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XIV NOTES ET RBYUB

l/ias(rumcnt que je présente aux naturalistes fait abtolament disparaître cet inconvénient. Il ue porte plus de lames de verre Gxées. Porte-objet et lamelle ù recouvrir sont ceux que l'on trouve dans le commerce. On garnit le compresseur avant chaque obserTation, et, celle-ci terminée, on retire la préparation telle qu'on Ta vue, dessinée ou photographiée ; jo peut la soumettre à tous les réactifs que l'on veut et la conserver définitivement.

La manœuvre de l'instrument est des plus simples^ comme on peut en juger par les figures et la description. Il est représenté en plan, A, et en coupe verticale suivant la ligne ponctuée B. La platine seule, en coupe trans* versale B'. Toutes les figures sont aux deux tiers de la grandeur d'exécution.

Ainsi qu'on le voit, j'ai conservé, pour le mouvement du plateau mobile, la vis à mouvement lent qui se trouve dans le compresseur dit de Moulinié numéro 70 du catalogue Nachet, de 4881. Je ne m'arrêterai point à décrire ce mécanisme facile h comprendre, et du reste déjà connu, au moins par les microscopes. La seule modification apportée à cette partie do l'instrument est que la goupille directrice /qui a dû être beaucoup plus longue dans mon compresseur, se trouve rejetée du côté opposé aux verres.

Le point important est la mise en place et le dégagement des verres. Voici comment ils s'opèrent :

Porte-objet, -— On ouvre la pièce ab qui tourne autour de la vis a, et l'on introduit le verre qui repose dans une profonde rainure de la platine de l'instrument. Voyez g sur les coupes B et B'. Il se trouve soutenu par ses quatre bords en dessous, tanilis que sa face supérieure est entièrement libre, sauf toutefois aux deux extrémités où se trouvent les ressorts destinés à le maintenir en place. Ceux-ci sont au nombre de quatre : deux fois r' r', et deux autrea r, r, fixés à la pièce mobiij a b que l'on referme après avoir introduit la lame de verre.

Couvre-objet. — Pour fixer la lamelle à recouvrir, on prend la pièce C qui n'est autre chose qu*un III de cuivre avec une petite boule comme réservoir de chaleur et un manche d'ébonite. On la chauffe légèrement à la lampe ù alcool, et Ton dépose une très petite gouttelette de parafflue sous les quatre petites tiges e qui sont aplaties en dessous et bien dressées sur le même plan. Ceci pourrait s'exécuter très facilement en retournant l'instrument, et les quatre petites tiges pourraient être fixées directement au plateau mobile du compresseur. Sur le modèle représenté, elles sont fixées ù un cercle qui peut tourner sur deux tourillons c c, et qui est maintenu en place, soit les pointes en bas, soit les pointes en Tair, à l'aide de la goupille d. Une fois les pointes paraffinées, on pose la lamelle ù recouvrir exactement à sa place, qui se trouve indiquée -par deux traits gravés sur la platine. En actionnant la vis •", on fait descendre le plateau mobile jusqu'à ce que les quatre gouttelettes de paraffine se trouvent en contact avec la lamelle et forcent môme un peu. On prend alors la pièce à quatre pointes D, égalenient montée sur un petit manche d'ébonite, et qui n'a pas besoin de description. On la chauffe légèrement, et on Taupuic sur les quatre tiges e. Celles-ci se trouvent toutes chauffées simultanément, la paraffine entre en fusion, et dès qu'on enlève D, la lamelle se trouve solidement fixée par ses quatre coins» On remarquera

NOTES ET REVUE. xt

que, par la manière même 4ont elle est posée, elle ne peut qu'être rigoureusement parallèle au porte-objet.

On peut dès lors se servir de l'instrument exactement comme du compresseur Mouliniez l'endroit oCi Ton doit déposer les objets à examiner se trouvant indiqué par les traits dont j'ai parlé tout i l'heure. La position oblique des tiges e permet d'amener au point les plus forts oi^ectifs, sur presque toute la surface de la lamelle.

L'observation terminée, il s'agit de conserver le verre à recouvrir exactement dins la position qu'il occupe relativement au porte-objet, et de le dégager des tiges e. Rien de plus simple. La pince C, grâce à sa double courbure, permet de porter de la paraffine chaude sur tout un côté à la fois de la lamelle. On garnit ainsi les deux bords oofrespondant aux grands côtés du porte-objet, et la lamelle se trouve solidement maintenue. Pour dégager les pointes, on n'a qu'à chaufTer de nouveau la pièce D et à Pappuycr sur elles tout en donnant un mouvement d'élévation à la vis i. On n'a plus dès lors, pour retirer la préparation^ qu'à ouvrir la pièce a b, et Tinstroment est prêt ï recevoir de nouveaux verres. Quant à la préparation, elle est encore ouverte par deux côtés, et rien n'est plus facile que d'y faire circuler tous les réactifs nécessaires.

Cet instrument est fabriqué par M. Ballivât, mécanicien à Alger, qui le livre an prix de SO francs, compris les deux petites pièces accessoires. Lo prix se réduirait à 40 francs, accessoires compris, en fixant directement les quatre tiges [e) au plateau mobile, ce qui ne gène pas sensiblement la manœuvre du compresseur. Naturellement, l'instrument pourrait s*exécuter pour les dimensions de verres que Ton indiquerait. Le modèle en vente est établi pour les dimensions ordinaires que Ton trouve dans le commerce . Porte-objet de tl h 28 millimètres de large et de 60 à 80 millimètres de long. L'épaisseur peut varier dans de très fortes proportions. Les tiges e peuvent recevoir des lamelles de 18 à 22 millimètres de côté.

Je n'ajouterai qu'un mot, afin que l'on ne confonde pas ce compresseur avec celui qui porte mon nom dans le catalogue de 1881 de la maison Na« chet, no7l. Ce dernier instrument, du reste fort mal commode, ne répond pas du tout au but que je m'étais proposé d'atteindre, et qui était tout simplement, en ce cas, de pouvoir garder entre les lames de verre, une couche d'eau d'une assez grande épaisseur, tout en supprimant autant que possible i'évaporation, fort nuisible, comme on le sait^ surtout lorsqu'on travaille à l'eau de mer. Ce que je désirais était, en définitive, une combinaison du Moulinié et du compresseur que vend M. Vérick. Cette combinaison a été réalisée également par M. Ballivet ; la seule différence est que, le couvre-objet se trouvant ici soutenu, on a pu laisser un jeu, très faible, du reste, entre lui et la lame cylindrique qui entoure le porte-objet; celle-ci, n'ayant plus à agir comme ressort, ne porte pas de fentes, ce qui permet do conserver entre les verres jusqu'à 8 millimètres d'eau, avec une surface d*évaporalion de 51 millimètres carrés seulement pour un cercle de 44 millimètres de diamètre. Il est bon de dire que l'épaisseur maxima que l'on puisse conserver dans le Moulinié est d'environ 3 millimètres, avec une surface d'évaporation

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