‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 4)Chapitre 178 sur 257 · A. D ASTRE · texte numérisé non relu

A. D ASTRE

battage, sans y introduire de microorganismes de l'air; 3** se débarrasser dans les mêmes conditions dusangdéfibriné, et laver la masse flbrineuse avec de Teau stérilisée.

Tous ces actes s'accomplissent sans transvasement, dans le môme appareil. Et celui-ci est disposé de telle manière, que pendant toute la série d'opérations, il n'y entre jamais que de l'eau stérilisée à la fois par flltration et chauffage, et qu'il n'y pénètre que de l'air stérilisé également par flltration à travers la ouate, ou par barbotage dans l'acide sulfurique, placé à toutes les issues.

3. Description de F appareil. — L'appareil lui-même se compose d'un vase de verre cylindrique. Le couvercle de ce vase est une plaque métallique mobile où se trouve fixé le dispositif destiné au battage du sang, à

rintroduction et à Tévacuation de Teau.

La plaque est appliquée sur le bord rodé du vase de verre et elle y est fortement maintenue par quatre tiges a écrou prenant leur point d'appui d^autre part, sur uie autre plaque métallique pressant le fond du vase. Des lames d'amiante compressibles sont interposées de part et d'autre entre le métal et le verre. Donc quatre parties : vase de verre, dispositif de battage, tube de pénétration, tube d'évacuation. Toutes les pièces métalliques sont en cuivre argenté.

Le dispositif destiné au battage est imité d'un instrument en usage dans l'économie domestique pour battre les blancs d'œufs. Une manivelle imprime un mouvement de rotation à une roue qui tourne dans un plan vertical. Celle-ci porte en biseau, sur les bords de sa circonférence, des dents qui engrènent celles de deux autres roues plus petites placées horizontalement à peu de distance de la face supérieure du couvercle. Quand la grande roue est mise en action par la main, elle entraîne les deux petites roues qui tournent en sens inverse Tune de l'autre. Les axes de celles-ci traversent la plaque supérieure et portent en dessous du couvercle (c'est-à-dire à l'intérieur du vase quand le couvercle est en place) deux raquettes en fil métallique qui entraînent à leur tour, coupent le liquide en sens contraires. L'agitation du liquide est encore multipliée par un cadre en fil métalliq[ue, fixe, autour des branches duquel s'exécute les rotations inverses de chaque raquette.

Fig. 1.

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