CONDITIONS DU TRAVAIL MUSCULAIRE
On remarquera que, si on laisse de côté le travail de la première minute, la moyenne des deuxième, troisième et quatrième est précisément 14.1, c'est-à-dire égale à la moyenne générale des neuf suivantes. Le chiffre très faible de la deuxième minute a été compensé par un chiffre plus fort, à la quatrième minute, si bien que finalement la puissance moyenne est resté constante.
Ces compensations s'observent toujours.
in. — De t augmentation graduelle de la puissance par le travail,
D ne faut pas prendre trop rigoureusement Texpression de régime régulier. En effet, on peut dire que jamais le régime régulier n'est obtenu. Deux phénomènes inverses s*obser\'ent, quand on poursuit le travail pendant quelque temps : d'une part, parfois, des phénomènes de fatigue graduelle ; d'autre part, et plus souvent, des phéiK)mènes d'excitabilité graduellement croissante. Ces derniers se produisent surtout si le travail n'est pas exagéré.
Il se fait dans le muscle, par suite de cette yaso-dilatation plus active, que M. Chauveau a si bien démontrée, une restauration de plus en plus parfaite, si bien qu'au cours d'une longue expérience sa puissance va en croissant. C'est un phénomène d'entraînement, mais non d'entraînement à longue échéance tel qu'on l'observe dans les exercices du corps chez les athlètes, les gymnastes, les coureura; c'est un entraînement immédiat, et qui se fait pendant le travail même.
En voici entre autres un exemple (R.) (P. de 600 gr.) :
GnimmHres pAr lee.
i** minute.
Moy. 33,6
' Grammètres
par MC.
minute.
Moy. 39,0
Moy.48,0
Nous donnerons un autre exemple eh ne prenant que les moyennes de six minutes. La fréquence était quelque peu différente ; mais les dif-
AHDRK BROGA IT GHARLX8 RICHST.
férenoes de fréquence sont insuffisantes à expliquer la constante ao^ mentation de la puissance musculaire (R., P. de 500 gr.).
Grammèifcs par Me.
Fréquence 76 21,1
GraBBèlni
Fréquence 116 Si,5
Il convient d'ajouter que cette augmentation de l'excitabilité n'est pas aussi marquée chez B. que chez R. Mais elle existe cependant, et avec assez de netteté pour qu'on puisse très probablement considérer le fait comme général.
Il concorde d'ailleurs très bien avec ce fait, d'observation vulgaire, qu'un travail musculaire soutenu est bien plus pénible au débat, dans les dix ou vingt premières minutes de travail que plus tard, lorsqu'un entraînement immédiat s'est produit. Zuntz et Lehmaïui, dans leurs expériences sur le cheval, ont vu que le cheval travaille plus économiquement, au bout d'un certain temps d'activité musculaire, qu'au début.