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Alî

C. Examen des résultats. — La figure 3 résume les résultats de la

8 1. iswkvm.

précédeate étude expérimentale. Sur l'ordonuée horisoalale, i

Pig. \. — Ligoei topograpbiquea de distribution des tempéralures, d ■nastio liquide jusqu'à la profondeur de f centimilre eu-dewoua de 11 du corpa.

température des bains ; sur rordonaée verticale, celle de la ré^oi

topooraphib thbiuiique. 9

to. La ligne OA, à 45% indique la marche d*ua corps inerte. ou poikilotienne. I^ masse musculaire n*est pas influencée par la réfrigération. jds surfaces cutanée et sous-cutanée s'éloignent rapidement de la ligne les températures variables OA, et présentent une grande résistance au (roid.

Le diagramme de la figure 4 exprime d*une façon beaucoup plus irappinte révolution des températures depuis Teau du bain jusque vers le eeDtre du corps. Les abscisses donnent la profondeur des régions explorées. On a marqué les explorations à 2 et à 12 millimètres. Les ordonnées portent les températures. On remarque :

i* Ijbl rapidité avec laquelle la ligne des températures s*élève au contact de la surface cutanée, principalement dans les bains très froids;

:2* La résistance de la peau, pour les basses températures de rétrigé^ ntion. En traversant la peau, les courbes de 5 et 12 degrés s'élèvent assex rapidement pour atteindre 24<^ au niveau de Taponévrose et rejoindre la courbe du bain à 18\ On peut donc dire que :

La résistance aux fortes réfrigérations est telle, que la face profonde delà peau garde la même température dans les bains à 7, 12 et 18^ ;

^ A partir de 22 et 2ô<», la résistance de la peau est faible; la courbe des températures s'élève à peine en la traversant ;

4* L'ensemble des six courbes converge rapidement vers la direction de 36 et in\ L'amplitude du faisceau, égale a 30®, au contact de Teau, n'est plus que de iS** au niveau de la surface du corps, de 11* en traversant Taponévrose, de S à 2® au-dessous de cette membrane ; elle se réduit à 0, a 8 ou 10 millimètres de profondeur dans la masse musculaire.

D faut rapprocher ces faits du phénomène d*hyperhémie (négligé pir les auteurs) qui se développe avec intensité aux basses températures, pour comprendre comment la peau, réchaufTée par Tactive circulation du sang dans la nappe sous-cùtanée, lutte si partiellement contre Tinvasion du, froid.

Concluons que ce n'est pas en abandonnant le domaine périphérique, en rejetant la masse sanguine vers le noyau central, et faisant, en quelque sorte, la part du froide que Thomœotherme conserve sa haute température.

COlfPARAISON DES TEMPERATURES PROFONDES.

Le précédent chapitre nous a montré qu*à faible distance de la suriace, la température du corps est très élevée, et qu'il y a lieu, même pendant la réfrigération^ d'attribuer à la totalité de l'organisme une température moyenne voisine des températures maxima normales du noyau central. Il faut encore comparer la marche de ces diverses températures intérieures, montrer que leurs mouvements sont de même sens, qiïaucune température ne s'élève au détriment des autres^ avant d'accepter le principe de la mesure des variations tomiques générales, par l'étude d'une seule région de l'organisme.

10 ^. LEFÎEVRE.

Dans ce but, nous avons comparé Faisselle et la bouche, la bouche et le rectum, et, dans certaines expériences d^ensemble, le rectum, la bouche l'aisselle et Taine.

a) Comparaison de la bouche et du rectum, — I^ réfrigération est produite par un bain à 22*. Dix minutes av^nt Tentrée dans Teau, un thermomètre, à réservoir très (in, gradué par cinquièmes, est placé sous la langue. Un masque de caoutchouc auquel s'adapte un tube destiné à recevoir et à soutenir la tige du thermomètre, empêche Tair de circuler dans la bouche et permet à celle-ci de garder bientôt une température invariable. Un thermomètre semblable sert à prendre la température rectale. Après avoir enregistré les deux températures et retiré le thermomètre rectal, le sujet, au signal donné, entre dans le bain et s'allonge, Axant les mains au bord de la baignoire, et relevant les genoux par flexion des jambes sur les cuisses. Grâce à cette position, l'anus permet l'introduction rapide du thermomètre dont la tige sort de l'eau et dont l'équilibre est réalisé en moins de deux minutes. De minute en minute, on enregistre les températures rectale et buccale.

b) Comparaison de faisselle et de la bouche. — Le thermomètre buccal .est placé comme dans l'expérience précédente. La cavité axillaire gauche où se trouve le réservoir du deuxième thermomètre, est exactement fermée par une pièce de caoutchouc en forme de fer à cheval sur laquelle le bras est fortement appliqué par une courroie passée autour de la poi' trine. La tige du thermomètre sort de la cavité en passant à frottement au travers d'un orifice percé dans la plaque de caoutchouc. Les températures lues, le sujet s'installe dans le bain et les températures sont relevées toutes les minutes.

c) Comparaison de la bouche^ de Faisselle, de laine et du rectum» — Le sujet reste debout. Les thermomètres axillaire et buccal sont placés dans les pièces de caoutchouc, leurs liges sont soutenues par dè^ fils, fixés dans deux anneaux passés, le premier autour de la tête, \& deuxième autour du cou.

Le thermomètre rectal, obliquement dirigé en arrière, est soutenu par* un cordon qui se rend à la ceinture que le sujet porte autour des reins » Le pied gauche placé sur un escabeau élevé, le sujet forme, par flexioix de la cuisse, une profonde cavité où le réservoir du thermomètre de Tain^ est entièrement caché et protégé en outre par des bandes d'ouate et d^ toile gommée. La tige, presque horizontale, dépasse la hanche à gauche*

Lorsque les quatre colonnes de mercure sont immobiles, on répand, en pluie fine, sur le corps du sujet, l'eau d*un réservoir exactement jaugé. Toutes les températures sont relevées par deux observateurs, de minute en minute. L*échauffement de Teau, pendant les quinze minutes de l'expérience, fait connaître la perte de la chaleur.

Tableau

TOPOORAmiS tHKRMIQUE.

Tableau do la marche des quatte températures.

0 minute

^jictvu.

BODOU.

ao-40

AltaULI.

AIHB.

Examen de ces résultats. — La bouche et le rectum suivent des mou-

Fig. 5. — Marches comparées des températures axillaire rectale, de TaïAe et de la bouche pendant la même réfrigération.

rements exactement parallèles ; ils s*élèvent d*abord lentement de 0^,1, pois s'abaissent de 0^,25 à la fin de Texpérience.

La bouche et Faisselle suivent aussi des mouvements parallèles, s*élè- Tint et s*abaissant ensemble.

12 * ^« LBFisVRB.

Ces mêmes phénomènes apparaissent avec plus de netteté sur les courbes de la figure 4.

Le rectum et la bouche appartiennent Tun et Tautre au noyau central; Faisselle et Taine donnent les températures des grosses masses musculaires de la racine des membres. *— Or, les courbes montrent que les températures montent simultanément, mais que Tenveloppe musculaire 8*échaufre environ de 0^,3, tandis que le noyau central ne s'élève que de

On peut donc conclure que :

1^ Les diverses températures intérieures, viscérales ou musculaires non seulement sont de même grandeur, mais qu*elles subissent pendant la réfrigération des oscillations de même sens ;

2° I^a masse musculaire, au début de la réfrigération, s'échauffe environ trois fois plus que la région splanchnique ; ce qui condamne cette hypothèse, à savoir que la région splanchnique est privilégiée au point de vue de la conservation ou de la production de la chaleur.

ÉTUDE DE LA RESISTANCE THERMOGÉNÉTIQUE DE l'oRGàNISME HUMAIN

SOUS L* ACTION REFRIGERANTE DE l'eaU.

En nous autorisant à dire que la totalité du corps (sauf peut-être la région cutanée) conserve, pendant la réfrigération, une température moyenne élevée et très sensiblement constante^ en prouvant que la marche de toutes les températures sous-aponévrotiques est uniforme, les deux premières parties de ce mémoire ont non seulement donné un sens à l'expression vague et jusqu'ici illégitime de température du corpsy mais encore un caractère de précision au problème de la résistance. Il suffit maintenant d'examiner,- en un seul point du corps, 7a marche de la température interne et de la mettre en regard des quantités de chaleur perdues pendant la réfrigération, pour se faire une idée de la résistance de l'organisme humain et obtenir les éléments d'une mesure approximative de sa thermogenèse.

Deux séries de recherches ont été faites ; la première sur la température musculaire; la seconde sur la température rectale. Exposons brièvement les deux méthodes.

A. Marche de la température intérieure du hicepsy pendant la réfrigération totale du corps, — La température est prise à 12 millimètres de profondeur avec l'aiguille thermo-électrique décrite. La soudure fixe est dans le bain à côté du thermomètre. L'expérience comprend :

La détermination du 0 du galvanomètre; la lecture de la déviation galvanométrique pour la température du biceps avant le bain ; l'entrée dans l'eau du si^jet avec immersion jusqu'à la base du cou ; puis, de minute en minute, la double lecture de la déviation du galvanomètre avec la lunette» et de la température de l'eau; enfin, après le bain, la

TOPOGRAPHS THniMIQUB.

nesure calorimétrique de la chaleur cédée à Teau (toutes corrections aites) et la détermination du degré de température, en fonction du degré ;alTanométrique.

La tableau suivant résume les calculs de trois expériences à IS, 18 et

5 degrés.

TBBPS.

0 nioBie..

tt -

B. Étude de la température rectale, — La température est prise avec Q thermomètre d'une extrême sensibilité à colonne variable, et capable 'atteindre son équilibre en une minute. La technique suivie est celle ue nous avons indiquée dans le chapitre précédent, au sujet de la comaraison des températures rectale et buccale.

Les tableaux suivants contiennent les résultats des expériences faites 5, 12, 21 et 20^, IjCS calories perdues sont inscrites en face de la Dlonne des températures.

0 mioate.

■AHI à 5*.

Température rectale.

37»30 37,35 37,40 37,48 37,43 37,44 37,45 37,45 37,fô 37,U 37,42 37,40 37,35

Caloriee.

BAIR à. 12*.

Températore rectale.

Calories.

lOi 184,7 136,4 148,1 158,8 171,5 194,5

i, LEFEVIUE.

TBMPt.

0 minute

Température rectale.

Caloriee.

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