BotryXlùidêi îmigM. (n. sp
Ce Botrylloïde présente des cœnobiums composés très-réguliers, à ouvertures cloacales rectangulaires. Les individus sont plus couchés que dans les espèces précédentes (excepté le B. prostratum). Leur couleur est d*un brun violacé foncé, relevé par des lignes jaunes qui affectent la disposition suivante : l'ouverture branchiale et le haut de la branchie sont entourés de cercles d'un jaune brillant. Entre ces deux cercles et plus près du cercle branchial, on trouve huit taches de la même couleur ; Tendostyle est aussi bordé de deux lignes jaunes ; enfin, à la partie dorsale et supérieure, se trouvent deux lignes radiales bientôt interrompues et n'atteignant même pas le milieu du corps de l'animal. (Voy. PI. XXVIII, flg. 5.)
Cette superbe espèce est fort rare et se trouve au niveau des plus basses eaux. Je Tai rencontrée aussi dans des renflements radicaux de laminaires rejetés sur la plage après les grandes marées.
Section H. — GLOMERATiE.
Connus fungoldes, le plus souvent pédicules, s*accroissant surtout par blastogenèse ovarienne. Ouvertures branchiales pourvues de rayons généralement au nombre de six. Filets tentaculaires, 12 : 6 grauds et 6 petits. Œufs mûrs subissant leur incubation dans le cloaque et rarement dans une chambre d'incubation unilatérale. Blastogenèse rudimentaire chez l'embryon.
Tribus L — Polyglinidjb.
Cette tribu correspond exactement, comme nous Tavons dit, aux Polyeliniens unisleUés du Prof. Edwards (Voy. Mémoire cité, p. 66.) Les modifications que nous avons apportées sont surtout relatives aux caractères génériques et ne touchent nullement à Tensemble de cette tribu naturelle, remarquable surtout par le grand développement des organes génitaux situés à la partie inférieure du corps.
A8A A. OIABO
Genns Apudium, Sayigny, 1815.
Il ne faut jamais perdre de vue que les belles observations de Savigny ont été faites presque entièrement sur des animaux conservés dans l'alcool. Or, dans ces conditions, les cloaques communs des Ascidies composées deviennent le plus souvent invisibles ou se réduisent à des espaces dépourvus d'animalcules, ce que Savigny lui-même appelait des aires centrales. G^est là un résultat de la contraction des cormus. Il semble d'ailleurs que l'illustre zoologiste ait pressenti l'identité de ces aires centrales avec ce qu'il nommait les cavités centrales^ puisque dans les planches de son Mémoire il emploie la même lettre N pour désiguer les unes et les autres. Les cloaques communs deviennent d'autant moins visibles que les espèces examinées présentent des cœnobiums plus irréguliers et plus composés. Ainsi voyons-nous que l'existence de ces cavités a élé reconnue dans les Botryllus^ les Polyclinum^ les Synoicum etc, tandis que les Aplidium. les Didemnumy les Eucœlium ont été considérés longtemps et sont encore considérés aujourd'hui comme dépourvus de cloaques communs.
En lisant les descriptions de Savigny et en examinant les figures qu'il nous a données de ses Aplidium l'on apprend que ces animaux ont une ouverture anale peu ou point distincte^ et qu'ils possèdent dans le voisinage de cette ouverture une languette plus ou moins développée et analogue à celle des Polyclinum. Aussi le Prof. Edward en étudiant des Synascidies vivantes n'a-t-il plus découvert un seul Aplidium mais bien quatre ou cinq espèces d.*Amaroue%um c'est-àdire d'animaux qui ressemblent exactement aux Aplides^ comme il le déclare lui-même, à cette seule différence près qu'ils possèdent des cloaques communs. Le Prof. Edwards qui juge avec raison que la multiplicité des noms et des divisions nuit souvent aux progrès de la science a donc perdu une belle occasion de nous éviter le mot d'v4maroucium puisqu'il reconnaît qu'il y a moins d'inconvénients à modifier légèrement les caractères des genres précédemment établis qu'à en créer inutilement de nouveaux.
Nous maintenons le genre Aplidium de Savigny en modifiant sa caractéristique de la maniée suivante :
C!ormus cartilagineux f ungiforme, agglutinant les très-fines poussières à sa partie inférieure généralement pédonculée ; cœnobiums
RECHERCHES SUR LES SyNASClDIES 635
en nombre variable , généralement composés, rarement simples. Animaux s'échappant en entier du cormus par compression ou par macération; tube digestif formant une anse qui dépasse longuement la branchie et disposée de telle façon que si Ton regarde Tanimal du côté droit, l'estomac est en avant, la partie terminale de Tintestin en arrière. Estomac cannelé ou aréole. Ovaire situé au dessous de Tanse intestinale, généralement long et cloisonné longitudinalement, peu ou point pédicule. Les œufs restent en incubation dans la portion terminale de Toviducte où ils forment une série unique parallèle à la branchie.
Ce genre Aplidium ainsi entendu, comprend un grand nombre d'espèces et déjà Savigny avait senti la nécessité de le diviser en deux tribus qu'il caractérisait de la manière suivante :
I« Tribu : Animaux simplement oblongs, à ovaire plus court que le corps.
n« Tribu : Animaux filiformes, à ovaire beaucoup plus long que le corps.
Nous gardons pour la première tribu de Savigny le nom d'AplU dium et nous divisons la seconde tribu en cinq autres sous-genres. Peut-être même ces divisions ont-elles la valeur générique : c'est une question que nous laissons chacun résoudre à sa façon, le genre n'étant comme Pespèce qu'une entité métaphysique sans réalité dans la nature.
Sub-genus.
Ovaire court ; orifice branchial à 6 dents. Aplidium.
Orifice branchial à 6 dents. Amarouoium,
Estomac [
Ovaire
long permanent
Estomac aréole
canaelé \ -c v ( Cœnobiums composés ;cor-
I ^"^nlufl de ' ™^^ monomorphe. Fragarium,
apiusae k Cœnobiums simoies: cor-
fi d t ) Cœnobiums simples; cor-
s. j jjj^g polymorphe. Circinalium.
Ovaire sessile; cœnobiums composés irrégaJiers. Morchélîium,
Ovaire pédoncule ; cœnobiums composés antimériques . Sidnywn,
Sub-genus Aplidium, Sav.
Ce sous-genre est caractérisé surtout par le faible développement des organes génitaux qui ne sont visibles qu'au moment de la ponte. C'est un fait exceptionnel dans la tribu. Il en résulte que les cormus ne sont point pédicules et forment des masses irrégulières incrustantes comme les agrégations des Didemnidœ; les cœnobiums sont composés irréguliers; Toriâce branchial a 6 dents. .
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