MX NOTES ET REVUE
qui t'atUôht à leiir paraiititme^ l'hiitoire des Eponges perforantes présente encore plusieurs lacunes.
Tout d'abord se présente à Tesprit cette question : Par quel moyen la Clione se fraye4-elle un chemin à trayers les parties dures et calcaires de son hôte? Bst-oe par un procédé chimique ou mécanique ? S'établit-elle simplement dans des galeries déjè creusées par d'autres animaux ?
On peut en second lieu se demander quelle influence la vie parasitaire a pu ekercer sur la conformation de Tëponge.
Dans le but de répondre à ces questions, M. Nassonow est allé s'établir à la station biologique de Sébastopol pendant les mois de mai et juin et a observé une éponge nouvelle qu'il décrit sous le nom de Clione stationis et qui habite surtout les coquilles d'huîtres vivantes ou mortes. Des œufs pondus par les oscules furent recueillis en grand nombre, leur développement fut suivi et des larves obtenues. Celles-ci sont d'une teinte orange foncée de forme ovale et pourvues de longs cils qui recouvrent tout le corps qui sont dirigés un pou en arrière vers l'extrémité postérieure et amincie du corps.
Le iO juin, furent jetées dans Taquarium de petites plaques calcaires transparentes prélevées sur des écailles d'huître. Le il juin, l'auteur remarqua qu'un grand nombre de larves s'étaient fixées sur ces plaques et formaient, sur leur surface, des taches arrondies, jaunfttres et délicates d'un diamètre de 7 millimètres. Les jeunes éponges avaient déjà commencé leur travail de destruction.
Ce travail se manifestait tout d'abord par l'apparition, sur la surface de la lamelle calcaire, d'un dessin en forme de rosette. L'éponge envoyait dans la substance calcaire de légers prolongements qui correspondaient aux branches de la rosette. Le 12 juin^ la petite éponge, enfonçant de plus en plus ses prolongements protoplasmiques, finit par détacher un petit fragment calcaire dont ses propres tissus prirent aussitôt la place, tandis que la particule solide, entrant dans son corps, fut ensuite repoussée sur le côté, puis finalement rejetée au dehors. Vers le soir, le dessin en forme de rosette avait disparu de la surface, et à sa place, s'était formée une couronne de petites dépressions dont chacune correspondait à l'un des bras de la rosette primitive. La petite éponge s'était logée presque entièrement dans ces cuvettes, tandis qu'à la surface» à côté d'olle, on voyait un petit amas de particules calcaires ayant à peu près la forme d'un demi-ellipsoïde.
La face supérieure, lisse et plane de ces particules appartenait à la surface primitive de la plaque, et son contour correspondait au dessin visible le matin. Au contraire, la surface inférieure convexe a été taillée dans la substance calcaire par les prolongements protoplasmiques. Grâce à l'emploi de ces procédés à la foia chimiques et mécaniques, une grande somme de tra^* vail est épargnée) une mince couche de calcaire seulement ayant besoin d*être dissoute autour des particules.
Dans son travail sur les facultés perforantes de certaines éponges du genre GlionOt HanooclK écrit quo ces éponges percent à l'aide de leurs formations siliceuses. C'était là sans doute une 'simple supposition. Dans le cas iMscnt, on no pout songer ft mettre en cause cette méthode, car leejetmes
NOTES ET EEVUE. mi
éponges obsartëes étaient encore totalement dépourvue! de spleulea. Il est probable que les prolongements protoplasmlques sécrètent un acide dont la réaction fortement alcaline de Teau de mer a empêché de constater la présence. La grandeur des particules calcaires enlevées était d'environ % mOlimètres. Quand un premier plan de particules est enlevé, un second est foaillé de la même manière jusqu'à ce que la cavité totale soit assez grande pour contenir le corps entier de la jeune éponge qui revêt alors les caractères de Tadolte. L'oscule se forme, et le squelette se constitue. •
L'auteur a souvent vu dans le cours de ses observations, non seulement deux jeunes éponges voisines confluer, fnais des larves se fondra et continuer ensuite à nager, tandis que d'autres, sur les bords, s'unissaient en grand nombre pour former des masses importantes. L. J,