‹ Archives de zoologie expérimentale et générale (volume 5)Chapitre 18 sur 146 · BA88IN DU OBAKI · texte numérisé non relu

BA88IN DU OBAKI

RAQION DU TCHAD

RÉaiON DBS GRANDS LACS ET AFRIQUE ORIBNTAI.R

LimicolariareeUHrigata Sniith.

^- eonnectmu M artens.

— coiMwefeiwMartcns.

— turrùPt.

— turriiVi.

— turriêVAT.

Dupêrthuiti Gcrni.

— twrritVt.

— twfiiormû Mart.

— twriformiB MaH.

obeia Germain.

— iwriformU Mart.

AehaHna marginata Sw.

Aekatina Wevn*i Dautz. var.

Duperthuiti Gertnain.

— Schweinfurthi Martens

— Sehweinfurthi Marteiw var. Fourmui Germain.

— SchtveintuHhi Martens

BuTtoa nHoHea Pfeiff.

Bufioa nilotiea Pfeiff.

(1) J'ai introduit dans lea précédents tableaux, lee espèces récemment rapportées par M. B. Cliudeau. de son voyage au lac Tchad. Cet explorateur est, jusqu'ici, le seul qui ait recueilli des Sucoinées dans ces régions. Comme toutes ces espèces sont encore inédites, j'en donne ici une très courte description :

Succinea tehadiensiê Germain, nov. »p. — Coquille ovalaire allongée ; spire composée de 8 tours, les deux premiers très petits, le troisième formant presque toute la coquille ; sutures bien marquées ; ouverture très grande, égalant les 5 . 0* de la hauteur totale. Test fragile, subpeUucide. Haut. : 11 mill. ; diam. : 4 3^ 4 mill. ; haut. ouv. : 8 mill. ; diam. : 4 miU. Bords du lac Tchad, à K'Guigmi.

Sueeinsa Chudeaui Germain, nov. sp. — Spire tordue, composée de 3 H tours très convexe» séparés par des sutures profondes ; dernier tour on peu globuleux ; ouverture ovale atteignant les 2/ 3 de la hauteur totale. Test mince, fragile, finement strié. Haut. : 8 Vs mill. ; larg. : 4 % mill.; haut. ouv. ; 5 H mill.; larg. ; 3 Vz mill. ; Bords du lac Tchad, à N'Guigml.

LimruBa Chudeaui Germain, nov. tp. — Coquille allongée ; spire composée de 4 tours à croissance très rapide séparés par des sutures bien marquées ; damier tour énorme, ovalaire allongé, très peu ventru ; ouverture égale aux 3/4 de la hauteur, avec un bord externe suberctiligne . Test asses épais, irrégulièrement strié. Haut. : 12 mill. ; larg. : 9 Yt mill. ; haut. ouv. : 8 % mill. ; diam. : 4 mill. Bords du lac Tchad, à Kouloua.

Phyta Hiodora) Joubini Germain, nov. $p. — Coquille senestre, très ventrue ; sommet eomprimé ; spire composée de 4-4 H tours, les premiers très petits et assez étages ; sutures profondes ; dernier tour très grand, très développé en largeur ; ouverture subarrondie. Test un peu solide, irrégulièrement strié. Haut. : 14 mill. ; larg. : 13 mill. ; haut. ouv. : 0 mill. ; larg. : 7 mill. Bords du lac Tchad, à Kouloua.

Pkmorbii Chudeaui (ïermain, nov. tp. — Coquille très comprimée, presque plane en dessus.

LA MALACOGRAPHIE DE L*AFRÎ0UE ÉQUATORÎALE 129

Les développements précédents me permettront de conclure brièvement en disant que toute la partie de l'Afrique située entre le Sahara d'une part et le bassin du Zambèze d'autre part, appartient à la même province malacologique. Au point de vue de la faune terrestre, on peut bien noter quelques genres spéciaux à des régions déterminées ; mais le fait n'a rien d'extraordinaire, les Mollusques terrestres étant, beaucoup plus que ceux qui habitent la mer ou les eaux douces, soumis à des influences variant avec la nature du sol, la végétation, le climat, etc. Malgré ces différences, inhérentes à une aussi vaste contrée que celle envisagée dans cette étude, on ne saurait nier que les grandes lignes de la faune terrestre ne soient partout identiques.

Quant à la faune fluviatile, elle présente une homogénéité plus grande encore : partout, aussi bien dans le Tchad, les grands lacs, le Congo ou le Chari vivent les mêmes espèces, en plus ou^ moins grande abondance suivant les localités. Le Nil lui-même n'a pas de faune spéciale : il e«t habité par les Mollusques du centre africain qui remontent jusqu'à son embouchure. L'Egypte présente ainsi ce remarquable caractère, de posséder une faune malacologique fluviatile purement africaine et une faune terrestre appartenant au système européen (1).

Ce fait, tout d'abord mis en lumière par Bourguignat (1864. II, p. 304 ; 1866), a été étudié par Jickeli (1876, p. 334-353) dans un intéressant mémoire, aujourd'hui trop oublié.

Bubconcave en dessous ; spire composée de 4 tours à croissance lente et régulière ; sutures asses profondes ; ouverture oblique, ovalaire arrondie, garnie d'un fort bourrelet blanc ; test peu épais, finement strié. Diam. max. : 4 Vt mlli ; épaiss. : 1 mill. Bords du lac Tchad, à N'Guigml. (1) Je n'insiste pas id sur la faune malacologique du Nord de l'Afrique (Maroc, Algérie, Tunisie, TripoUtaine, Egypte). On sait parfaitement aujourd'hui que cna contrées ne sont peuplées que d'espèces européennes. C'est en Abyssinie que se fait la transition, par le mélange d'espèces européennes et d'espèces afticaineM. On peut donc, au point de vue malacologique, divi^r l'Atrique en trois provinces distinctes :

a) La faune du Nord | Maroc, Algérie, 'Tunisie, Trlpolitaine, Egypte (Molius<iuos terrestres seulement) i qui se rattache au système européen ;

p) La faune éqnatoriale étudiée dans ce mémoire ;

Y) Enfin la faune de l'Afrique australe s'étendant depuis ie /ambèze, et suffisamment distincte des précédentes.

i30 LOUIS GERMAIN

Cette homogénéité de la faune fluviatile n'est pas spéciale aux Mollusques. Les Poissons présentent, à ce point de vue, le même intérêt. Les travaux de M. Pellegrtn (1904, p. 221 ; 1907)> sur les Poissons du Tchad et du Chari, ceux de M. Bou- LENQEB (1898, 1898a, 1899) sur les Poissons des grands lacs, ont montré l'analogie des faunes ichthyologiques des différents bassins fluviaux de l'Afrique équatoriale, où abondent surtout les représentants de la famille des Gichlidœ.

De telles conclusions montrent le danger de créer dos espèces purement géographiques qui, le plus souvent, finissent par tomber en synonymie, encombrant ainsi inutilement la littérature. Le nombre des espèces à grande distribution géographique est, en effet, de plus en plus grand à mesure que se multiplient les expéditions zoologiques. M. Ed. Lamy (1904, p. 269), a montré qu'il en est ainsi pour beaucoup d'espèces du genre Arca. M. Oh. Gbaviee (1906, p. 295) a, d'autre part, signalé l'énorme extension géographique d'animaux généralement aussi sédentaires que les Annélides Polychètes dont certaines espèces, comme VOwenia fvsifarmis Délie Chiaje, se retrouvent à la fois dans le nord de l'Europe, sur les côtes de France et sur celles de Madagascar, du Chili, des Philippine* et du Japon. En présence de tels faits, il convient d'étudier avec circonspection la distribution des espèces connues avant de se hasarder à en décrire de nouvelles.

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