J. SELLIER ET H. VERGER
Comme dans toute recherche de physiologie cérébrale, il cmmi dans nos observations de faire la part des phénomènes d*inhibitia et des phénomènes de déficit. A vrai dire, il est difficile de ssm d'une façon exacte à quel moment cesse l'observation des premiers et commence celle des seconds, dans l'espèce, les plus importants. | ^ Pour nous, toute observation faite sur un animal encore sous le coup du choc opératoire doit être considérée comme mille et non aveo» au point de vue particulier des localisations cérébrales. Ferriert examiné son singe aussitôt qu'il fut réveillé du sommeil chloroformique et le sacrifia tout de suite. Lemoine, de même, conserva fort peu de temps l'animal dont il avait détruit le thalamus par une hémorragie interstitielle. Les expériences étaient ainsi peu probantes, et les phénomènes observés sont dus pour une bonne part aux phénomènes d'inhibition post-opératoire.
En discutant seulement sur les résultats obtenus par l'examen de l'animal opéré depuis huit ou dix jours, nous écartons celte objcc' tion. Nous avons pu nous assurer, tant au cours d'expériences antérieures qu'au cours de celles relatées plus haut, qu'au bout de deux ou trois jours un chien, opéré dans de bonnes conditioDS, pouvait pratiquement être considéré comme remis du choc opératoire, a tortiovi au bout de huit jours.
Nos recherches ont porté sur l'état de la motilité volontaire, del» sensibilité musculaire, tactile et douloureuse et sur l'état de li vision.
La motilité et la sensibilité à la chaleur ont été toujours intactes. Dans l'expérience I, la légère parésie du début, peut-être imputable à l'extension delà lésion jusqu'à la queue du noyau caudé, s'est dissipée trop vite par la suite pour entrer en ligne de com|*te en tant que phénomène de déficit. D'autre part, si, dans les première? heures, la sensibilité à la chaleur était plus obtuse du côté opposé à la lésion, elle redevenait vite intacte, ce que n'ont pas vu lesauleurs précédents.
La notion de position des membres et la sensibilité tactile ont toujours été manifestement atteintes. Les procédés employés pour leur exploration, comparativement avec le côté sain et avec des animaux normaux, ne laissent aucun doute à cet égard.
Deux éléments méritent ici une attention particulière. Nous voulons parler de l'intensité de l'anesthésie et de sa durée. C'est qu'en effet, si répreuve de l'eau comme celle de l'abattant montrent bien que la sensibilité est affaiblie, il est impossible de savoir si l'animal n'a plus aucune sensation ou s'il a seulement des sensations très confuses et très incomplètes, insuffisantes à déterminer une réaction. Aussi nous contentons-nous de signaler l'affaiblissement manifeste
^^nsations en question. Il est à remarquer que la perte de la n de position est souvent moins marquée que Tanesthésie tac- «ncore que cette mesure ne puisse être effectuée que d'une fc toute approximative.
Lis le fait important, celui qui ressort surtout de cette élude, est le ^tère transitoire des troubles delà sensibilité. Ils avaient disparu >ut de quinze jours dans les deux premières expériences, au bout :x jours dans la troisième. Cette disparition s*est faite en quel- Jours, plus vite pour les troubles kinesthésiques que pour la sente tactile. C'est là une constatation à rapprQcher de ce qu'on I es anesthésies corticales sur le caractère transitoire desquelles le nous insistait dernièrement*. Nous n'avons rien trouvé de 1 dans les auteurs qui, avant nous, ont expérimenté sur le thas. L'heure ne nous parait pas venue de discuter sur le mécae de la disparition des anesthésies cérébrales. Une solution serait ^e sur des bases encore trop fragiles et de nouveaux faits sont ssaires pour asseoir une explication définitive. ss troubles de la vision ont été constants et permanents dans les sriences I et III. Dans la deuxième, leur peu de netteté et la dif- ^lé de leur examen nous ont décidés à les passer sous silence, encore intervient une question délicate, celle de savoir si le fait ne plus voir les objets situés d'un côté du corps, fait hors de conteste, révèle une cécité unilatérale complète ou une hémiasie croisée comme celle qui existe chez l'homme. Malgré nos rts, nous n'avons pu arriver à trancher cette difficulté. Il nous bie seulement possible de dire que la moitié du champ visuel I du côté opposé à celui de la lésion est supprimé chez les naux porteurs de lésions du thalamus, et cela d'une façon perlente.
os recherches nous amènent donc à constater que la couche op- B n'a aucune infiuence sur les mouvements volontaires et que ses fcns notées n'entraînent point à leur suite de mouvements forces, r rôle sensitif est indéniable, mais les anesthésies thalamiques me les anesthésies corticale^ ne comprennent pas la sensibilité douleur et elles sont transitoires. C'est une preuve à l'appui de nion qui veut que les ganglions centraux aient des fonctions, n identiques, au moins très voisines de celles des circonvolutions.
CRGER, Les anesthésies consécutives aux lésions de la zone motrice (Thèse ^rdeaux, 1897).
or T'o ' ^
DANS LES BRULURES
Par le D' CARLO PARASCANDOLO Professeur agrégé de pathologie chirargicale à ITJolTersité de Xaplei.
(Planche VII)
(Travail de l'Institut d*anatomie pathologique de rtiôpilal < locurabili «.
La cause de la mort à la suite de brûlures, a été robjetdebeaocô!i(i de recherches et de discussions. Entre autres, M. Ajello et moi (C^'degli Osp. e délie Clin., n« 83, 1896; n" 79, 1897) nous noussomm^ adonnés à Tétude de cette importante question.
Les nouvelles observations que je publie ici, tout en élanl 0 contribution neuve à ce chapitre de pathologie chirurgicale, vienn^^ confirmer, à un autre point de vue la théorie toxique de la i^on par brûlures, que j'ai soutenue dans d'autres publications.
Des recherches bibliographiques m'ayant montré qu'on n'a P' pratiqué jusqu'ici des examens soigneux sur les allératioDS «^ h centres nerveux des échaudés, il m'a semblé bon de chercha* combler ce vide, aujourd'hui que la technique nous donne desn»^ thodes qui permettent de relever les altérations, même lesplusfiD*^
Je partagerai l'exposition de cette étude en deux séries : i" '^'^^ rations bisto-pathologiqaes des centres nerveux des animaux Bi^^* par brûlures; 2° Altérations histo-pathologiques des centres nen^ des animaux morts après inoculation de ptomaïnes des bràlnreS'
On a étudié dans les brûlures les altérations que l'on rencontre niveau du foyer de la lésion (abcès, gangrène, phlébites, abcès Vi^ tiques). Curling observa dans le duodénum, tout près du pylore,
ALTiRATlONS DU SYSTÈME NERVEUX. 715
a lions circulaires ou ovales, parfois irrégulières, grosses comme >ièce d'un franc ou de cinquante centimes ; de la congestion dans les i respiratoires et digestives et dans les centres nerveux. Dupuytren ela l'attention sur cette hyperémie, qui peut aller jusqu*à Tinflam- )n la plus grave ; Welti nota de Tinflammation des reins, des épan- Lents séreux dans les grandes articulations et dans les cavités, la aérescence aiguë du foie, de la rate et des reins. Ponfick, Baek, Hock, Salvioli ont décrit des altérations profondes du sang; >is une destruction des globules rouges, dont la stase provoquerait embolies capillaires. Selon ce dernier auteur, le sang serait très é, les plaquettes (hématoblastes) se fixeraient aux parois des vais- X, 8*y entasseraient en donnant des thrombus blancs, dont la désaation aurait pour effet leur transport jusqu'aux derniers capillaires oumon.
)S recherches sur les altérations des éléments nerveux des animaux hauffés sont encore peu nombreuses. Les premières investigations rhyperthermie, en tant que cause d'altérations du système nerveux rai, ont été réalisées par Goldscheider et Flatau. Par la méthode de l, ces auteurs ont trouvé, dans les cellules radiculaires antérieures lapins, une profonde désagrégation de la partie chromatique du Dlasme, à tel point que toute trace de disposition normale était perle noyau homogène avec de fines granulations, le nucléole dentelé en coloré, les prolongements pâles et par places gonflés, légèrement |ueux, visibles à distance du corps cellulaire, le prolongement axial Bmé de fines granulations. Ces altérations cependant pouvaient iraître lorsque l'animal survivait.
garo, dans un estimable travail, a exposé les effets du surchaufferapide et grave sur les centres nerveux. En soumettant les animaux 3 température de 39 à 60<* dans un thermostat, il les a vus succomau bout de 6 h. li m. à 1 h. 16 m. Sur ces animaux il a examiné Bnglions spinaux, la moelle, le bulbe et la protubérance anulaire, rce cérébelleuse et cérébrale, la corne d'Ammon, la rétine, les gans sympathiques. Les pièces furent fixées au sublimé, les coupes «es à la thionine, à Thématoxyline Delafield, à Thématéine selon hy. En résumé, les altérations observées par l'auteur chez les anic dont la température surpassa 43® furent les suivantes : désagrégaprofonde, dissolution très considérable de la partie chromatique ; rite de la partie achromatique, dont la structure réticulo-fîbrillaire auvent mise en évidence plus que dans l'état normal ; intégrité des Bs extérieures des caractères morphologiques des prolongements >plasma tiques et nerveux ; intégrité de la membrane et du réseau aire; diminution de la colorabilité (par la thionine) de la partie du n qui, par la méthode Biondi-Heidenhain, prend la couleur acide ; e modification morphologique des ajnas de ehromatine dans le noyau philes); dans les celhrte»^ noyau riche en ehromatine, celle-ci normale en quantité et disposition. Les altérations étaient étendues s les éléments et presque au même degré.
716 CARLO PARASGANDOLO.
Je me suis servi pour mes expériences de lapins et de chiens, fa ai pratiqué l'autopsie presque immédiatement après la mort.li porté mon attention sur le cerveau, la corne d'Ammon,lecervelet,k bulbe et la protubérance, la moelle épinière. Les méthodes de I^ cherche auxquelles j'ai eu recours pour l'étude des altérations à système nerveux ont été la méthode de Golgi pour les altéralioK histo-palhologiques des prolongements cellulaires; la méthodede Nissl pour les altérations cellulaires ; la méthode de HeideDhaio ^ la méthode de Delafteld pour observer l'état de la partie achromi-|8^s. tique du corps cellulaire; la coloration de Weigert, finalement li méthode de Marchi pour déceler les dégénérescences qui suiveolli destruction des éléments cellulaires. La notoriété de ces méthods me permet d'en omettre ici les détails techniques.
Je passe à la relation de mes expériences.
Exp. I. — Chien adulte, poids 7294 grammes,' température 8?*,8. Apr» avoir rasé le poil sur le thorax, sur Tabdomen et sur la surface iotefv des cuisses, on passe au pinceau sur ces parties de Thuile boailUnte. Immédiatement Tanimal est saisi de vives douIeui*s et d'abattement; cependant il en sort bientôt et commence à avoir une soif ardente, «ies mictions très fréquentes et peu abondantes ; il pousse une ptaû^ pénible ; la soif augmente; surviennent des vomissements, de Tagitatios: tous ces phénomènes peraistent pendant plusieurs heures, au bout desquelles ranimai tombe en une sorte d*assoupissement, avec respiration profonde, pouls faible, température 34«; il survient de la diarriiéet le coma se fait profond, le pouls superficiel, puis imperceptible; et, après de fortes contractions toniques et cloniques, Tanimal succombe u bout de quatre-vingt-quatorze heures.
L'examen histologique du système nerveux me permit de reconnaîtrtt par la méthode Golgi, dans beaucoup de cellules cérébrales, que les fioc^ ramifications dendritiques étaient interrompues par des tubérosilés; i^ cône du prolongement axial était devenu un tronc épais, imprégné et déformé; un collatéral était aussi déformé et gonflé; dans d'autres cellules le corps cellulaire même était déformé; beaucoup de cellalesde la névroglie montraient le ratatinement de leurs pi'olpngementsrayoM^' (Pl. VII, %. 5 et 6) ; dans d'autres cellules la continuité des prolongements était interrompue, et le prolongement axial aussi se monli** fragmenté (Pl. VII, fiff. 2). Mêmes altérations dans les cellules duce^ velet, du bulbe et de la moelle épinière.
La méthode de Nissl montra que les cellules avaient pris un asp^'t dégénératif, qui était surtout évident dans les cellules des faisceaux antéro^latéraux de la moelle épinière ; on y observait aussi de la ebromatolyse périnucléaire et une légère raréfaction périphérique du protO" plasme (Pl. VII, %. 1). Un épaississement chromatique périnucléairei avec fragmentation des prolongements, affectait de préférence les eellui^ du bulbe (Pl. VII, fig, 2).
ALîiaATIOHS DU SYSTim: NERVEUX, 7)7
âur les préparations colorées à l'hématonyline Terrique de Heidenhain, pus voir, surtout dans les cellules des cornes anlérieures de la moelle inière, que la structure de la partie achromatique était altérée; au u des stries parallèles et en sens tangentiel du corps cellulaire Dîne des prolongements prolo plasma tiques, on notait que dans le ■jis cellulaire le protoplasme granulaire était détruit, de sorte qu'il naît l'aspect d'un état aécrolique; tes prolongements dendritiquea i enl moins altérés que les parties décrites du cytoplasme ; ils moni«Dt par places les stries parallèles caractéristiques; quant au noyau, ^-ci avait sur toutes les préparations son aspect normal {Fig. 1 et 2).
Fig. i. Fig. 8.
-,<a question qui a trait à la structure de la substance achroma- Ue dans les cellules des ganglions spinaux a été bien discutée 3S ces dernières années, Flemming, le premier, distingua, à côté ï éléments chromatiques, des fibrilles dans le protoplasme.
^n revenant à mon expérience sur les préparations traitées p«r la thode de Marchi, je pus reconnaître, dans une coupe de la moelle iDÏère au niveau de la dixième racine dorsale, de la dcgénérescence liluMve de la zone marginale, des racines postérieures, et de la zone Lâssauer; sur une autre section, au niveau de la septième racine dor- 'e, la dégénérescence avait envahi toutes les parties, hormis la soaç téro-lalérale droite; les cornes antérieures aussi se montraient enhies par la dégénérescence sur une petite étendue, comme aussi les 'ines postérieures. Sur une coupe au niveau de la cinquième racine ■*vicale, avec les racines postérieures, tous les fHîsceaux étaient dégé- ■"és, hormis le faisceau pyramidal droit et le sillon marginal gauche; y avait aussi dégénérescence dans les cornes antérieures, surtout k iche.
^tir des sections de la moelle épinièro colorées ù l'hématoxylino ulu- Qeuse et à la méthode de Weigert, je notai que le diagramme de la
prolongements protoplasmatiques sont altérés : sur certaines co moelle épinière ils sont renflés, sur d'autres rétrécis, préseo aspect en chapelet ; sur d*autres points le corps cellulaire même pas été épargné, il se montrait déformé, tubéreux ; en mêmi quelques prolongements protoplasmatiques se voyaient séparés d cellulaire, d*autres fragmentés dans le sens de la longueur.
La méthode de Nissl permet de reconnaître des altérations dao coup de cellules des cornes antérieures ; le pi*otoplasme en est n y a chromatolyse périnucléaire et périphérique (Pl. VII, ffg. 3); dai très cellules de la même moelle, comme aussi dans bien d'autres veau et du cervelet, on peut relever l'homogénéisation du protof mais sans invasion du noyau (Pl. VII, flg. 4).
A Taide de la coloration à Thématoxyline de Delafield, il est p de voir que dans certaines cellules des cornes antérieures et pos res la partie achromatique est altérée et la cellule est en phase tique, comme dans le cas précédent ; et seulement dans les pro ments peuvent se voir les stries parallèles caractéristiques.
Dans la moelle épinière, par la méthode de Marchi, sur une cot niveau de la sixième racine lombaire, dégénérescence du faisceau marginal, du pyramidal droit et du pyramidal croisé ; dégénères éparse dans l'étendue du faisceau postérieur, des racines postériei de la zone de Lissauer. Sur une deuxième coupe au niveau de Ii sième racine lombaire, la dégénérescence a envahi la zone marg elle entame à droite le- faisceau sillon-marginal, le cordon latft'a postérieur, la zone de Lissauer, les racines postérieures ; à gauch se borne au faisceau sillon-marginal et à la zone de Lissauer. Dj portion dorsale de la moelle, sur une coupe au niveau de la si racine : dégénérescence de la zone marginale, du faisceau sillon-i nnl, pyramidal droit et croisé, des racines postérieures, de la »
: et le vormis inférieur, et devient plus intense dans la portion ro-inférieure du vermis supérieur et dans la portion cérébelleuse «le. Mêmes lésions dans le cerveau : sur une coupe totale, portée au *au de la sortie de la dixième paire, on voit la dégénérescence de la ie supérieure du vermis supérieur et du lobe antéro-inférieur du nis supérieur, du noyau dentelé et des fibres mixtes de la portion belleuse, dorsale et ventrale. Sur les sections de moelle épinière ées au carmin alumine et par la méthode de Weigert, le diagramme 1 moelle est normal ; seulement les deux cornes postérieures semt un peu amincies d*un côté sur Tautre et ratatinées ; mais ce fait n'a d^importance ; il peut bien s'agir là d'un accident trauma tique, etc., jn ne veut pas considérer qu'aujourd'hui c'est l'altération des diffé- 88 parties de l'élément nerveux qui présente le plus d'intérôt.
Kp. III. — Chien de 6270 grammes, température rectale 37°8. Le poil los est rasé, la région enduite avec de la térébenthine que Ton me. Brûlure plus limitée que chez les animaux précédents, mais plus onde, atteignant par places le deuxième et le troisième degré. Même sau symptomatique que les animaux précédents, u microscope : par la méthode de Golgi, dans toutes les portions de 3 cérébro-spinal, varicosités des prolongements axiaux et interrupde ceux-ci et des prolongements protoplasmatiques ; parfois déforion du corps cellulaire aussi (Pl. VII, Rg, 1 et 2). Par la méthode de si, dégénérescence granulaire de la chromatine, dans plusieurs cellules a moelle épinière (Pl. VII, ûg. 5), d'autres cellules de la moelle et du 7eau sont atteintes de dégénérescence périnucléaire et montrent dans " noyau des bâtonnets chromatiques ; le contour cellulaire est détruit, granulations de chromatine des prolongements sont raréfiées (Pl. VII, 6).
Br la coloration à l'hématoxyline ferrique de Heidenhain et à l'hémarline Delafield, on voit que la structure de la portion achromatique :somplètement altérée : plus de trace de réseau filaire, ni dans le >s cellulaire, ni dans ses prolongements ; le tout a pris une apparence nuleuse, comme nécrotique, si ce n'est le noyau, dont on peut voir are l'état normal.
«i méthode de Marchi montre : sur une coupe au niveau de la dixième "ê cervicale, dégénérescence de tous les cordons à droite ; à gauchie, ^nérescence du cordon postérieur, des racines postérieures, de la Q de Lissauer et de la zone marginale ; dans la corne antérieure de Ite on voit aussi des points dégénérés ; sur une coupe au niveau de huitième paire dorsale la dégénérescence atteint la zone marginale, la e de Lissauer, les racines postérieures, le faisceau sillon-marginal et ►^ramidal droit; au niveau de la première racine lombaire elle occupe one marginale, le faieceau sillon-marginal, le pyramidal droit et aussi ' petite partie des cornes antérieures.
'Ur des préparations colorées à l'hématoxyline alumineuse et à la thode de Weigert, le diagramme de la moelle épinière est déformé, tout dans la portion lombaire ; toute la substance grise semble déplacée
CARLO PARASGaNDOLO.
du centre (ffg, 3), les cornes postérieures manquent des de presque en totalité, de sorte que la substance grise semble ré
cornes antérieui ment; le canal maire aussi est i déformé en fenU
Exp. IV. poids de 2800 i température rec Le poil est rai dos ; brûlure à Y lante. Tout de s douleurs, agitai tractions ; petit i nimal se calme, avec avidité ; pei jours il reste oo thique ; au poini sion il se forme nombre de phi; des plaques su( de nécix>se ; qui après Texpérien* tombe en coma, ( avec des contra niques et cIod respiration de^ quente, le pouls et au cinquièm meurt.
La recherche gique des centre donne les réso
vants : par la méthode de Golgi : sur certaines sections de pinière, sur certaines divisions des collatéraux, il y a lieu d la déformation rencontrée dans les autres expériences ; peu ( égements ont perdu leurs rapports avec les cellules ; quelques ments montraient le gonflement en chapelet, d'autres étaient sains, comme aussi le corps cellulaire. Beaucoup de ceilo névroglie sont bien colorées par la méthode de Nissl ; les a sections motrices et sensitives sont altérées en grand nom que maintes cellules cérébrales et cérébelleuses. En quelque ces dernières il y a en effet dégénérescence granuleuse I fuseaux de chromatine (Pl. Vil, Élg, 1), en d'autres homog complète du protoplasme et du noyau (Pl. VII, fig. 8). Par k tions Heidenhain et Delafîeld on voit des altérations de la par matique semblables à celles que nous venons do décrii*e, c
Fig. 3 et 4.
nce du réseau filaire, soit dans le corps cellulaire, soit dans ses >ngements.
méthode de Marchi me permet de constater dans le cerveau, sur 30upe au niveau de la sortie de la cinquième paire, dégénérescence pnale, dégénérescence profonde des fibres de la portion cérébelleuse raie, de la portion cérébelleuse moyenne et des fibres mixtes de la on cérébelleuse.
ins la moelle épinière, au niveau de la septième paire dorsale, il y a nérescence de la zone marginale, des racines postérieures, de la
de Lissauer et des faisceaux de Gowers ; au niveau de la quatrième B lombaire, dégénérescence des cordons postérieurs, hormis la zone lu-commissurale ; dégénérescence aussi du faisceau sillon-marginal, pyramidaux droits, des racines postérieures et de la zone de Lis- 3r.
ar plusieurs coupes de moelle épinière colorées par la méthode de îgert ou simplement traitées par le carmin alumine, j'observe les nés altérations que dans les autres expériences.
acp. V. — Lapin de 2070 grammes, température rectale 37o,9. Brûlure roisième degré étendue à tout le membre postérieur droit. Sympes tout à fait semblables à ceux des autres expériences. Mort le cin- >me jour.
Eins les centres nerveux, l'observation par la méthode de Golgi ne
tre pas autre chose qu'une déformation du corps cellulaire et du
cngement axial; quelques-uns des prolongements sont atteints
""ophie variqueuse, d'autres ont une apparence normale, leurs épines
visibles. Les prolongements protoplasmatiques de beaucoup de celi de la névroglie sont en proie à Tatrophie variqueuse. Par la méc de Nissl, dans la moelle épinière, plusieurs cellules montrent une l ensation périnucléaire du protoplasme, avec fragmentation des proements protoplasmatiques; dans le cerveau il n'est pas rare d'ober de l'achromatolyse totale, de sorte que les cellules prennent un et uniforme (Pl. Vil, fjff. 9). Sur des coupes traitées par la mé- E2 de Heidenhain ou de Delafield, le réseau filaire est détruit non ornent dans le corps cellulaire, mais aussi dans les prolongements ikplasmatiques.
le coupe de la moelle épinière conduite au niveau de la cinquième i dorsale et traitée par la méthode de Marchi, met à même d'obser^
dégénérescence éparse dans retendue du cordon postérieur, des les postérieures, de la zone de Lissauer et de la zone marginale ; au au de la cinquième paire cervicale dégénérescence totale et plusieurs ulations noires éparses dans les cornes antérieures, dans les posté- 'es et dans les racines postérieures. Dans le cerveau, dégénérescence Ut le contour marginal et des fibres transversales et ascendantes, ► le cervelet, sur une coupe qui traverse les trois noyaux gris, la '»érescence a envahi la partie périphérique, et la substance blanche 3rmis antérieur; elle est à peine observable dans le vermis infc-
^nCH. DB PHYS., 5* SERIE. — X. 47
CARLO PARASC&NDOLO.
rieur et dans la partie antéro- inférieure du vermis supérieur ; bien pnfonde, par contre, dans le noyau dentelé.
A. Tobservation du diagramme spinal (hématoxyline aluminease, i par la méthode de Weigert), dans sa portion dorsale, on voil toute ti substance grise comme déplacée, les cornes postérieures sembloi presque détruites, toute la substance grise semble résulter des cornes antérieures seules, comme dans les autres observations.
Exp. VI. — Lapin de 2.840 grammes, temp. rectale 38*. Brûlure sur plusieurs points limités du dos et du thorax, par une flamme à giL
lésions du deuxième degi*é. Résistince individuelle considérable; en effet ruimal semble peu souffrant, et seulemeit au bout de cinq jours il est abatta d refuse la nourriture ; puis la diatriiM survient, ehsuite le coma, et il meurt neuf jours après Texpérience.
A lexamen histologique des centres nerveux, par la méthode de Golgi, je trouve que les prolongements protoplas^ ma tiques de bien des cellules de la D^ vroglie ont un aspect ratatiné ; d'autre» ont leurs prolongements en état d'atnn phie variqueuse ; sur d*autres encore, le corps cellulaire même est déformé. Dan»
le cerveau, beaucoup de cellules à pr^ longements protoplasmatiques gonflés en chapelet, déformation du corps cellolaiff et du prolongement axial (%. 5,3»et4*).
Par la méthode de Nissl, dans la moelle épinière, chromatolyse périnucléaire et un léger degré de raréfaction périphérique du protoplasme ; dans le cenrean, chromatolyse périnucléaire et périple rique et raréfaction avancée do protoplasme (Pl. VII, 6g, 10).
Par les colorations de Heidenbais (t de Delafield, altérations de la sobstaot»» achromatique pareilles aux altération^ des expériences qui précèdent.
Par la méthode de Marchi : dans li moelle, au niveau de la première paire lombaire, sont dégénérés If faisceau sillon-marginal, le pyramidal droit, la zone antéro-latérale, l^ faisceau cérébelleux droit, les cordons postérieurs, les racines po«^ rieures, la zone de Lissauer. Au niveau de la septième paire cer^^' la dégénérescence est totale, hormis le faisceau sillon-marginal de droite et la zone antéro-latérale du même côté. Au niveau de la sixième ^
lie, la zone marginale, la zone de Lissauer, les racines postérieures ; cordons postérieurs sont envahis.
coloration simple à Thématoxyline alumineuse montre, comme dans lires observations, la rétraction de la substance grise, le ratatine-
des cornes postérieures.
=». VIL — Lapin de 2400 grammes, temp. rectale, 37*^8. Brûlure du ème degré, étendue à presque la moitié du membre postérieur de », provoquée par une flamme de gaz. Collapsus précoce et très r ; ranimai est presque mourant, mais petit à petit il se ranime
cinq autres jours, au bout desquels il meurt, ayant présenté les tomes des autres animaux d'expérience. La méthode de Golgi me » les mêmes altérations que dans les autres cas : déformation du
cellttlaire, des prolongements axial et protoplasmatiques ; dans iaes-un& de ceux-ci atrophie variqueuse, dans d'autres, fragtiion.
méthode de NîqsI me montre dans beaucoup de cellules la chromatine » à Tune des exti^mités du protoplasme nucléaire, une topographie Ltrique du noyau, ffu'il est en môme temps troublé et granuleux ^11, fîff. 11). Les colorations de Heidenhain et Delafield confirment térations ailleurs décrites de la substance achromatique. * la méthode de Marchi : sur des coupes de la moelle à diverses urs, et sur une coupe du cervelet et sur une autre du cerveau, on aie des faits analogues aux précédents, dégénérescence analogue us leurs faisceaux.
1 trouve les éléments d^un parallèle entre les brûlures et les tdies infectieuses dans ce que M. Ajello et moi nous avons dit âfois, et dans ce que je viens de rapporter; cette idée se com- ' , si Ton veut bien passer en revue les altérations du système eux trouvées dans mes expériences et les comparer à celles qui 'té décrites par d'autres auteurs dans les différents types d*in-
-s altérations observées par moi dans les centres nerveux des aux morts à la suite de brûlures expérimentales peuvent se ^er ainsi :
traction de la substance grise, déformation des cornes postérieures ; les cellules, chromatolyse périnucléaire et périphérique, raréfa(t- :îu protoplasme, ou bien condensation chromatique périnucléaire ; uefois homogénéisation du protoplasme, d'autres fois dégénérescence lieuse de la chromatine, présence de bâtonnets chromatiques dans ""ou ; d'autres fois encore achromatolyse totale, destruction du réseau >. Les prolongements protoplasmatiques étaient atteints d'atrophie Ueuse, d'autres fois ils avaient perdu leur rapport avec le corps
724 CAKLO PARA SCAN DO LO.
cellulaire, ou bion ils étaient fragmentés le long de leur cours. Dib§ presque toutes les coupes de moelle épinière, la dégéiM»rescence ctd évidente, pouvant s'étendre d'une simple dégénérescence de lazo^em3^ ginale à la dégénérescence totale la plus complète. Dans aucun cas. les cordons postérieurs n'étaient épargnes.
Rappelons maintenant en résumé les altérations que les autres auteurs ont décrit dans les différentes formes d'infection :
Golgi, dans la rage, a observé des altérations dans chacune des p^ riodes de la maladie ; dans la première phase, présence de chromalioe dans les noyaux, formes nombreuses et caractéristiques de divisioii cellulaire, caryolyse, chromatine des noyaux réduito en petits fragmenU comme on en rencontre dans les éléments en voie de destruction, atrophie et ratatinement du corps cellulaire. Dans la deuxième période, ratitinement, distension, vacuolisation, déformation, apparence graoulefisa des cellules de la névroglie, gonflements variqueux des prolongeinenU [)roloplasmatique8 et du prolongement axial. Dans la troisième pêrioôe, cet auteur observa dans les cellules une régression très avancée, vacuolisation avec destruction des cellules nerveuses, dégénérescence graouioadipeuse des cellules de la névroglie et du prolongement axial.
Toujours dans la rage, Marinesco, dann les cellules de la moeli<^ épinière, observa de la chromatolyse périphérique évidente.
Dans la diphtérie, Déjerine, Quinquaud, Percy Kidd, Abei-combrè observèrent la disparition des prolongements cellulaires, Mourawieiï^ la chromatolyse pcrinucléaire et périphérique et de nombreuses vacuolisations, dans les cellules de la moelle épinière ; Pernice et Scagliosi, Cerri virent de l'atrophie variqueuse dans les cellules pyramidales àî récorce ; dans beaucoup d'entre elles, les épines collatérales faisaieol défaut ou étaient en petit nombre ; elles avaient Tapparence de gouttelettes, détachées du prolongement protoplasmatique. Douaggio, LuissaJa et Pacchioni, ont noté une dégénérescence, qui se bornait aux faisceaux pyramidaux, ou bien s'étendait aux cordons postérieui-s, ou encore plus fréquemment, à la zone radiculaire, aux faisceaux de Goll ou seulemcc» aux faisceaux de Burdach.
Bonome, dans le tétanos, observa de la tuméfaction des cellules ganglionnaires ; les amas de chromatine étaient devenus plus gros et pla^ épais; il y avait dégénérescence cellulaire et rarement vacuolisation: dégénérescence des cordons postérieurs et et de Turck, dégénérescence moins avancée du faisceau pyramidal croisé et du cérébelleux. Vincenzi. de son ccMé, a rencontré l'atrophie variqueuse des prolongement* protoplasmutiques, distribuée selon une sorte de loi, c*est4-*liiv ceux qui se dirigent en haut, pour les cellules pyramidales du manteau; ceux qui se dirigent en dedans, pour les cellules de la substance gri>^ de V Aqueduc de Sylvius ; ceux qui vont à la substance grise ou vers le canal central, pour les cellules des cornes antérieures de la moelle. Marinesco constata dans les cellules de la chin)matolvse au niveau du
olongement axial. Beck nota quelquefois de la chromatolyse périnu- ^aire se bornant au cône du prolongement axial et quelquefois de toute
cellule.
Dans 1 erysipèle M. Bourges a rencontré dans les cellules de la vaolisation avec réduction du corps cellulaire.
IBabès et Lugaro, dans les centres nerveux des animaux morts de ste, ont trouvé les cellules en état de chromatolyse périphérique avec l'éfaction peu avancée ; aux dernières étapes de la maladie on y obserit un état lacunaire, et le noyau même était altéré. Warinesco décrit, dans les centres nerveux des animaux morts à la ite d'inoculations de toxine botulinique, de la chromatolyse périphé- (ue dans les degrés légers; et dans les degrés avancés d'infection, la b»stance chromatique est réduite en granulations de volume inégal, ïiisformée en fine poussière; plus tard, il y a destruction de la subsnce achromatique elle-même et prolifération des cellules de la néoglie, qui exercent le rôle de neurophages.
IDans les animaux qui succombent à Tinoculation d'une culture typhile, Vincent a retrouvé une vacuolisation des cellules ganglionnaires ilérieures, gonflement du cylindre axial des fibres nerveuses. ArVidal et Bezançon, sur les animaux inoculés par le streptocoque, ipent voir dans les cellules nerveuses une vacuolisation partielle ou taie, avec atrophie et destruction, A côlé des cellules dégénérées, ils >servèrent de gros corps granuleux. Bollet et Lebon notèrent une défloration du protoplasme souvent accompagnée d'atrophie cellulaire, sparition du noyau et des prolongements.
Gesaris-Demel a observé, chez les animaux qui succombent à Tino^ Jtlation de bacillus hycteroïdes, que les cellules pyramidales grandes et moyennes de l'écorce se renflent, perdent leur colorabilité et la contiuilé de leurs éléments chromatophiles, jusqu'à la destruction complète e la cellule. Les grandes cellules de Purkinje perdent la colorabilité de îurs prolongements; elles présentent un fort renflement de la partie ^ndamentale, avec chromatolyse profonde et destruction de la membrane ellulaire ; les cellules pyramidales des cornes antérieures présentent une vidente chromatolyse à type périphérique.
De Meis, dans un récent travail sur les myélites expérimentales infecieuses, à la suite d'inoculations de cultures vivantes ou de toxines de taphylocoques et de streptocoques pyogènes, de bacterium coli, de yphus, a constaté dans la moelle épinière des animaux d'expérience de ^Ombreuses altérations cellulaires.
Quant aux dégénérescences secondaires, cet auteur a observé que, «uf certaines modalités, les cordons plus sujets à la dégénérescence sont *s latéraux, le postérieur, et le pyramidal croisé ; plus rarement l'antéieur.
Entrant dans un nouvel ordre d'idées, j'ai voulu rechercher, par oie expérimentale, si les ploraaïnes provenant des tissus, des or-
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glanes et du sang des animaux échaudés seraient capables de prc^ duire dans les centres nerveux les mêmes lésions histo-patholo^ ques que j'avais rencontrées dans la première série de mes expériences. C'est dans le but de confirmer toujours Tidée que la mort par brûlures est due à la production de ptomaïnes dans le corp» de l'animal, que j'ai pratiqué les expériences qui suivent :
A un chien de taille moyenne je produisis de vastes brûlares k deuxième degré sur le dos et sur le thorax. Au bout de trois jours, kn* que les symptômes commençaient a devenir alarmants, sous une antisepsie rigoureuse je pratiquai une saignée de la carotide, et je recueillis le suf dans des fioles stérilisées; toujoui*saseptiquement je recueillis les ouss» musculaires et les organes internes. Gela fait, par le procédé de Brieger, je pus extraire une substance soluble dans Peau, qui répondait ui caractères d'^ne ptomaïne, comme j'ai dit auti*efois, et comme eosnitt Font reconnu d'autres chercheura. Cette ptomaïne, inoculée à plusiean cobayes de contrôle, se montra douée d^un pouvoir toxique élevé.
ExH. I. — Chien de 8,272 grammes; température rectale, âl*,9. U solution aqueuse de substance toxique, à la dose de 0^, 25, tue un coba;« de 300 grammes. J'en injecte 5 grammes à l'animal d'expérience. Dm heures après, le chien marche avec difficulté, surtout par faiblesse di train postérieur, il se plaint, boit avidement; sisr heures plus tardée vomissements et la diarrhée surviennent; douze heures après, il tool^ en somnolence, la température tombe ù 34°, le coma se déclare, el, ao milieu de contractions tonico-clonique Tanimal meurt, 36 heures aprè» l'inoculation.
Exp. II. — Chien de 7,200 grammes; température rectale 38°,5. La sol*»tion aqueuse de substance toxique, extraite des organes du chien écbaudé, tue un cobaye de 300 grammes à la dose de 0ff'',50. L'animai d'expérieoce en reçoit par inoculation 7 grammes. Une heure et demie après l'inooilalion, le chien est pris de contractions du tram postérieur, apathie, pool» lent, chute rapide de la température, respiration fréquente et profoodf. soif croissante, vomissements et diarrhée, coma, mort, douze heure» après l'inoculation.
Exp. III. — Chien de 6,250 grammes ; température rectale 37*»,8. La solution provenant des muscles tue un cobaye de 300 grammes à la dose de O^^ôO. Inoculation à l'animal d'expérience de 4 grammes. Huit heures après l'animal aboie vivement au moindre attouchement, il devient furieux, boit avidement, puis il se calme; et douze heures après rabattement est survenu avec les vomissements et les émissions très fréquentes d'urioe. vingt-quatre heures après la température est de 36®, 4, le pouls fréquenU petit, il y a de la diarrhée, qui augmente dans les jours suivants. FiMlement la température tombe à 35°, 4, la dyspnée survient et l'animai meurt au bout de six jours.
Exp. IV et V. — Un lapin de 2,000 grammes (femp. rect. 87« 5) et un ■tre de 2,500 gammes (temp. rect. 37"* 7) reçoivent par inoculation, le "emier 3 grammes et le second 4 grammes de la solution aqueuse d' ex- Bit de muscles; cette solution inoculée à un cobaye de contrôle de W) grammes de poids, le tue en 24 heures à la dose de 0^ 50. Les deux animaux après Tinoculation sont atteints d'extrême faiblesse, ils manant avec avidité les herbages, peut-être à cause de la soif, mais tout de iJte ils les rejettent par vomissements ; deux jours après ils deviennent mnolents, leur température descend sensiblement (36^, 35®, 34®), la spiration est rare et superficielle, le pouls faible, des crampes et des xivulsions se déclarent, le collapsus survient et les deux animaux sucsnbent 3-4 jours après Texpérience.
Jl Tautopsie des animaux de cette série d'expériences, si la mort avait § rapide, quelques heures après Tinoculation, on n^observait rien de Knarquable; si plusieurs jours s^étaient passés, alors on observait Lypérémie des méninges et et tout Taxe cérébro-médullaire; la même pérémie était visible dans le foie, dans la rate, dans les reins et ■rtout dans la muqueuse intestinale, qui parfois était le siège de vérifies ulcérations, plus ou moins profondes ; la vessie aussi était hypécnique et presque toujours vide.
Xes altérations des centres nerveux des animaux de cette deuxième lie, relevées par les mêmes méthodes (Golgi, Nissl, Heidenhain, 3lafield, Weigert, Marchi) de la première série, ont été, dans les Rérents animaux, assez semblables pour qu'il me soit permis de a décrire d'ensemble par brièveté.
Manteau cérébral — Corne dAmmon. — Les cellules de l'écorce céréale montrent une pâleur assez considérable, avec chromatolyso péricléaire et périphérique, raréfaction avancée du protoplasme ; maintes llules présentent à l'observation une achromatolyse totale : abolition du seau Olaire, qui est visible seulement dans quelques-uns des prolonments (méth. de Nissl et Heidenhain).
L«s prolongements protoplasmatiques (méth. de Golgi) sont altérés; us les dernières ramifications des dentrites il y a des petits renfle- 5nts qui interrompent l'uniformité de leur épaisseur et leur donnent pparence en chapelet; on observe aussi leur fragmentation, et la disï*ition des épines dans quelques cellules, Les prolongements axiaux i' plusieurs exemplaires sont altérés, presque toujours noueux, gros avoir Tapparence de tronçons lourds, tordus sur leur axe. Sur les éparations traitées par la méthode de Marchi,on voit parfois la déiiérescence des fibres ascendantes et transversales, et de la partie ^rginale. Sur d'autres sections à la dégénérescence marginale vient se ndre celle des fibres de la portion cérébelleuse dorsale, do la céré- Ueuse ventrale, de la cérébelleuse moyenne, et des fibres mixtes de la ï'iion cérébelleuse.
dervelet. — Dans Técorce, les cellules de Purkinje et les grandes
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cellules (le la couche granuleuse sont seules altérées. I^s cellules « Purkinje sont en chromatolyse périnucléaire et périphérique, le piv toplasme est raréfié (mélh. de Nissl). Les glandes cellules de i couche granuleuse présentent les mêmes altérations. Les petites oelinls de la couche nucléaire ne montrent rien de remarquable. Dans la partie achromatique (méth. de Heidenhain et Delafleld) le réseau filaire est détruit, les cellules sont presque en nécrose, et seulement àfim b prolongements, sont visibles les stries parallèles et tangentielles. Le« prolongements protoplasmatiques (méth. de Golgi) quelquefois mofltrent des renflements en chapelet, d'autres fois sont détachés du corp» cellulaire, qui est déformé à son tour, ou bien fragmentés le long de leur extension.
Pour ce qui a trait à la dégénérescence, bien des fois la mort a^^ot été rapide, les préparations par la méthode de Marchi ne moiiM nen d'important; seulement dans Texpérience III, j'ai occasion «Toitserver la dégénérescence marginale, et de la substance blanche du vermis antérieur, dégénérescence initiale du vermis inférieur et de li portion autéro-in férié ure du vermis supérieur, dégénérescence avaDwe du noyau dentelé.
Protubérance, bulbe, moelle. — Chromatolyse périnucléaire et périphérique avec légère raréfaction du protoplasme, dans les cellules d^ cornes postérieures (méth. de Nissl); d*autres fois homogénéisatioc du protoplasme, ou dégénérescence granuleuse de la chromatine, peit^ du contour cellulaire; dans le noyau, parfois, rien de remarquab^e, d'autres fois présence de chromatine. Abolition du iTseau filaire, évidente dans toutes les cellules (mélh. de Hcidenhein). Dans les pn>longemcnts (méth. de Golgi) : renflements en chapelet du oyliodif axial et des prolongements protoplasmatiques, interruption, fragmefitation, perte de tout contact avec le corps cellulaire.
Le diagramme de la moelle est par places altéré, la substance grise semble diminuée en volume, comme ratatinée, surtout dans ses corner postérieures, qui sont quelque part tout à fait disparues. Par la métho>ie de Marchi on peut observer les difl'érents degrés de dégénérescence, ^ la simple dégénérescence marginale, à la totale; cependant il arrive d'observer plus fréquemment, entre les partie dégénérées, les ooixlons postérieurs, les racines postérieures, la zone de Lissauei*; suivent en frequencf les cordons antérieurs et les voies pyramidales.
Je crois pouvoir tirer des expériences que je viens de rapporter, les conclusions suivantes :
1° L'opinion (soutenue dans un autre travail) sur la présence d'une ptomaïne toxique dans les muscles, dans le sang et dans lesorgane* des animaux échaudés, reste confirmée;
2° Cette ptomaïne est la cause de la mort des échaudés; elle produit, dans les centres nerveux, des altérations anatomiques qui,
fidant, ne sont pas capables^ à elles seules, d'amener la mort mimaux ;
Ces altérations sont semblables à celles qu'on a rencontrées différents types d'infection ;
Les inoculations de ces ptomaïnes produisent, dans les centres eux, les mêmes altérations que les brûlures. M. le professeur L. Armani, qui m'a facilité ce travail, j'adresse les remerciements.