‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 2)Chapitre 81 sur 153 · BotryUuê fruinofut, (n. sp · texte numérisé non relu

BotryUuê fruinofut, (n. sp

Connus comme dans les deux précédents ; systèmes irréguliers à animalcules nombreux. La couleur est très-variable et les cormus pré. sentent toutes les teintes comprises depuis le bleu violet foncé jusqu'au bleu légèrement verdâtre en passant par le bleu pourpre, le gris violacé, etc. ; les animaux à l'état frais offrent constamment une certaine glaucescence qui fait distinguer cette espèce avec assez de facilité : les tubes marginaux ont leurs extrémités jaunes : les tentacules de l'oriflce branchial sont d'un blanc jaunâtre, moins bien développés que dans les deux espèces précédentes. Il arrive que ces tentacules manquent complètement chez certaines variétés tandis que d'autres en ont quatre, six et même huit. Le point gangUonnaire existe presque constamment : il est d'un pourpre foncé ; la croix fait le plus souvent défaut.

Je considère cette espèce .et les deux précédentes comme très«affinés et je crois qu'elles sont depuis peu en voie de différenciation : d'où les nombreuses variétés qu'elles présentent. L'uniformité ou plutôt la conformité anatomique de ces trois espèces, la présence d'un point ganglionnaire pourpre ou carmin chez la plupart de leurs variétés, la couleur constamment jaune des extrémités gemmifères des stolons, l'habitat commun, tout confirme cette manière de voir. Il est telle variété du B. smaragduê^ notre variété cyanovirens par ex., qui se distingue fort difficilement des variétés verdâtres du B. pruinoms et d'un autre côté les jeunes individus du £. smaragdus res-^ semblent souvent à la variété viridulus du B. Schlosseri syec laquelle toutefois ils n'entrent pas en concrescence, ainsi que nous l'avons dit plus haut.

Var. a. B. pruinosus. Couleur et aspect du raisin noir ou mieux encore du fruit de l'airelle et du prunellier : bord cloacal légèrement pigmenté de jaune : ouverture branchiale bordée de blanc jaunâtre :

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tentacules développés; point ganglionnaire bleu et pourpre mi-parti. Commun sur les plantes marines, plus rare sous les pierres. (Voy. PL XXVII, flg. 6 et 7.)

Yar. p. B. edeniatus. Entièrement d'un bleu violacé : pas de tentacules à Foriâce branchial. Point ganglionnaire peu marqué, À. G.

Var. Y- B. Pulsatilla. Violet foncé pigmenté de jaune autour des cloaques communs; point ganglionnaire d'un pourpre foncé. Pas rare sous les pierres. (Voy. PI. XXIX, fig, 1.)

J'incline à penser que le Botryllus polyeyelus de Savigny doit être rapporté à cette espèce. Un seul caractère parmi ceux indiqués par l'illustre zoologiste s'oppose à ce rapprochement : c'est la couleur des tubes marginaux qui sont, d'après Savigny , rougedtres et terminés de bleu violet. J'attribue une telle valeur aux indications fournies par ces organes que cette seule considération suffit pour m'empécher d'identifier les B. pruinosus et polyeyelus. Peut-être faut-il admettre que Savigny ayant étudié des animaux conservés, il n'a pu apprécier exactement le véritable aspect des extrémités gemmifères des stolons. Je laisse à de plus hardis le soin de faire ou de ne pas faire la réunion de ces deux espèces.

ni. Espèces de la troisième lone on lone des laminaires.

Les Botrylles de cette zone ont des connus plus petits et moins épais que ceux dont nous venons de parler, mais plus résistants toutefois que ceux des animaux de la première zone. Ils habitent les fucus et autres plantes marines et sont rarement exposés à l'air. Malgré ces conditions d'existence, en apparence plus uniformes, ils présentent des variations aussi remarquables que leurs congénères des autres zones, et bien que nous ayons dû nous restreindre beaucoup, nous leur avons consacré presque une planche de ce Mémoire ; un dessin même trèsimparfait, vaut mieux pour des groupes de ce genre que les plus longues descriptions, d'autant plus que c'est au moyen de modifications souvent très-légères et presque indescriptibles que sont produites les variétés les plus dissemblables.

Les animalcules des Botrylles de ce troisième groupe sont généralement plus grands que ceux des espèces de la première zone, plus petits que ceux des trois espèces dont nous nous sommes occupé en

REGHERGHEB SUR LES 8YNASGIDIES 629

dernier liea. Ils n'ont pour la plupart ni croix ni point ganglionnaire ; leurs couleurs sont généralement sombres, parfois cependant trèsvives et très -agréables. Les cœnobiums sont beaucoup plus réguliers que dans la seconde section. ,

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