SELLIER ET H. VERGER
à Tautopsie, les lésions étaient toujours uniques et parfaitement ci^ conscrites. L*écorce en particulier était absolument indemne.
L'observation d«)s animaux opérés a été pratiquée avec les méthodes ordinaires, bien connues pour la motilité, la sensibilité à ii|t chaleur et le sens de la vue. Nous nous sommes surtout attachés i la méthode d'exploration de la sensibilité tactile et de la ootion (k position des membres, seule partie des sensations kinesthé$i([iie» explorable chez le chien. Les animaux ont toujours été examiofe les yeux bandés. En leur plongeant alors les pattes du c^té opposé à la lésion dans de Teau sensiblement à la température du laboratoire et en examinant la façon dont Tanimal supportait cette épreuve comparativement avec Taulre côté du corps» on a de meilleurs reoseignements sur la sensibilité tactile que par le chatouillement et Tattouchement simple des pieds. Un chien normal, en eflet, fait des efTorts violents pour retirer ses pattes dès que la plante des pieds vient à toucher Teau.
L'étude de la façon dont Tanimal supporte les attitudes passives dans lesquelles on place ses membres a été faite avec attentioD.
Nous y avons joint réprouve de Tabattànt. L*animal placé surune table dont une extrémité peut s*abaisser, on le dispose de telle sorte! que le membre à examiner repose seul sur cette extrémité qu'oo I abaisse lentement. Si l'animal est normal, il retire sa patte dès que I Tabattant fait un angle relativement petit avec le plan de la table. ] Le fait qu'il laisse pendre sa patte dans le vide lorsque Tabattâot [ est complètement abaissé montre bien l'altération de la notioQ de position de ce membre.
Exp. I. — Chienne upagneule noire opérée à gauche, le 9 février 189^ avec un courant d'une intensité de 9 miiliampères pendant dix minâtes; unesthésio cliloroformique.
Le lendemain 10 février l'animal est encore abruti; Texainendel* motililé el do la sensibilité tactile est impossible. On peut s'assurer qo? la <louleur provoquée sur les pattes du côté droit par des piqûres oud^ fortes pressions est parfaitement sentie. L'animal ne paraît pas voir ce qui se passe à sa droite.
Le 11 février Tanimal peut marcher, mais il présente une lé^ parésie du côté droit; il garde les attitudes passives de ce côté et a rabattant reste tranquille, bien que Tune ou Tautre des pattes droites pende dans le vide. Il laisse ses pattes du côté droit dans Teau saos) prùter d'attention et fîiit. au contraire de violents efforts pour s'échtpp?f lors(ju'on y plonjj^e celles du cùlé gauche. Les piqûres et les fortes pressions le font crier du côté droit comme du côté gauche. En marchant, il se co^ne violemmenl contre tous les obstacles placés a sa droite.
Le 16 février la parésie a presque- complètement disparu ; l'état des -■oubles seasilifs est stalioDnaire.
Le 24 février il ne reste aucun trouble des mouvements volontaires; minimal peut exécuter des actes compliqués, monter un' escalier, sauter ^■'-dessus un obstacle, se dresser sur ses pattes de derrière en appuyant ^les de devant sur la poitrine de l'observateur.
l^s altitudes passives sont supportées, mais à la condition de ne pas fcre exagérées ; l'épreuve de l'abattant à droite réussit si le mouvement ^t très lent.
Il ne supporte plus qu'asses mal l'immersion des pattes du ciMé droit.
Fig. 1.
1.0 86 février la motricité et la sensibilité générale sont devenues seniblemenl normales. Les troubles de la vue subsistent. L'animal est »tïrieé.
A l'autopsie on trouve un foyer de nécrobiose de la grosseur d'un l'ain de maïs, apparaissant à la partie posté ro-supé Meure du ventricule ^téi-al gauche. Sur une coupe horizontale ce foyer occupe la partie pos- 'fo-externe de la couche optique, respei^lant les portions interne et anlê- >eui-e. Il longe le bras postérieur de la capsule interne, maie sens l'en- >tQer. Sur une coupe verticale, il s'étend dans toute la hauteur de la ^Uche optique et sectionne en haut la queue du noyau caudé avant le <^int où elle se réfléchit. C'est à ce niveau que le foyer est visible sur le lancher du ventricule qui est légèrement adhérent à la voûte. Il n'y a As d'épanchement venlrîculaire. L'écorce n'est pas lésée, sauf une légère ■Jhércncc de la dure-mère au point d'implantation des aiguilles.
Exp. II. — Chien do taille moyenne, mâtiné de bouledogue, opéré du ^té gauche le 1" avril 1898, sous chloroforme, avec un courant de 5 inilliampëres pendant huit miaules. On n'ouvre pas la dure-mère.