I. — Origine de ce travail
Soumis à Taction réfrigérante de Teau, les homœothermes ne tardent pas (tout au moins lorsque leur masse n*est pas trop considérable*) à perdre leur niveau thermique initial. Les régions profondes, il est vrai, résistent pendant quelques minutes, tandis c^ue la périphérie s'abaisse rapidement vers 20 ou 25®. Mais, à leur tour, ces ■régions centrales de l'organisme et le ioie lui-même se refroidissent ï'apidement et rejoignent bientôt la région cutanée. Si la réfrigération se prolonge, la chute commune et définitive de toutes les tem^ Pératures amène, en peu de temps, la mort*.
Arrêtons la réfrigération avant cette phase critique et fatale. A ce Moment, non seulement le niveau moyen des températures est ex- ^ï^ëmement déprimé, mais la topographie est profondément troublée, ^'animal pourra-t-il regagner peu à peu la chaleur perdue ? Arri- •^Gra-t-il à retrouver Tordre et la distribution normale de ses températures? Et, si ce retour à l'équilibre est possible, avec quelle vitesse,
* Nous laissons aussi de côté le cas particulier de rhomme, que l'on ne peut, ^^gré tout, traiter expérimentalement comme l'animal, ni refroidir, coûte que ^^'ûte, par des procédés trop violents. Lire néanmoins à ce sujet nos études sur -^ réfrigérations de longue durée chez l'homme {Soc, do biol.y 1895, p. 557; ^^56, p. 493 et 564).
^ J. Lefèvre, Topographie thermique et lois du refroidissement (Arch, de ^^siol.y avril 1898, p. 254 et suiv.).
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par quel mécanisme et quelle puissance celte réaction sera-t-€lle obtenue ? Telles senties importantes questions que ce mémoire a pour but de résoudre.