‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 4)Chapitre 119 sur 257 · ET SL08SE · texte numérisé non relu

ET SL08SE

Rapport.

Quantité

de strychnine.

p. MASOIN

Rapport

34 centièmes de

milligr...

27 centièmes de

milligr. . . .

Les résultats de nos expériences ne nous permettent donc pas de souscrire sans réserve à cette pi*oposition trop absolue de MM. Godart et Slosse : t II n'existe aucune proportionnalité entre la dose toxique et le poids de Tanimal* ».

• L. Fredericq, Notice 8ur le deuxième congrès de physiologie. Liège, 1892.

TOXICITÉ URINAIRE APRÈS THYROIDECTOMIE. 371

D'ailleurs, examinant les chiffres de nos honorables confrères, on constatera :

1* Que le chiffre minimum obtenu par eux (34/1 OO" de milligramme) ne diffère pas sensiblement de celui obtenu par nous (27/100«« de milligramme) ;

2* Que dans une série de huit expériences comparatives nos résultats marchent sensiblement de pair avec ceux obtenus dans les six premières de MM. Godart et Slosse, du moins quant aux proportions relatives établies dans le tableau comparatif;

3*» Que si les quantités absolues trouvées par MM. Godart et Slosse sont, dans leur ensemble, supérieures à celles déterminées par nous, il ne faut vraisemblablement en rechercher la raison que dans une vitesse plus grande — peut-être même trop grande — de Finjection intra-veineuse. Ce facteur possède — on le reconnaîtra aisément — une importance capitale. Il est bien étrange, en somme, que du chiflre-rapport 2,52, MM. Godart et Slosse passent à celui de 6,76, ne l'obtenant qu'une seule fois d'ailleurs, sans aucun intermédiaire ; aussi a-t-on le droit de soupçonner, ou quelque défaut d'expérimentation, ou que l'animal-réactif utilisé dans cette épreuve se trouvait dans des conditions telles que son emploi — en supposant que cette expérience ait été conduite absolument comme les autres, ce que nous aimons à croire — ne pouvait que fausser les résultats, ou du moins exagérer singulièrement la conclusion dernière du travail.

II serait oiseux d'insister si les plus graves conséquences au point de vue expérimental et au point de vue clinique ne se dégageaient à l'instant des affirmations de MM. Godart et Slosse.

« Il n'existe aucune proportionnalité entre la dose toxique et le poids de l'animal», disent-ils; mais qui ne voit immédiatement dans le caractère absolu de cette proposition la plus grave atteinte à la posologie et à la thérapeutique expérimentale?

Certes, une proportionnalité rigoureuse n'existe pas entre la dose toxique et le poids de l'animal. A n'envisager que ce qui se passe chez l'homme, qui ne connaît les susceptibilités et les tolérances individuelles vis-à-vis de certaines substances médicamenteuses ?

Mais les variations individuelles dont nous reconnaissons tous l'existence dans l'espèce humaine, se retrouvent-elles en proportion aussi considérable, avec une aussi grande fréquence, dans les espèces animales utilisées dans les expériences de laboratoire? Le genre de vie, les habitudes, les tempéraments, les maladies antérieures surtout, si variables d'un sujet à l'autre, constituent indubitablement un facteur d'une importance capitale dans la question. Or rien de pareil — ou du moins n'existant que sous une forme atténuée — ne se rencontre dans les espèces animales (dans le cas présent, le lapin) gêné-»

S72 PAIX SASOD.

ralement employétrs dans les recherches de œ genre; celle poissmte cause d'erreur venant k disparaître, on peut, semb!e-t-il, considérer les dîftérents individus d'une même espèce animale placés dans les mêmes conditions, comme constituant des n^ctîfs saffisammenl comparables, à condition toutefois de multiplier les recherches afin d'éliminer les causes d'erreur possibles inhérentes soit au sujet luimême, soit aux conditions expérimentales.

Toutes conditions étant absolument identiques, dans quel rapport les prédispositions individuelles semblent-elles varier chez le lapin ^is-è-vis de la strychnine?

Dans un rapport du simple au double (d'après nos chiffres), ou plus exactement dans le rapport de i à 2,11, ainsi qu'il résulte du tableau dressé plus haut; dans un rapport de 1 à 2,52 i d'après les chi&es de MM. Godart et Slosse) si l'on en veut bien excepter le chiffre 6,76 trouvé isolément, dans une seule expérience et au sujet duquel nous nous rapportons à ce qui a été dit plus haut.

Si Ton consulte enfin les résultats fournis par divers expérimentateurs, et des plus distingués, l'on constatera que le coefficient toxique d'une substance ne varie que dans des limites assez étroites.

MM. Gley et Capitan*, expérimentant avec Fantipyrine, constatèrent que le pouvoir toxique de ce produit administré au lapin en injection intra-veineuse variait de 0^,645 à 0^,684 par kilogramme d'animal.

MM. Richet et Langlois *, au cours de recherches sur l'action convulsivante du chlorhydrate de cocaïne, constatèrent, qu'introduite par la voie veineuse, la dose toxique par kilogranmie d'animal (dans le cas présent, le chien) était de Ov'yOS, chiffre presque identique à celui déterminé par M. Gley<; cet auteur, en effet, expérimentant dans les mêmes conditions, trouva un coefficient toxique s'élevant à 1*^,97 par kilogramme d'animal.

M. G. H. Roger ♦, recherchant le pouvoir toxique du sulfate de strychnine injecté dans la veine jugulaire du chien, constata que son pouvoir toxique s'élevait à 0*",285 par kilogramme d'animal. MM. Chouppe et Pinet *, dans des recherches identiques, constatèrent que la dose de strjchnine nécessaire pour produire la mort d'un chien par injection intra-veineuse, variait dans d'étroites limites, 230 à 240 millièmes de milligramme par kilogramme d'animal, chiffre, qui, on le voit, se rapproche sensiblement de celui

* Comptes rendus de U Soc, de bioL Paris, 1887.

* Arcb. de physiol. Paris, 1889.

* Comptes rendus de la Soc. de bioî. Paris, 1891.

* G.-H. Roger, Action du foie sur les poisons. Paris, 1887.

* Comptes rendus de la Soc. de biol. Paris, 1887

TOXICITE URINAIRE APRKS THYROIDECTOMIE.

déterminé par M. G. H. Roger; poursuivant leurs recherches sur ce point, ils terminent par les conclusions suivantes : cette proportion semble constante ; elle ne paraît pas dépendre, d'une manière bien notable, de conditions individuelles; Tâge et Tespèce animale ne jouent qu'un rôle secondaire, s*ils en jouent un.

Etant donné ces résultats, est-on autorisé à c dénier toute valeur à la notion du coefficient urotoxique imaginé par Bouchard et aux recherches auxquelles elle sert de base * » ?

La réponse n*est pas douteuse : il ne faut assurément pas demander à la méthode de Téminent professeur de la Faculté de médecine de Paris une rigueur mathématique ; mais les résultats qu^elle fournit doivent être considérés d'une manière générale comme exacts, et certes, Ton n'est point autorisé à lui « dénier toute valeur ainsi qu'aux recherches qui lui servent de base ». Examinant l'ensemble des résultats obtenus, étudiant tout particulièrement les différences considérables qui existent entre les quantités d'urine nécessaires pour amener la mort de Tanimal-réactif , comparant les résultats obtenus avant et après la thyroïdectomie, l'on sera tenu de reconnaître que la méUiode de Bouchard est applicable dans des recherches où des différences notables peuvent se rencontrer, telles que celles mentionnées au tableau ci-dessous >.

CHIIN I.

tt arril..

QOAlITtTii

pour

t kiwgraain

de lapin.

Thyroideotomie du obien.

i6 avril 17

(«) Attaqae dpilepUrorme 5.8 . .

{k) Id. 6.6..

CHIEN lY.

20 mai.

QOAimTé

pour

1 kilogramme

de lapio.

Thyroïdectomie du chien.

31 mai., l^'juin.

4 juin..

« Journal de médecine^ de chirurgie et de pharmacologie, Bruxelles, 1894, n»84.

* Paul Masoin « Influence de Textirpation du corps thyroïde sur la toxicité urinaire » (Arch. de physiol.^ avril 1894).

SUR l'inhibition DU TONUS ET DES MOUVEMENTS DE L^ESTOMAC CHEZ LB CHIEN

PAR l'excitation éLBCTRIQUE DU BOUT PERIPHERIQUE DU PNEUMOGASTRIQUE SECTIONNÉ AU COU

Par M. MAURICE OOYON

(Travail du laboratoire de M. le professeur Morat.)

Les attributions des nerfs qui constituent l'innervation extrinsèque des tuniques musculaires gastriques chez les mammifères ont été maintes fois précisées. Le nerf pneumogastrique est le neri moteur de l'estomac. Les caractères de l'influence motrice de ce nerf ont été bien spécifiés par Van Braam Houckgeest et par M. Morat. L'excitation du pneumogastrique pratiquée sur son bout périphérique renforce les mouvements de l'estomac sans leur imprimer leur modalité particulière. Le splanchnique exerce une influence suspensive, inhibitrice, sur ces mouvements, comparable à celle que Pfliiger a mise en évidence pour l'intestin*.

En somme, on a pu établir une distinction tranchée au point de vue fonctionnel entre les troncs nerveux (vagues et splanchniques) qui se rendent à l'estomac ; néanmoins elle n'est pas absolue. Il ne serait pas exact d'admettre que les eflets de l'excitation de l'un ou de l'autre de ces nerfs soient toujours univoques. Il était à prévoir, du reste, qu'il en serait ainsi. Depuis les travaux de MM. Dastre et Morat sur le sympathique cervical, on sait qu'un même nerf peut, au point de vue moteur, avoir deux façons d'agir. On en saisit de plus aisément la raison. On considère un nerf de la vie organique comme un assemblage d'éléments augnientateurs et inhibiteurs. Très rares sont dans l'organisme les systèmes qui, comme le nerf optique ou le nerf olfactif, ne sont

* Morat, Lyon médical^ 1882, et Arch, de pbys.^ 1898.

ACTION INHIBITRIGB DU VAGUE SUR l' ESTOMAC. 875

formés que d'un seul ordre d'éléments de même fonction. Les nerfs que nous appelons moteurs, inhibiteurs, dilatateurs, sont des troncs nerveux dans lesquels prédominent ou Tune ou l'autre de chacune de ces classes d'éléments nerveux. Les éléments autres ou même antagonistes n'en sont pas exclus*. Suivant la prédominance de l'une ou de l'autre catégorie de ces éléments ou leur excitabilité, l'effet produit par une excitation est positif ou négatif.

La conception de MM. Dastre et Morat s'est maintes fois vérifiée et peut-être ne pourrait-on pas citer un seul exemple dans les nerfs de la vie organique qui contiennent une espèce de nerfs à l'exclusion de ses antagonistes. Les cordons nerveux qui se rendent à la tunique musculaire gastrique ne font pas exception à cette règle. En ce qui concerne spécialement le pneumogastrique, ce nerf parait contenir en majorité des fibres motrices mais aussi des fibres d'arrêt qu'il est possible, dans des conditions déterminées, de mettre en évidence.

M. Morat, le premier, a prouvé, par une voie indirecte, l'existence d'éléments gastro-inhibiteurs dans le tronc du vague chez le chien. Ce physiologiste excite le bout central du vague coupé. On voit alors une inhibition très caractérisée par voie réflexe des contractions de l'estomac. Cette inhibition se fait par la voie du pneumogastrique resté intact et non par les splanchniques. En effet, après section de l'autre vague, cet effet disparaît, bien que les splanchniques soient intacts. M. Wertheimer* a observé, à l'intensité près, les mêmes phénomènes. Les effets de l'excitation du bout central du pneumogastrique sont très atténués, si l'on coupe le nerf du côté opposé, sans cependant disparaître tout à fait. M. Wertheimer a constaté aussi que l'excitation du bout central du sciatique suspend ou amoindrit les mouvements de l'estomac. En cherchant à déterminer la voie centrifuge du réflexe d'arrêt, il a observé que, après la section des deux nerfs vagues, le relâchement de l'estomac est beaucoup moins prononcé. Chez certains oiseaux, le canard, la poule, j'ai pu démontrer^ l'existence de fibres d'arrêt dans les troncs des pneumogastriques par l'excitation directe des filets centrifuges de ces nerfs. J'ai constaté très fréquemment sur ces animaux, qu'une excitation du vague pratiquée sur son bout périphérique, après section et ligature du nerf, provoquent, si le ventricule succenturié et le gésier sont animés de mouvements, l'arrêt de ces mouvements et une diminution du tonus gastrique. Il importe de savoir que deux excitations du vague sont suivies d'effets très différents suivant que l'estomac est au ré-

' Morat et Dlpourt, Action du nerf pneumogastrique sur la glycogénèse (Arch. de phys., 1894, p. 639).

' Wertheimer, Arch. de phys.y 1892.

' DoYON, Arcb. de pbys.^ 1894.

pos OU en mouvement. Dans une même expérience j'ai constaté souvent que des mouvements provoqués par une première excitation du nerf étaient arrêtés par une seconde application du courant pratiquée ^ur le même nerf et dans les mêmes conditions. L'influence suspensive du vague s'accuse à son maximum sur un graphique, si elle s'exerce au moment précis où l'estomac est le plus contracté. C'est ainsi du reste que, chez les oiseaux, après l'injection d'une faible quantité de pilocarpine, poison qui, comme on le sait, provoque la contraction très vive de l'estomac, l'influence suspensive du nerf vague paraît s'exercer au maximum.

En somme, il n'est pas douteux que les nerfs pneumogastriques exercent une influence suspensive sur les mouvements de l'estomac. Néanmoins, cette action, sur le chien tout au moins, n'a pu être provoquée qu'indirectement. J'ai cherché s'il n'était pas possible de la mettre en évidence, chez cet animal, par une excitation directe des fibres centrifuges du nerf. Partant de ce fait que chez les oiseaux une grande augmentation dans la tonicité des réservoirs gastriques paraît constituer une condition favoi*able à l'apparition d'un phénomène d'arrêt, j'ai expérimenté sur des chiens dont l'estomac était mis en mouvement soit par la digestion, soit par l'injection intraveineuse de poisons.

Dispositif expérimental. — J'ai appliqué à cette étude la méthode de rinscription graphique et le dispositif recommandé par M. Morat. Une sonde munie d'une ampoule est introduite par la bouche dans Testomac. L'ampoule est reliée à un manomètre. Un branchement latéral permet de distendre Tampoule et de charger tout Tappareil avec de Teau. Enfin un tambour de Marey est mis en communication avec Textrémité libre du manomètre. Le graphique obtenu se présente sous la forme d'une ligne plus ou moins ondulée. La contraction de Testomac se marque par ime ascension de la courbe ; le relâchement de Torgane par un abaissement de la ligne,

Le chien est immobilisé par le curare injecté sous la peau à la dose limite. La respiration artificielle est pratiquée. Il est prudent d'ouvrir très largement Tabdomen par une incision cruciale tout en ayant soin de prémunir l'estomac ainsi mis à nu de la dessication.

Pour exciter le nerf pneumogastrique j'ai employé des courants induits fournis par un appareil de Du Bois- Raymond.

Excitation du bout périphérique du nerf pneumogastrique sur des chiens en digestion, — Une première série d'expériences a été faite sur des chiens en digestion, soit par un repas pris d'avance, soit d'une façon extemporanée en injectant dans l'estomac au moyen d'un tube de Faucher, une certaine quantité de lait à la température de 35° à 40°. Dans ces conditions, l'estomac est animé de mouvements

ACTION INHIBITRIGE DU VAGUE SUR l'eSTOMAC. 877

incessants inscrits d'une manière très apparente sur le tracé. J*ai constamment trouvé que l'excitation du bout périphérique — le nerf du côté opposé étant intact — provoque l'exagération de ces mouvements. Jamais je n'ai constaté une influence suspensive bien nette du nerf sur le réservoir gastrique.

Exp. I. — Chien de taille moyenne. Curare à la dose limite ; trachéotomie; respiration artificielle. Recherche du vague gauche ; section du nerf et ligature du bout périphérique.

On injecte du lait chaud dans restomac. On place l'ampoule exploratrice, l^ tracé obtenu indique que l'estomac se contracte rythmiquement. D'une manière générale, la ligne baisse graduellement, probablement par suite de l'évacuation d'une certaine quantité de lait dans l'intestin. Au bout d'une heure, le tracé se maintient sensiblement à un môme niveau mais accuse toujours d'une manière très apparente des mouvements de restomac.

On excite alors à différentes reprises le bout périphérique du vague gauche avec des courants induits d'intensité croissante. On observe à la suite de ces excitations une augmentation du tonus gastrique et des mouvements plus accusés. Pas d'arrêt.

Excitation du bout périphérique du pneumogastrique après Finjection intra-veineuse de pilocarpine, — On sait que la pilocarpine provoque la contraction de Testomac. Sur un graphique on voit après

Pig. 1. — Excitation du bout périphérique du pneumogastrique sur le chien après une injection de pilocarpine. Relâchement de Testomac.

l'injection intra-veineuse de chlorhydrate de pilocarpine, la ligne du tracé s'élever dans son ensemble et présenter des ondulations plus accusées. Le tonus gastrique est considérablement augmenté ; les mouvements rythmés de Torgane deviennent beaucoup plus énergiques. J'ai observé chez le chien, comme chez les oiseaux, que deux

excitations consécutives du vague sont suivies d'effets très diflérents, si dans l'intervalle une injection de pilocarpine a été pratiquée à

l'animal en expérience —toutes choses égales d'ailleurs. L'influence du vague de motrice qu'elle était devient inhibitrice. L'estomac se décontracte pendant Texcitation du bout périphérique du nerl, (fig. 1 et 2.)

Exp. IL — Chien pesant T^»,54i. Cuvare à la dose limite; trachéotomie; respiration ar^ tificielJe.

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a XI p« ^

cr

Le neri pneumogastrique gauche est sectionné. Le bout périphérique lié.

On injecte du lait dans restomac. Les mouvements de cet organe sont enregistrés.

On excite le bout périphérique du vague ^uchc successivement avec des courants de plus en plus forts 11, 8, 5. On constate chaque fois une forte contraction de Testomac ; les mouvements sont beaucoup plus accusés.

On injecte 1 centigramme de pilocarpine dans la veine fémorale.

Presque immédiatement le tracé s'infléchit brusquement, en haut, puis se maintient pendant quelques instants à ce niveau très élevé sans présenter des oscillations très manifestes. Bientôt le tracé, tout en se maintenant d'une manière générale à un niveau très élevé, accuse des ondulations très fortes qui se continuent régulièrement.

Une première excitation du bout périphérique du nerf vague gauchei

ta

ACTION INHIBITRICE DU VaOÙE SUR L*ESTOMAC. 379

pratiquée pendant la période d'ascension brusque du levier, reste sans effet bien net. Courant 11.

Une seconde excitation pratiquée quelques minutes après provoque comme résultat initial une baisse très nette, puis une contraction plus énergique. Coui*ant 8.

Deux excitations successives (courant 5), pratiquées à quelques minutes d'intervalle, sont suivies d'effets identiques à ceux que je viens de signaler.

On attend deux heures. Le tracé, à ce moment, présente toujours de grandes oscillations. On excite le bout périphérique du vague gauche. Courant 5. On constate d'abord une baisse très sensible, puis une élévation de pression.

Exp. III. — Chien de taille moyenne. Curare à la dose limite; respiration artificielle.

Les mouvements de Testomac sont enregistrés de la manière habituelle. La pression supportée par l'estomac est de 10 centimètres d'eau environ.

On pratique une incision cruciale sur l'abdomen de manière à bien découvrir l'estomac.

On sectionne les deux vagues. On lie le bout périphérique de chaque nerf.

On excite le bout périphérique d'un vague. On provoque une forte contraction de Testomac.

On injecte dans la veine fémorale 1 centigrammes de pilocarpine. On détermine rapidement une élévation de pression et des mouvements très énergiques de l'estomac.

On excite successivement le bout périphérique du vague gauche et celui du vague droit avec des courants induits sensibles au doigt mouillé- On provoque manifestement la déoonti*aotion de Testomac.

Le phénomène est très évident sur le tracé. L'inspection de l'estomac pendant les excitations confirme les indications fournies par la méthode graphique. On voit l'estomac se dilater d'abord pendant quelques instants, puis se contracter énergiquement.

Une première excitation dure ving^cinq secondes. Quelques secondes après le début de Texcitation il se produit une baisse du levier. Cette baisse dure plus de vingt secondes, puis le levier remonte pour dépasser bientôt après la cessation de Texcitàtion le niveau antérieur du tracé. Une élévation considérable du levier se produit alors, traduisant une très vive contraction de Testomac. A cette première contraction très forte en succède une seconde moins énergique, puis les mouvements se succèdent régulièrement, comme avant l'excitation, à des intervalles rapprochés et avec une durée moyenne de dix à quinze secondes.

On pratique encore huit excitations successives dont toutes sont suivies des mêmes effets.

Exp. IV. — Chien de lailJe moyenne ; curare à la dose limite ; trachéotomie ; respiration artiâeielle. Même dispositif expérimental.

Un recherche le vague droit. On sectionne le nerf et on lie le bout périphérique.

On excite le bout périphérique du vague droit ; courant 10. On constate au début une très légère baisse, à peine mai*quée, puis, pendont Texcitation même, des mouvements très caractérisés.

Une seconde excitation pratiquée dans les mêmes conditions et quelques minutes après, est suivie des mêmes effets. On injecte 5 centigrammes de piloearpine dans la veine fémorale. Les mouvements de Testomac deviennent beaucoup plus énergiques. Ils s'espacent régulièrement. Leur durée moyenne, qui était de quinze à vingt secondes, est de trente secondes. Ils sont environ six fois plus accusés sur le tracé qu'avant Finjection de la piloearpine.

On pratique successivement, à quelques minutes d'intervalle, deux excitations courtes d'une durée de quinte à vingt secondes, courant 10. On observe une baisse brusque du levier. La pression remonte dès que l'excitation est cessée. Une forte contraction se produit ensuite.

Après un intei*valle assez court, on excite le bout périphérique pendant quarante secondes, courant 5, sensible au doigt mouillé. On observe une baisse brusque, puis une forte élévation du levier.

On sectionne le nerf pneumogastrique gauche. On lie le bout périphérique du nerf. I^es mouvements de l'estomac continuent à se succéder avec la même énergie.

On excite (courant 5) pendant cinquante secondes le bout périphérique du vague gauche. Baisse très nette, puis ascension exceptionnelle du levier.

En somme, rexcitation du bout périphérique du nerf vague provoque toujours la contraction de Testomac dans les conditions ordinaires; jamais elle n'entraîne à sa suite une diminution nette du tonus gastrique. Après une injection de piloearpine, cette même excitation provoque, comme phénomène immédiat, une décontraction très caractérisée du réservoir gastrique suivie, il est vrai, d*une contraction exceptionnellement énergique. Dans nos expériences graphiques, la baisse initiale du levier traduit, à n'en pas douter, une diminution du tonus gastrique. J*ai du reste, à plusieurs reprises, pu constater le phénomène à la simple inspection de Testomac mis largement à découvert par une incision ciiiciale de l'abdomen. On peut même, comme je Fai fait dans quelques cas, introduire le doigt dans l'estomac par une ouverture pratiquée immédiatement au-dessous du pylore à travers les parois de l'intestin. On sent manifestement une décontraction de Torgane et spécialement du pylore se produire au moment d'une excitation du pneumo-

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