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DIS

NERFS MOTEURS DE lA RESPIRATION CHEZ LES OISEAUX

Par M. CAVALIÉ

Proseeteur à la Facalté do médecine.

(Travail du laboratoire de pkysiologie de la Faculté de médecine de TouIoom.)

Les neris qui se rendent aux muscles respiratoires, che^ les oiseaux comme chez les mammifères, proviennent du bulbe (oerls crâniens), de la moelle cervicale (spinal médullaire ou externe, plexus cervical, plexus brachial) et de la moelle dorsale (intercostaux).

Mais ces sources d'innervation sont loin de posséder uoe valeur comparable dans les deux classes. »

Chez les mammifères, les nerfs qui partent de la moelle cervicale sont les plus importants pour les mouvements respiratoires (plirénique, spinal, plexus brachial).

Chez les oiseaux, il n'y a pas de nerf phrénique, et les nerfs isais de la moelle dorsale (intercostaux) jouent le rôle le plus considérable.

Nous avons étudié les voies motrices respiratoires chez le canard.

Avant d*exi)oser le résultat de nos recherches, il nous paraît utile de rappeler les analogies et les différences que présentent Tappare^ respiratoire des mammifères et celui des oiseaux. Nous supposons horizontal Taxe du corps de Tanimal ; la colonne vertébrale est supérieure, le sternum inférieur, la tête antérieure, Tabdoinen postérieur.

Aperçu on atomique. — La cavité thoraeique des oiseaux a une fora» conique, comme celle des mammifères. Le sommet est dirigé en avinl;

NBRrS MOTEURS RESPIRATOIRES DES OISEAUX. 585

la base, postérieure, est constituée par le diaphragme thoraco-abdominal, eloisoD qui sépare le thorax de rabdomen.

I^s parois sont : le sternum en bas, la colonne vertébrale en haut, les côtes et les espaces intercostaux sur les côtés.

La cavité du thorax présente ce fait particulier qu*ellc est divisée en deux étages par une cloison musculo-tendineuse, tendue transvei*salement de la face interne des côtes gauches à la face interne des côtes droites et connue sous le nom de diaphragme pulmonaire (Sappey, Hecherchos sur r appareil respiratoire des oiseaux. Paris, 1847).

De ces deux étages, Tun est supérieur, occupé par les poumons; Faatre, inférieur, loge des réservoirs aériens et le cœur.

Étage supérieur, — IjCS deux poumons sont séparés Tun de Tautre par les apophyses épineuses inférieures. Ils ne paraissent pas, au moins chez Tadulte, enveloppés par une séreuse pleurale. Mais, par Tintermédiaire de tissu conjonctif, leur face supérieure, convexe, adhère à la voûte du thorax et leur face inférieure au diaphragme pulmonaire.

Étage inférieur. — L'étage inférieur est occupé principalement par les sacs diaphragmatiques antérieurs et postérieurs.

I^s autres sacs sont situés en dehors du thorax, dans les régions cervicale et abdominale.

On sait que tous les réservoirs aériens sont reliés directement à Tappareil broncho-pulmonaire par des bronches de deuxième ordre qui viennent s'y ouvrir.

Mécanique respiratoire,

Bq présence d*un appareil aussi complexe, le jeu de la respiration a été le sujet d'études souvent contradictoires, particulièrement en ce qui concerne le rôle des réservoirs aériens.

Rappelons que chez les oiseaux, comme chez les mammifères, les mouvements respiratoires sont exécutés par les parois de la chambre thoracique qui produisent un effet comparable à celui d'une pompe aspirante. Les organes respiratoires intra-thoraciques (poumons et sacs diaphragmatiques) subissent Faction directe des mouvements du thorax. Ils se dilatent pendant Tinspiration, s'afTaissent pendant l'expiration.

Quant aux organes respiratoires extra-thoraciques (sacs cervicaux, interclaviculaire, abdominaux), bien que la plupart des auteurs admettent qu'ils s'affaissent en inspiration et se dilatent en expiration, nous avons pu nous rendre compte que cet antagonisme n'est qu'apparent entre les organes extra et intra-lhoraciques.

Comme fa observé M. Soum (Thdse pour le doctorat es sciences. Lyon, 1896), il se manifeste sur l'animal couché sur le dos et ne se retrouve plus sur l'animal debout. Tous ces organes se dilatent donc et s'affaissent ensemble.

586 CAVALIÉ.

Muscles respiratoires.

Quels sont les agents capables de produire la respiration?

Chez les oiseaux, à rencontre des mammifères, le thorax est actif on expiration, comme en inspiration.

Il existe de nombreux muscles inspirateurs et expirateurs. Nobî ne nous occuperons que de ceux qui agissent dans la respinliM calme, normale.

Les muscles inspirateurs sont : les élévateurs antérieurs des côte (scalènes); les élévateurs postérieurs; les intercostaux externes; le triangulaire du sternum ; le costo-scapulaire.

Les muscles expirateurs sont : les muscles abdominaux; lesinto^ costaux internes.

Il existe deux muscles dont Taction n'est pas bien élucidée: le diaphragme pulmonaire et le diaphragme thoraco-abdominai.

Le premier possède des fibres musculaires qui se contracteraienl en inspiration (Sappey, loc, cit,)^ ou bien en expiration (CAiiPARi Physiologie de la respiration chez les oiseaux. Paris, 1875; Sow, loc. cit.). Leur rôle consisterait aussi à tendre la partie fibreuse du diaphragme pulmonaire et par suite à maintenir béants les orifices bronchiques et à empêcher le poumon de s'affaisser en expiration.

Le diaphragme thoraco-abdominal contient des fibres musculaire? qui, d'après Sappey, se contractent en inspiration, ramènent en arrière la portion tendineuse de cette cloison et contribuent à la dilatation du thorax.

Nous nous sommes assurés, par des excitations, ""que ces fibre> musculaires tendaient les deux diaphragmes; mais nous n'avons pu vérifier nettement si elles se contractaient en inspiration ou ea expiration.

Enfin il existe, chez les oiseaux comme chez les mammifèredes fibres musculaires bronchiques qui jouent un certain rôle dafls la respiration, ce rôle n'étant du reste que très imparfaitement conao.

Nerfs moteurs respiratoires.

Les fibres musculaires bronchiques sont animées par le ^^ pneumogastrique.

Tous les autres muscles respiratoires reçoivent leurs nerfs prifl* cipalemenl de la moelle dorsale (intercostaux) et du grand sympathique.

Les nerfs intercostaux sont au nombre de sept chez le canaP''' comme les intercostaux des mammifères, ils naissent par to^

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