Didemnum targassicola, (n. sp
Voy. PI. XXVIII, fig. f^y.i.u Ç. et PI. XXII, fig. 7 et 10.
Cormus plus petit que dans l'espèce précédente. Animaux pouvant à peine se distinguer de ceux du D. eereum par leur intestin pigmenté. A part cette difTérence et les dimensions plus petites du cormus on n'a d'autres caractères pour distinguer ces deux espèces que la coloration, constante chez le D. eereunij variable chez le D. sar» gassieola^ la forme des spicules et l'habitat.
Var. «. Z>. sargassieola (PI. XXVIII, fig. 2 B et PI. XXII, flg.7). D'une couleur jaune pellucide tirant parfois sur le fauve ; spicules formés en général d'un noyau sphéroidal d'où partent des faisceaux de cristaux très-aigus. Ces concrétions sont d'ailleurs très sujettes à varier dans cette espèce.
Var. p. D, saccharinum (PI. XXVIII, fig. 2 1). D'une couleur ambrée (sucre d'orge) pellucide : c'est, je crois, une variété automnale.
Var. Y D. hyemale (PI. XXVllI : fig. 2 y). D'un bleu cendré assez foncé. Cette variété apparaît avec les premiers froids : elle est due à des modifications delà matière pigmentaire (voy. PI. XXII, fig. 7 e).
Var. a. D. miœium{PÏ. XX VII, fig. 2. S). Cormus présentant les deux
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variétés précédentes réunies c'est évidemment une forme passagère, une variété transitoire.
Var. t. D. gnseum (PI. XXVIII, flg, 2 Ç) d'un jaune grisâtre très transparent. Les spicules de cette variété diffèrent notablement de ceux des précédentes (voy. PI. XXII, fig. 10) mais on trouve chez ces dernières une multitude de formes passages qui ne permettent pas de faire du D. griseum un type spécifique distinct.
Toutes ces variétés se trouvent exclusivement sur les sargasses et et quelques autres fucus de la même zone^ jamais sous les pierres ou les rochers. La branche représentée PI. XXVIII, fig. 2 est l'exacte reproduction de la nature et ne donne encore qu'une bien faible idée de la richesse des loufTes de fucus que l'on rencontre à Roscoff.
Genus EucotLiOMi Savigny, 1815. (mutai, lim.).
Le genre Eucœlium tel que nous l'entendons ne peut plus être caractérisé comme il l'était pour Savigny par l'absence de dents à Torifîce branchial et la disposition des animaux sur un seul rang autour d'un centre commun.
Pour nous les Eucœlium différent des Didemnum par la transparence du manteau qui permet de distinguer les fentes branchiales, les dents de l'orifice buccal plus obtuses et souvent rudimentaires enfin et surtout par la disposition du tube digestif. L'anus est supérieur, Touverture clocale ne termine pas un tube long comme celui des Didemnum : Tintestin présente un renflement médian.
Les Eucœlium diffèrent des Leptoclinum par l'épaisseur de la tunique commune, la présence du renflement médian de l'intestin, la forme des cloaques communs qui sont disposés en fentes longitudinales comme chez les Didemnum et jamais largement ouverts comme chez un grand nombre de Leptoclinum.
d7. Bueœlium ^aratiticum, (n. ap.)* Voy. PI. XXII, fig. 4 et U.
Ck)rmus en général peu étendu, d'un blanc jaunâtre , à surface légèrement mamelonnée. Animaux très petits, orifice branchial à 6 dents émoussées ; branchie à quatre rangée de fentes, tubes gemmifères à sommités sphéroidales; spicules réguliers formés de gros rhomboèdres et de cristaux aciculaires entremêlés.
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Cette espèce diffère de VBueœlium hospUiolum de Savigny par le nombre moins considérable de ses rangées de fentes branchiales, ses orifices incolores et non rougeâtresy sa tunique commune peu eztentible et fortement incrustée.
VEucœlium parasitieum est assez commun parmi les Zostères sur les débris végétaux et souvent aussi sur les pédicules du JforcAe//t«i» Argus.
Genus Lbptoclinum. M. Edwards, 1841,
Le Prof. M. Edwards expose ainsi les raisons qui Pont porté à. créer ce genre nouveau : a La plupart des espèces de Didemniens que j'ai rencontrées sur les côtes de la Manche offrent bien comme le />• gelatinosum la conformation générale propre au genre Didemne de M. Savigny (1) mais s*en distinguent ainsi que du genre Ëucœlie par un caractère que j'ai déjà signalé chez certains Polycliniens : Torifice anal au lieu de 8'ou\rir isolément à la surface externe de la masse commune, débouche dans des cloaques communs plus ou moins rameux de la même manière que chez les Àmarouques. Or les Didemniens qui offrent ce mode de conformation ne peuvent évidemment prendre place dans aucune division établie. >
Nous avons vu que tous les Didemniens de Savigny offrent ce mode de conformation ; par conséquent ce n*est pas là ce qui devait motiver la création du genre Leptoclinum ; mais la particularité qui a inspiré ce nom, la minceur de la masse commune, jointe à d*autres caractères assez peu importants, il faut le dire, peut légitimer cette création. Cependant je ne serai pas étonné qu'une connaissance plus approfondie du genre Eucœlium nous amenât à considérer les Leptoclinum comme un simple sous-genre de la coupe générique crée par Savigny.