‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 4)Chapitre 73 sur 257 · FOI · texte numérisé non relu

FOI

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du

oMBiVAnom.

da Tenin.

tojeotéet.

cobaye.

» oct. 1893.

Isère (Rives).

mm 1.2

Mort en 2 heures.

Mort en 3 heures.

Survie toUle. Abaissement de température, 1%3.

10 nov. 1893.

Jura (Arbois).

Mort en 4 jours.

Mort en 7 heures.

Mort en 8 jours.

28 nov. 1893.

Haute- Saône.

Mort en 5 heures.

27 avril 1894.

Seine-et-Marne (Fonuinebleau).

Survie complète. Abaissement de température, >i.

Mort en 60 heures.

Mort en 12 heures.

30 avril 1894.

Puy-de-DOme (Otratit-rtrraN).

Survie totale. Abaissement de température, 1*,1.

Survie totale. Abaissement de température, 2«,3.

Mort en 6 h. 15 m.

3 mai 1894.

Mort en 5 heures.

14 mai 1804.

Jura (Arbois).

Survie toUle. Abaissement de température, 2*.

Mort en 12 heures.

19 mai 1894.

Mort en 6 heures.

i*- juin 1894.

Mort en 4 h. 30 m.

Mort en 36 heures.

SO

2 juin 1884.

Mort en 18 heures.

SI

Mort en 15 heures.

7 août 1894.

Vendée (Verrie;.

Mort en 12 heures.

Mort en 3 heures.

Mort en 2 heures.

2 déc. 1894.

Seine-et-Marne (Fontainebleau).

Mort en 8 heures.

Mort en 9 heures.

VmULBNGI DU VENIN DE VIPERE. 263

En parcourant ce tableau, on se rend facilement compte du résultat général que nous avons fait ressortir, surtout si Ton compare entre elles les expériences faites avec les venins de Fontainebleau et d'Arbois.

Bien que nous n'ayons pu faire d'expériences avec des vipères capturées à la fin du repos hivernal, il est probable que le venin, si actif à la fin de Tannée (voir exp. 25 et 26), possède à ce moment sa virulence maximum. C'est seulement au réveil des fonctions physiologiques*, c'est-à-dire au printemps, qu'une hypersécrétion rapide de venin riche en plasma inactif vient diluer la provision de substances toxiques accumulée dans la glande. L'équilibre se rétablit ensuite peu à peu.

Variations suivant la localité. — Quelques-unes de ces variations semblent rentrer dans le cas précédent : ce sont celles qui ont trait à la diflérence de toxicité des venins d'origines différentes, recueillis au même moment. On peut les expliquer par la différence de climat. Elles sont, du reste, très faibles, comme on peut s'en rendre compte en comparant les expériences faites avec des vipères de Fontainebleau et de Clermont-Ferrand (n*** 8 à 14). D ^n est d'autres, au contraire, beaucoup plus importantes, et qui portent sur la composition qualitative du venin.

Comme nous l'avons montré', l'inoculation sous-cutanée du venin de vipère détermine des accidents locaux dus à Véchidnase^ et des accidents généraux dus à Vécbidnotoxine. Si, avant de l'inoculer, on a préalablement chauffé le venin, dans certaines conditions, ces accidents disparaissent, et il se forme dans le sang une quantité de substance antitoxique telle que l'animal est immunisé contre le venin ordinaire.

C'est du moins ce qui arrive avec la plupart des venins. Nous avons cependant trouvé à cette règle deux exceptions remarquables. La première nous a été fournie exclusivement par des vipères d'Arbois (^nra), capturées au printemps^ elloi seconde par celles de Clermont- Ferrand. Tandis que les vipères d'Arbois, prises de juin à novembre, fournissaient un venin pos3édant toutes les propriétés indiquées plus haut, celui des individus reçus et étudiés au commencement de mai était dépourvu d'action, locale. Au lieu d'un gonflement énorme de la région inoculée, avec coloration violacée de la peau, due à une suffusion hémorragique considérable, à peine observait-on, à l'autopsie, une légère infiltration incolore. Ce venin sf)écial, qui nous a

* On sait qu'à cette époque, les vipères recouvrent très vite leur activité : leur accouplement précoce en est la preuve.

264 G. PHISALIX ET G. BERTRAND.

été fourni par des vipères de variétés (bleues, rouges et noires) et de sexes difiércnts, n'est sécrété que pendant un temps très court; il ne tarde pas à recouvrer ses propriétés ordinaires, et déjà, au mois de juin, l'échidnase y est abondante. On pouvait se demander si ce venin tout à fait exceptionnel, atténué dans les conditions que nous avons indiquées *, se transformerait en vaccin, comme c*est la règle pour le venin de vipère. Nous avons constaté qu'il en était ainsi.

ExpéRiBNCE. — On injecte à un cobaye femelle du poids de 580 grammes, 0™»',8 de venin d'Arbois extrait le 14 mai, mais préalablement chauffé à 80° pendant cinq minutes.

La température de Tanimal, qui était de 40^,1 au moment de Tinjection, à 10 heures, a descendu très peu dans la suite.

A 4 h. 30 m., heure de la température minimum, T = 39»,2.

Le lendemain à 11 heures, T=r40*.

Trois jours après Tinjection, ranimai est éprouvé avec O^s'fi de venin non chauffé, dose sûrement mortelle.

La température n'a presque pas varié.

h. m. Observations.

. .^ -c on 13 J Très légers mouvements nauséeux

. g on S9 4 / *" début. Pas de gonflement.

A. 5 40.' .■;.■.'.■;;;;! ! soie ) ^'""'"""^ ••««*^ ^'^-

Mais le lendemain on observe un œdème mou au creux épigastrique 2, et une légère induration au point inoculé.

L'œdème a disparu les jours suivants, et deux mois après, l'animal, qui était toujours l'esté en bonne santé, pesait 595 grammes.

Cette expérience montre que l'échidnase n'est pas indispensable à la production de l'échidno-vaccin, et on pourrait supposer que ce dernier dérive de l'échidno-toxine. 11 ne semble pourtant pas en être ainsi. C'est du moins ce qui résulte des expériences faites sur le venin des vipères reçues de Clermont-Ferrand à la fin d'avril 1894. Ce venin détermine tous les symptômes habituels de l'intoxication vipérique; il s'atténue par la chaleur dans les conditions ordinaires, mais ainsi modifié il n'engendre pas la réaction vaccinale à laquelle on pouvait s'attendre. Malheureusement, comme nous n'avions à notre disposition qu'une petite quantité de ce venin, nous n'avons fait qu'un petit nombre d'essais, mais le résultat a été complètement négatif au point de vue de la vaccination.

En nous basant sur Texpérience acquise dans les recherches antérieures, nous pouvons donc admettre, sinon l'impossibilité absolue,

* Au cours de nos recherches sur la vaccination avec le venin de vipère, nous avons quelquefois observé la production d'un œdème dans les mêmes conditions.

VmULBNCB DU VENIN DE VIPERE.

du moins Textréme difficulté de vacciner avec le vaccin en question. Peut-être qu*avec du venin recueilli en automne serait-on plus heureux. C'est ce que nous comptons étudier.

On verra par le résumé suivant qu'un chauffage progressif atténue insuffisamment ce venin ou lui fait perdre toute propriété.

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