‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 3)Chapitre 101 sur 126 · XXVIIL NOTES ET REVUE · texte numérisé non relu

XXVIIL NOTES ET REVUE

sont finalement concentrées sur une seule, le D. isostomum, qui vit en groupe de dix à vingt individus entre les muscles de la queue des Ecrevisses.

Cette petite espèce, d’une longueur de 3 millimètres, sans organes génitaux développés et d'une transparence parfaite, offrait les plus grands avantages pour l'étude par compression du système nerveux. Les résultats obtenus sont les suivants :

De chacun des deux ganglions cérébroïdes, situés en arrière du pharynx. partent en avant deux cordons nerveux. Les cordons internes se diviseraient dès leur origine en deux branches, que l’on perd de vue dans le voisinage de la ventouse buccale ; les cordons externes, que l’on peut suivre assez loin, seraient disposés en forme d’arc autour de cette ventouse.

Les nerfs postérieurs émis par les ganglions cérébroïdes sont beaucoup plus importants, et se composeraient d’un nerf externe ou latéral et de deux autres plus internes ayant la même racine et longeant, l’un la face ventrale, l’autre la face dorsale de l’animal. Les nerfs ventraux, beaucoup plus développés que les autres, correspondraient aux gros troncs latéraux, les seuls qui aient été signalés jusqu'ici chez les Distomes comme s'étendant jusqu’à la partie postérieure du corps de l'animal. Les nerfs ventraux, comme les nerfs dorsaux, se réuuiraient deux à deux vers cette extrémité postérieure, les nerfs latéraux restant seuls isolés.

Sur leur trajet, les nerfs ventraux émettent un certain nombre de branches internes et externes. Les branches externes vont s'unir aux troncs latéraux. Dans Je voisinage des points de réunion, ou même de ces points, partent d'autres commissures plus faibles, réunissant les cordons latéraux aux cordons dorsaux, réunis eux-mêmes entre eux par d’autres commissures transverses.

Les branches internes, issues des cordons ventraux, unissent ensemble ces deux cordons, de sorte que, le long de leur trajet, les six cordons nerveux postérieurs se trouvent réunis par des commissures transverses annilaires plus ou moins parfaites.

Outre ces six troncs longitudinaux principaux, le docteur Gaffron signale encore des nerfs qui, prenant naissance à la face ventrale de la racine commune des cordons ventraux et dorsaux, forment une double commissure très fine, envoyant des ramifications vers le pharynx. L'auteur la compare, à tort, je crois, à la commissure pharyngienne signalée par Sommer chez la Douve, et qui n'existe probablement pas.

Enfin il existe encore un système dorsal de nerfs, situé vers le point de division du tube digestif et consistant en un cordon transversal et en deux cordons longitudinaux formant ainsi une double croix. Le cordon transversal s’unirait par ses deux extrémités aux troncs latéraux, et les cordons longitudinaux partiraient en arrière des troncs dorsaux et iraient s'unir en avant du cerveau aux nerfs antérieurs internes.

De ses recherches sur D, isostomum et de celles de Lang sur Tristomum, le docteur Gaffron conclut que, chez les Trématodes, le système nerveux se composerait de six troncs longitudinaux postérieurs, réunis par une série de commissures transverses.

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