‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 4)Chapitre 84 sur 115 · DE MADAGASCAR ET DU SUD-EST DE L'AFRIQUE · texte numérisé non relu

DE MADAGASCAR ET DU SUD-EST DE L'AFRIQUE

PAB

Agrégé de lITnivenlté^ Dootour ès-sdenoee.

Au début de oe travail je dois remercier M. Joubin, proies^ seur au Muséum, qtii m'a domié toutes les facilités pour étudier ces matériaux appartenant aux collections qui lui sont confiées.

Je suis reconnaissant à M. le professeur Fruvot et à M. Bacovitza qtii ont bien voulu accepter de publier ce mémoire dans les Archives de Zoologie expérimentale, dont ils sont leB Directeurs.

La majeure partie de cette collection a été recueillie par M. Ferlus à Fort-Dauphin ; il Ta obtenue en plongeant à une certaine profondeur, ainsi qu'il me Pa assuré lui-même. On ne saurait donc trop louer le zèle de ce fonctionnaire des colonies qui a rapporté des espèces très intéressantes, dont quelques unes sont nouvelles. Je dois faire remarquer que ces recherches sont les premières sur la faune des Hydroîdes de notre possession de Madagascar.

(1) OMnoherdMOiil été fittet an lAbor»toira de Zoologie de UFftctdté des Sde^^ (P. a K.)

ABCH. Dl XOOL. IZP, IT OÉN. — 4« niUI. — > T. TU. — (Vin). ^A

336 ARMANI) BILLARD

L'officier de marine Heurtel, pendant un séjour qu'il fit en 1886 sur la côte sud-orientale d'Afrique (1), récolta également des matériaux intéressants. Enfin la collection se complète par des apports d'importance moindre dus à MM. Bousseau, Alluaud et Geay.

L'ensemble de cette collection comprend trente-trois espèces et variétés ; six sont nouvelles (2) parmi les premières et deux parmi ces dernières. L'intérêt de ces recherches réside dans la grande proportion d'espèces australiennes ou appartenant à des régions voisines, comme il ressort du tableau ci-contre (3); en effet, on ne compte pas moins de huit espèces que l'on peut considérer comme nettement australiennes, ce sont celles qui sont indiquées par le 8igne( +), et peut-être pourrait-on en ajouter quatre autres : SerhUarella lata, Idia pristis, Pcwythea quadriderUata, Lt/tocarjms philippinus, qui paraissent être d'origine australienne, bien qu'elles aient une distribution plus large. Le nombre d'espèces communes à l'Australie et à ces régions africaines atteint la proportion énorme de dixhuit : soit plus de la moitié des espèces de la collection. Un relevé que j'ai fait des espèces antérieurement décrites nettement sud-africaines parle dans le même sens, car sur vingtsept j'en ai compté au moins sept d'origine australienne.

Il paraît y avoir moins d'espèces australiennes dans l'Amérique du Sud, c'est du moins ce qui ressort de l'état actuel de nos connaissances, car si Ton se reporte au travail de Habt- LAUB (1906), sur un nombre global de plus de quatre-vingts espèces, il n'y en a guère que cinq de provenance australienne.

(1) Une partie des exemplaires rapportés par M. Heortel provient de Macalonga ; cette localité n'est pas portée sur les cartes qu'on a généralement à sa disposition, mAroe les pins complètes» aussi donnerai-je, les; renseignements suivants tirés du Dictionnaire de géographie de Vivien de Saint-Martin. Macalonga est un < cap de la côte orientale d'Afrique, an S.'O. de Mozambiqne, au S. de l'embouchure duLongonya, près des lies Primelra, par environ 17* Lat* S.^^St* iS* Long. S. Les Arabes l'appellent Ra$ NUidi,

(i) Je compte dans ce nombre les espèces nouvelles dont j'ai donné une sommaire description dans des notes préliminaires.

(3) La première colonne indique cellet des espèces de notre ooUaction qui avaient été antéfietre* ment signalées dans le sud africain*

HYDROÏDES DE MADAGASCAR

Notre tableau montre aussi une faible proportion dW pèces connues dans l'Afrique du Sud ou régions voisines et dans l'Amérique du Sud et encore ces dernières sont-elles des espèces à large extension géographique.

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