CONDITIONS DU TRAVAIL MUSCULAIIUB
saoce avec le poids est lente, la décroissance de la puissance» à partir de cet optimum, est extrêmement brusque.
Si l'on opère avec des poids faibles, c'est-à-dire au-dessous de 400 ^mmes, les chiffres obtenus n'ont pas grande valeur, surtout si l'on emploie des contractions très fréquentes ; car, dans ces conditions, le poids soulevé n'a pas le temps de revenir à son point de départ, et les oscillations du poids ne suivent plus les mouvements de l'index.
En opérant avec des poids supérieurs à 400 grammes, cette cause d'erreur n'est pas à craindre.
n semblerait, à voir les résultats du tableau précédent, qu'il y a avantage à travailler avec des poids très lourds ; mais cet avantage est illusoire, car le travail est alors extrêmement pénible, et il ne peut être effectué qu'au prix d'un effort assez douloureux. Si, dès le début, on avait commencé à travailler avec un poids très fort, il eût été impossible de continuer. C'est seulement grâce à l'accroissement d'excitabilité par l'entraînement immédiat que peut s'effectuer ce travail.
Ajoutons qu'à côté de l'entrainement immédiat il faut tenir compte aussi d'un entraînement à longue échéance. A force de travailler ainsi avec notre fléchisseur de l'index, nous avons flni, au bout de deux ou trois mois, par travailler beaucoup mieux, et par obtenir des résultats bien plus favorables qu'au moment où nous commencions nos recherches, au point de vue du chiffre absolu du travail effectué.
Quoi qu'il en soit, si réellement le travail effectué est plus grand avec un poids de 1 ,250 grammes qu'avec un poids de 1 ,000 grammes, il est beaucoup plus pénible, et il ne se soutiendrait guère pendant une demi-heure ou une heure. On est alors très près de l'épuisement du muscle, de sorte que nous pourrons considérer comme poids optima les poids de 750 à 1,000 grammes pour le fléchisseur de Hodex. Les différences d'énergie individuelle jouent certainement on rôle important; mais, d'après quelques essais faits sur diverses personnes, il nous parait bien que c'est autour de ces deux chiffres de 700 et de 1,000 grammes, qu'oscillent les optima des poids à ^ever pour le fléchisseur de l'index '•
V.— InHuence de la tréquence des contractions sur la puissance
des muscles.
Cette question n'a pour ainsi dire pas été traitée par les physiolo-
* Noos avons aussi fait quelque expériences sur les muscles du chien. Elles DOOfl ont confirmé dans les lignes essentielles ce qae nous avions vu plus nette-