SYSTÈME NERVEUX ET HYPOGLYCÉMIE
(A,) Expériences qui ont donné de l'hypoglycémie.
Exp. LXVIII. — Chien jeune, vigoureux, pesant 15 kilogrammes. Anes-
thésie chloroformique.
Sucre p. 1000 gr.
de sang. Terapérature.
Avant Fanesthésie et les opérations 1 .000 39<>2
3 h. 30 m. après 0.909 35,4
6 h. 20 m. après 0.808 35,8
Exp. LXIX. — Chienne adulte pesant 15 kilogrammes. Anesthésie
chloroformique.
Sucre p. 1000 gr.
de Mog. Température.
Avant Tanesthésie 0.824 38o6
9 h. 40 m. après les opérations 0.666 37,1
Autopsie, — Opérations bien faites.
Exp. LXX. — Chien vieux, eczémateux, pesant 35 kilogrammes.
Sacre p. 1000 gr.
de saog. Température.
Avant ranesthosie 1.081 38«8
4 heures après les opérations 0.592 34
8 h. 30 m. après 0.842 35
Autopsie, — Moelle et nerfs bien coupés.
Exp. LXXI. — Chien adulte pesant 10 kilogrammes. Cet animal a son
foie énervé depuis trois mois. On lui coupe la moelle en avant de la
i'" dorsale, puis, une heure après cette dernière opération, on extirpe le
pancréas.
Sucre p. 1000 gr.
de sang. Température.
Avant la section médullaire 1 .052 38®
4 h. 15 après la dépancréatisation 0.333 29,5
Autopsie. — Moelle bien coupée. I^es nerfs hépatiques, coupés il y ti»ois mois, se sont peut-être reconstitués, au moins en partie. Cependant, n'ayant pas pu faire l'étude microscopique des bouts nerveux, je ne puis me prononcer complètement sur ce point.
(D) Expériences qui ont donné de T hyperglycémie, — Ces expériences, dont le résultat offre un grand intérêt, à cause de son caractère positif, sont les suivantes :
Exp. LXXII. — Chien adulte, très gras, pesant 34''»,500. Anesthésie chloroformique. I^s trois opérations se succèdent rapidement.
Sucre p. 1000 gr.
de sang. Température.
Avant Tanesthésie et les opérations 1 000 38** 9
9 h. 15 après 1 .333 35,1
Autopsie, — Opéi*ations bien faites.
896 M. KAUPMANN.
Exp. LXXIII. — Chien gras, 11 kilogrammes.
Sucre p. 1000 gr.
de tang. Températmre.
Avant Tanesthésie et les opérations 1 .025 38^9
6 heures après 1 .311 34 ,8
10 h. 25 m. après 1.454 34,4
Autopsie, — Opérations bien réussies.
Exp. LXXIV. Chien jeune pesant 12 kilogrammes.
Sucre p. 1000 gr.
de sang. Tempéreiore.
Avant Tanesthésie et les opérations 1 .025 39<^5
6 heures après 1 .290 35,6
8 heures après 1 .311 31,7
30 heures après 1 .TH 28,3
Autopsie, — Opérations bien réussies.
Exp. LXXV. — Chienne adulte pesant 27^,500.
Sacre p. 1000 gr.
de MOg. Température.
Avant Tanesthésie 0.952 39*1
Immédiatement après les opérations 1 .269 37,9
7 heures après 1 .454 40,5
Autopsie. — Moelle épinière non coupée, mais simplement contusionnée. Nerfs du foie bien coupés. Pancréas bien enlevé.
Exp. LXXVI. — Chien adulte pesant ll>'v,800. Cet animal a le foie
énervé depuis quatre-vingts jours. On lui coupe ensuite tous les nerfs du
pancréas. Quatre jours après cette dernière opération, on lui coupe la
moelle, et enfin, vingt-quatre heures après cette dernière opération, on
extirpe le pancréas.
Sucre p. 1000 gr.
de laog. Temp(.rature.
Immédiatement avant la dépancréatisation . 0.792 33*7
7 h. 35 m. après 1 .538 33,8
24 heures après 2.860 31 ,1
Autopsie. — Moelle épinière légèrement contusionnée, mais non interrompue dans sa continuité. Un peu de sang sous les méninges. Nerfs du foie bien coupés.
Les trois premières expériences me paraissent avoir une grande importance. Dans ces expériences, les trois opérations ayant été combinées comme il été dit plus haut, et bien réussies, on a obtenu une hyperglycémie très nette. Pour bien saisir Tiniportance de ce
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résultat, il faut se rappeler que dans la première combinaison, on n*a jamais obtenu que de Thypoglycémie. Il semble donc que l'hyperglycémie ne peut se montrer que loi'sque les nerfs du foie sont coupés avant la section médullaire et la dépancréatisation. Quand le foie est séparé des centres nerveux par la rupture de ses nerfs, la section médullaire faite ensuite ne s*oppose pas toujours à la manifestation des effets hyperglycémiques, qu'on observe d'ordinaire après Texlirpation du pancréas.
Si ce résultat était constant, il indiquerait que Thypoglycémie qui se montre, dans les conditions habituelles, après la section médullaire, est, au moins en partie, le résultat d'un véritable choc nerveux qui serait transmis instantanément au foie, au moment même de la section, et qui aurait le pouvoir de fixer cet organe dans un état d'inactivité glycososécrétoire pendant un temps prolongé.
En me basant sur les résultats de ces trois premières expériences B, je crois que ce mécanisme intervient réellement ; mais les résultats négatifs de l'expérience A me forcent à admettre en même temps une autre cause de l'hypoglycémie. Cette autre cause, on la connaît déjà ; on sait, de par les résultats antérieurs, que c'est l'action frénatrice exercée sur l'histolyse générale.