‹ Archives de physiologie normale et pathologique (volume 5)Chapitre 86 sur 269 · LïrivRE · texte numérisé non relu

LïrivRE

aponévrotiques : /o/é, rectum^ muscle. Le parallélisme de Ieurér(h lution thermique est parfait. Leur résistance au froid dure à peu près 5 minutes ; puis la chute commune commence. A la fin du bain, le ioie (de tous les organes, celui qui a priori semblerait être le privilégié) a baissé tout autant quje les niasses musculaires des membres et le rectum.

L'examen des deux régions sus-aponévrotiques, surface cutanée et région sous-cutanée, montre immédiatement que ces régions, la sous-cutanée principalement, restent très élevées au-dessus de la ligne poïkilotherme. Au début, il est vrai, leur chute a été rapide; mais, à partir de la 5' minute et jusqu'à la fin de Texpérience, elles suivent une ligne presque horizontale. La peau s'accommode en quelques minutes aux températures de 36^, et, tandis que les températures centrales s'abaissent rapidement et manifestent une allure poïkilothermiquCy c'est la sous-cutanée qui, pendant la suite de la réfrigération, reste bomœotherme^ en bénéficiant de la chaleur /7rodiguée par le noyau central.

Chez le lapin, chez le porc, les courbes sont de même nature, et l'adaptation homœothermique de la sous-cutanée a toujours lieu entre 22 et 27^" pour le lapin, 19 et 24^ pour le porc. Mais cette adaptatioa peut-elle durer longtemps? A force de baisser, les températures centrales ne vont-elles pas rejoindre les' températures périphériques? Et alors, que se passera-t-il ? A ces questions la réponse est donnée par une expérience de 90 minutes à 10'' chez un lapin mâle pesant 3''»,700. Voici le résumé de cette expérience.

TIMM.

0 minute

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— (mort).

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(4«aUea4iBMi).

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Mcnv.

En prenant les temps pour abscisses, les températures pour ordonnées, on a construit, à l'aide du précédent tableau, le diagramme de la figure 2 qui montre clairement l'évolution complète des cinq températures étudiées, pour une expérience de longue durée.

TOPOGRAPHIE THERMIQUE. !26i

'Les trois courbes centrales présentent une inflexion entre '50 1 60 minutes, au moment où leur faisceau commence à toucber la 3us«cutanée. C'est la phase critique qui se prépare. Toute résistance st finie. Comment d'ailleurs la sous-cutanée se maintiendraitrelle, uisque le sang qu'elle reçoit encore abondamment ne peut plus se &chauQer dans les masses centrales refroidies? Dès lors, les trois

Temps (minutM)

ig. 2. — Marche comparée des températures, dan» un bain de 90 minutes à 10*,

chez le lapin.

iourbes sous-cutanée musculaire et rectale, bientôt confondues, iuiyies de près par le foie, commencent une descente rapide dans aquelle elles entraînent la courbe de la surface cutanée, en se rap- )rochant rapidement de la ligpne poïkilotherme. Vers la minute 100, a temfiérature du corps est homogène ; le coma profond qui existe lepuis 20 minutes s'est transformé en mort complète. La tempéraiore commune est à ce moment à 18^ I

B. — Marche comparée des températures du corpSy en fonction de la température du bain.

: On peut grouper les résultats de plusieurs bains de même durée, I des températures différentes. Les variations thermiques ne seront lues qu'à l'intensité de la réfrigération.

; Comme premier exemple, prenons deux expériences de 40 minutes 8 et 18* chez un jeune porc de 15 kilos.

da bain.

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