire, pris sur le fait et que sa piqûre, au dire de M"' N., ne ressemblait en aucune façon à celle causée par les Insectes qui s'attaquent ordinairement à l'Homme.

M^*" N. a subi quatre piqûres : trois à la cuisse, puis, peu de temps après, une au dos. C'est sur cette dernière qu'a été trouvé le Chelifer. La douleur fut assez violente, au point de provoquer, à chaque attaque, un fort soubresaut. L'animal a t-il agi en perforant la peau ou en la pinçant? M"* N. n'a pu nous le dire d'une façon certaine. La piqûre, ou peut-être plus exactement, la morsure, a laissé un point rouge, entouré d'une petite ecchymose bleuâtre ; puis, tout autour, la peau s'est légèrement tuméfiée. L'intumescence ainsi formée était douloureuse à la pression ; elle était aussi plus rouge et plus chaude que la peau environnante. La douleur a été fugace, très localisée et n'a retenti en rien sur l'état général; elle n'a été suivie d'aucun prurit. Il est bon d'ajouter que, sur le conseil d'un

(1) Artault, Pseudo-parasitisme da Chelifer cancroides chez l'Homme. C.R* Soc. bioL, Lin, p. 105, 1901.

pharmacien, M*' N. a lavé les parties lésées avec une solution de sublimé à 1 p. 1000 et qu'il est possible, ou inênie probable, que ce petit traitement aura atténué les effets irritants de la morsure du Chéiifère. L'intensité de la douleur a été en s'aflaiblissant depuis la première piqûre jusqu'à la dernière, peut-être par un effet d'accoutumance de la patiente, ou plus vraisemblablement par diminution de la quantité de salive irritante ou de venin déversée dans la petite plaie.

Est-ce avec ses pinces que le Chelifer a mordu sa victime ? ou est-ce avec ses chélicères ? Il est difficile de répondre à cette question avec certitude. En raison des faits relatés plus haut, il est probable qu'une certaine quantité de venin ou de salive a été introduite dans la petite plaie; c'est pourquoi nous supposons que ce sont les chélicères qui ont fonctionné, dans le cas particulier, et non pas les pinces qui, comme on le sait, ne possèdent pas d'appaieil venimeux. De plus, il est probable que les deux chélicères sont entrés en jeu simultanément, pour pincer la peau de leur victime. Le flagellum, la serrula et le galea n'ont vraisemblablement joué aucun rôle dans la morsure, en raison de leur faible rigidité.

Dans les habitations, les Chelifères se tiennent volontiers dans les armoires, dans les piles de linge et ce n'est que fortuitement qu'ils arrivent sur l'Homme, aussi est-ce probablement en changeant de linge que M*^* N. a amené sur son corps ce petit animal. Au cas, d'ailleurs peu vraisemblable, où les Pseudo-scorpionides arriveraient à se multiplier beaucoup dans une habitation ou dans une localité, il serait à recommander de ne pas se servir de linge sans l'avoir agité pour en chasser les Chelifères qui pourraient s'y cacher, — Emile André, Privat-docent à rUniversité de Genève.

Lectures. -^ M"*' Fabre, en littérature Pierre de Coulevain, écrit ce qui suit dans un ouvrage intitulé Au cœur de la vie Cp- 30-31; :

n Mes Moineaux, mes Pinsons me ravissent avec leurs mouvements; ils sont gracieux quandils fleurtent, quand ils boivent, quand ils mangent, quand ils s'essuyent le bec, quand ils se baignent, quand ils se grattent même. Dans tous ces actes, la gent humaine est particulièrement gauche et ridicule. Cette réflexion, plutôt pénible, en a fait naître une autre non moins pénible: l'Homme se gratte! L'image a provoqué ma gaieté. Sur notre chère Terre toutes les créatures se grattent. Ce frottement de l'épiderme avec un membre quelconque est provoqué par un parasite invisible chez le civilisé et cet infiniment petit se gratte probablement aussi. A quelle profondeur ce geste inélégant et primordial at-il son origine ?

« En regardant mes Oiseaux s'ébattre si joyeusement au soleil, jouera cache-cache parmi les fleurs, j'ai pensé avec chagrin aux rigueurs de l'hiver qui les attend. Les plus vigoureux y résisteront, les plus faibles périront et l'éternel travail de la sélection s accomplira. Je m'étais demandé

souvent commeot ces petits aériens se nourrissaient quand il n'y a plus d'Insectes et que le sol est gelé; un homme du peuple a émis un jour à ce sujet une idée géniale et possible. Après m'avoir raconté que son Gis avait ramassé une Hirondelle tombée du nid et qu il avait réussi à ïj replacer, il ajouta : a Elle était bien jolie, mais couverte de vermine; il faut croire que ces bestioles portent leur garde-manger sur elles »... Leur garde-manger sur elles?... Oui, pourquoi pas?

Aux petits des Oiseaux il donne la pâture Et sa bonté s'étend à tonte la nature, d

La Famille pflrasitologiqae. — Néeroloffie. — LeD' Georges S4int-Rkmy, professeur adjoint de zoologie à TUniversité de Nancy, est décédé à Lyon, le 24 décembre 1906, dans sa 45' année. 11 est l'auteur d'importants travaux sur les Trématodes monogénèses et sur le développement des Téniadés. Les Archives ont publié trois de ses mémoires (I, 521; 111, 292; IV, 333).

Nomination. — Le D' G. E. Schneider, médecin- major de 2* classe, a été nommé, après concours, agrégé des maladies et épidémies des armées à l'Ecole d'application du service de santé militaire.

Les Archives applaudissent au succès bien mérité de leur collaborateur (cf. 111, 124^.

Importance praticpie de la Parasiiologie. — LEcho de la Médecine et de la Chirurgie a publié sous ce titre, dans son numéro du 1*' décembre 1908 (p. 358), un article qui est présenté comme la reproduction de ma leçon d'ouverture du cours de Parasiiologie. Je rends un hommage très sincère au sentiment qui a valu à mon cours d'ouverture, entre tous ceux de la Faculté de Médecine de Paris, le grand honneur d'être jugé digne d*nne reproduction. Je crois néanmoins devoir déclarer que l'article en question n est qu'un très court résumé de ma leçon et que le texte ne m'en a pas été communiqué. — R. Bl.

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