‹ Archives des arts, sciences et lettres (volume 2)Chapitre 7 sur 17 · ANTOINE OLIVIER AU LECTEUR · texte numérisé non relu

ANTOINE OLIVIER AU LECTEUR

Qui veult voir sans traveil tout ce grand coing de terre, (Iadis terreur du ciel qui dompta l'univers), Tant de Duccz, Contez, peuple et pais divers, Que le fier Océan de deux longs bras enserre :

Qui veult voir dez l'un d'eux (d'où l'heureuse Englelerre Pour Gauloise se faire tint les chemins ouverlz) Jusqucs à l'autre bras, et tant de bolewertz Qui gardent tout le coing des fureurs de la guerre :

N'aille retraverser Flandre, Brabant, Lembourg, Artois, Haynault, Namur, Gueldre ni Luxembourg, N'aille voir les Frisons, la doubteuse Hollande,

Ni les hasardeux pas des Isles de Zélande, — Voye ce beau recueil, lors il voyra comment Ce docte Florentin nous faict de tout présent.

En 1581, parut une autre édition italienne du livre de Guicciardini; elle forme un volume de 558 pages sans les préliminaires et la table, qui est également sorti des presses de G. Silvius. Les grandes planches gravées sur bois employées en 1567 et 1568, et qui étaient usées probablement, sont remplacées ici par des gravures sur cuivre imprimées dans le texte, et dont le nombre est considérablement augmenté; qu'on en juge par la nomenclature suivante.

1. Carte de la Germanie inférieure. 15. Carte des pays de Gueldre et de

Page 1