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r mieux nous rendre compte de cette constance du travail, )s fréquences variables, et, afin d'éliminer les influences, soit Atigue, soit de l'augmentation d'excitabilité, nous avons dû
8S4 ANDRB BROCA. BT CHARLES RICHBT.
faire des expériences croisées, dans lesquelles nouft revenions ta point de départ.
Voici les chiffres obtenus dans une de ces longues expériences. Chaque chiffre en grammètres représente la moyenne de six minutes de tnnil (B., P. de 600 gr.) :
rréqaenoe Gnmmètrai
par min. par mc.
ilO 87,55
Fréquence Grtmmèbii
par min. pariet
Ainsi, dans cette expérience, alors que la fréquence a varié du simple au double, les variations maxima de la puissance ont été de S4,90 (minimum) à 39,18 (maximum), c'est-à-dire à peine duo dixième, et la simple inspection du tableau montre que le chiflre 34,9 est certainement aberrant.
Il semblerait donc qu'il fût avantageux pour le muscle de travailler avec une fréquence très grande, puisque, avec l'augmentation de la fréquence, la puissance du muscle parait augmenter ; mais cette soi-disant croissance de la puissance musculaire avec la fréquence n'est qu'une illusion, comme lorsqu'il s'agit de poids -très forts. En eflet, avec les grandes fréquences et les grands poids, malgré la très forle puissance apparente du muscle, le muscle est très près de l'épuisement ; et le travail exécuté ne l'est qu'au prix d'un très grand effort, et ne pourrait être continué longtemps.
La croissance de la puissance musculaire avec la fréquence est la confirmation de la loi établie par Heidenhain, puis Nawalichin» loi si bien modiliée par M. Chauveau {Le Travail muscukiTe^ p. 154-162) ; mais elle se présente ici sous une forme un peu diffé' rente. Heidenhain et Nawalichin avaient vu que l'énergie consommée croit en même temps que les différentes phases de la contraction; autrement dit, que les petites contractions dégagent moins de travail chimique que les autres, à travail dynamique égal, et M. Chauveau a vu que réchauffement musculaire est d'autant plus petit, pour un raccourcissement donné, que le muscle est plus près de son maximuia d'allongement normal.
Nos expériences fournissent la conséquence presque nécessaire de ces observations, à savoir qu'il vaut mieux, à égalité de travail, faire de petites contractions nombreuses qu'en faire de grandes, peu fréquentes. Cette conclusion était implicitement contenue dans les faits
CONDmONS DU TRAVAIL MUSCULAIRE.
par Heidenhain, Nawalichin et Chauveau ; mais il n*en est 3s intéressant de Tavoir démontrée par une expérimentation D'autant plus qu'on aurait pu, à la rigueur, concevoir que la le fatigue ne fût pas exactement parallèle à celle de l'intenssante des actions chimiques, établie par Nawalichin, ou des liermiques, établie par M. Chauveau.
-* iDÛuence de la fréquence et des poids sur la hauteur
des secousses*
qu'on pouvait le prévoir a priori^ la hauteur de chaque seva en décroissant à mesure que la fréquence et le poids lent.
sntre autres une expérience, ave« poids invariable et fréquence (B., P. de 500 gr.) :
Hauteur
de chaque secoaase
eo oeniimètrei.
Fréquence
par
minute.
Hauteur
de chaque seoouiiie,
en centimètres.
me autre expérience où le poids a été variable et la fréquence ) (B., fréquence 150 par minute) :
Hauteur
de chaque aeconsse
en centimètres.
Poids
en
grammes.
Hauteur
de chaque secousse
en centimètres.
tsuit, ainsi qu'on peut le voir sur la figure ci-jointe qui donné one de nombreuses expériences, que, pour des poids croisdes fréquences croissantes, la hauteur de la secousse va en nt, mais que cette diminution est moindre que Taccroisse- I la fréquence et des poids, de sorte que les hauteurs des es tendent à devenir constantes, à mesure que le poids et la ce augmentent.
InHuence des intermittences sur la puissance musculaire.
It intéressant d'étudier avec soin l'influence qu'exercent sur ûl musculaire les alternatives de repos et de travail. Nous
ANDRi BROCA ET CBARLBS MCHR.
avons été ainsi amenés à constater certains faits paradoxaux qu'on . n'aurait pas pu soupçonner «priori.
On a. vu que pendant la première minute on fait toujours un travail très fort. Il s'ensuit que, si on prend un certain temps de repos après le travail^ on rend au muscle une vigueur nouvelle. La coosé-
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