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2-26. Ces deux volumes sont ornés de vingt-cinq planches, représentant des personnages debout. Le premier livre en contient treize, le second, sept, et le troisième, cinq. Toutes sont de M. Baes, mais il n'y en a que sept de signées. En voici la liste d'après les légendes qu'elles portent :
S. Piatus.
S. Chrysolivs.
S. Evbertvs.
S. Martinvs.
S. Victricivs.
Wandalvs.
Gepeda.
Hervlvs.
Svevvs.
Gothvs.
Francvs.
S. Eleutherivs.
S. Medardvs.
S. Amandvs.
S. Acharivs.
S. Eligivs.
S. Mommolenvs.
Quadvs.
Marcoïijanvs.
S. Grimbaldvs.
Sanctvs Macarivs.
S. Aibertvs.
S. Bernardvs.
S. Thomas cantuarius.
Sanctvs Drogo.
5° Histoire de la vie, mort et miracles de Ste Aldegonde, par un frère capucin de la province wallonne. Arras, Guillaume de la Rivière, 1623. In-8° (î).
Frontispice gravé, représentant les bienheureux Walbert et Bertille, signé : M. bas. f.
(1) N° 16160, ibidem.
6° Vita Theodorici a Monasterio, guardiani Lovaniensis, e sinu latibrarum eruta, par Arnould Raissius. Douai, Pierre Auroy, 1631. ln-4°, 16 p. (î).
Au frontispice un beau portrait de Thiéri de Munster, mort à Louvain, en 1515, gravé par M. Baes?
7° Recherche des antiquitez et noblesse de Flandre, par Ph. de l'Espinoy. Douai, veuve Marc Wyon, 1631. In-fol.
Cet ouvrage renferme trois grandes planches dues au burin de M. Baes, mais qui sont loin de valoir bien d'autres plus petites du même artiste qui ont été publiées antérieurement à 1631 :
1» Frontispice représentant la Flandre sous la figure d'une femme accostée de deux guerriers brandissant leur glaive; signé : Mart. bats.
2° Le comte de Flandre assis au milieu de tous les grands dignitaires de » ce pays, avec la signature : Mart. Baes f. (P. 70).
5° Figure de la Pucelle de Gand, signée : Mart. baes. f. (P. 331).
Deux autres grandes planches du volume, c'est-à-dire l'écusson aux armes de l'infante Isabelle, en tête de la dédicace, et le frontispice placé à la p. 330, nous paraissent d'un autre main.
Le livre de Ph. de l'Espinoy est en outre orné d'une grande quantité d'écussons sur bois très-grossièrement exécutés, et d'écussons gravés sur cuivre par différents artistes. Nous croyons pouvoir attribuer à Baes ceux que l'on voit aux pp. 101, 164, 212, 227, 230, 297, 325, 326 et 385 : ils sont moins bons que les autres.
Dans la collection de gravures de la Bibliothèque royale, à Bruxelles, on en conserve plusieurs de Martin Baes, savoir :
1° Grand médaillon flanqué de quatre petits écussons, et signé : a° 1610. Mari. Bas. sculp.
2° Titre gravé de l'ouvrage suivant, imprimé à Arras, par Guillaume de la Bivière : La sacrée Vierge Marie au pied de la croix par Louys Bicheomc (sans date).
3° et 4°. Deux planches représentant quatre médaillons avec les monogrammes de Jésus et de Marie et leurs noms en chinois. L'une d'elles est signée : M. bass. f.
(1) Dutmlleul, Bibliographie douaisienne, p. 15(1.
5° Planche où est représenté un Cœur avec la sainte Trinité au milieu, signée : M. Baes. f.; elle paraît provenir de quelque ouvrage ascétique.
Mr Ch. Le Blanc, dans son Manuel de l'amateur d'estampes, cite quelques autres gravures de M. Baes que nous n'avons pas décrites. Voy. nos 1,2, 3, 20-22 et 24. Cet estimable écrivain se trompe en avançant que l'artiste publiait déjà en 1590; on peut se convaincre de cette erreur en confrontant la description de notre n° 1° avec son n° 23.
Du Tielt (Ghal.), — est l'auteur de celles des armoiries de l'ouvrage de Ph. de l'Espinoy dont nous venons de parler, qui sont gravées sur cuivre avec beaucoup de finesse. L'un de ces écussons (p. 893) est signé d'un monogramme J avec le mot t'Ipre; au bas d'un autre (p. 321), on lit : Ghal. du Tielt fe t'Ipre. Mr Nagler (î) lui donne le prénom de Guillaume et dit que du Tielt est auteur de plusieurs titres de livres assez médiocres, et qu'il travaillait à Ypres de 1614 à 1630.
Santvoort (Abraham). — {Voy. % 11). — On trouve encore une gravure à l'eau forte de cet artiste pour frontispice d'un petit livre excessivement rare, de 48 pages, ayant pour litre : 'T vader ons in XX oude Duytse en Noordse taelen, met tfuytleggingen, etc. Cet ouvrage est attribué à Janus Vlitius, greffier de Breda (2).
{{) IV eue s allgcmcincs Kûnsller-Lexicon, t. XVIII, p. Mi (2) Bibliothèque de Mr Cuypers-Van Vklthoven.
§ 61. Horlogerie.
Sommaire : Jean le Drayere, prêtre, horloger. — Horloge de l'hôtel de Jacqueline de Bavière, à Mons. — Jean de Smet. — Jean Van Troestenberch.
— Peu d'habileté des horlogers de Bruges en 1506. — Horloge à réveil.
— Une horloge de Charles-Quint. — Horlogers de Hasselt du XVIe siècle. Henri Van Nuys. — Martin Deeckens ou Doickens. — Horloges de l'hôtelde-ville, à Leide, et du palais épiscopal, à Liège.
Un prêtre horloger. — Dans la notice que nous avons consacrée à Liévin de le Clite ou Van der Clite, peintre gantois du commencement du XVe siècle (1), nous avons cité divers exemples d'objets d'art, tels que tableaux, sculptures et verrières, qui n'avaient d'autre origine qu'une* condamnation, et que l'on pouvait considérer comme de véritables monuments d'expiation. L'exemple qui suit est d'un autre genre. Une somme de 18 livres parisis que paya Jean de Harnes ensuite d'une sentence du conseil de Flandre, fut consacrée par cette cour à acquitter la moitié du prix d'une horloge qu'avait fabriquée un prêtre, du nom de Jean le Drayere ou den Drayere, lequel habitait Gand, et qui lui fut achetée en 1420.
« A sire Jehan le Drayere, preslre, demourant à Gand, pour avoir fait une orloge frapant à une clocette, de înarehié à lui fait le xije jour d'aoust mi cccc et xx, par ordonnance de messeigneurs du conseil, pour la somme de xxxvj livres parisis, monnoie de Flandres, dont Jehan de Harnes, procureur sermenté en ladicte chambre, païa, pour certaine offense par lui faicte en la personne de Jaquemart du Maisnil, la somme de xviij livres (2). »
Horloge de l'hôtel de Jacqueline de Bavière, a Mons. — Nous avons extrait la description d'une horloge qui surmontait la porte d'entrée de l'hôtel qu'avait habité les
(1) Bulletins de l'Académie, t. XXI, n° 3.
(2) Registre n° 21798, de la chambre des comptes, aux Archives du royaume.
comtes de Hainaut de la maison de Bavière, et en dernier lieu la comtesse Jacqueline, d'un document intitulé : « In- » ventoire des biens meubles appartenans à monseigneur de » Bourgongne estans en son hostel qu'on dist Bavière, à » Mons, en Haynnau. » Cet inventaire fut dressé l 14 mars 1434 (n. st.), par conséquent peu de temps après que Jacqueline eut fait cession de ses droits à Philippe le Bon. D'après une annotation consignée à l'inventaire, il paraît que le duc de Bourgogne fit enlever l'objet dont nous parlons, et qui est ainsi décrit :
« Item, un orloge estofet de un timbre et quatre cloquetles de métal, aussi de deux personnaiges d'ommes armez et des poix de plonc à ce servans, lesquelz orloiges estoit sous le porte dudit ostel regardant sour le court d'icellui (1). »
De Smet (Jean). — Le 28 novembre 1449, Philippe le Bon donna ordre à l'audiencier de délivrer gratis des lettres patentes de commission en qualité de « varlet de » chambre aux honneurs » à Jean de Smet, qu'il qualifie » d'ouvrier d'orloges et de compaz (2) » .
Van Troestenberch (Jean, Hans), — n'était encore, au commencement de l'année 1499, que a faiseur d'orologes » à Bruxelles; deux ans plus tard il est qualifié de « varlet »de chambre et orlogeur de Monseigneur » , c'est-à-dire de Philippe le Beau (3). Au mois de mars 1499, il reçoit 15 livres 12 sous de Flandre (4), « pour l'estoffe, dorure et «fachon de ij petitz orologes qu'il a faiz et venduz pour les
(1) Registre aux chartes de 1433 à 1440, f<> cvj r°, de la chambre des comptes, aux Archives du département du Nord, à Lille.
(2) Acquits des comptes du grand sceau, aux Archives du royaume.
(3) Registre n° F. 187, de la chambre des comptes, aux Archives du département du Nord, à Lille.
(4) Registre n° 186, ibidem.
» mectre en l'armoierie de Monseigneur et les porter avec » lui quant il va par les champs » .
Horloge a réveil. — Dans « l'Inventare des biens meu- » blés Monseigneur le comte de Oltinghen estant en son ostel »à Condet, fait le xixe jour du mois d'apvril l'an mil vc »xiiij », figure « une orloige qui contient reuveille (î) ». Jean, comte d'Ottinghen, seigneur de la Hamaide, Condé, Renaix, etc., mourut le 15 avril : il avait épousé Isabeau de la Hamaide, dame de Frasnes, Warelles, Hyon, etc.
Horlogers de Bruges et de Gand au xvie siècle. - — Si l'on en juge par la note suivante, il n'y avait guère d'horlogers habiles à Bruges au commencement du XVIe siècle.
[1506.] « Roelandt de Malines, orlogeur, demourant à Gandt, lequel le capitaine du chasteau de TEscluse avoit fait venir dudict Gand a l'Escluse, parce que à Bruges Ton ne povoit finer [trouver] de maistre pour remectre à point Torloge dudit chasteau (2). »
Horloges de Charles-Quint. — Nous avons reproduit au § 26 la description de diverses horloges qui ont appartenu à Charles-Quint : dans une lettre de décharge pour le garde-joyaux, signée par l'empereur le 12 juin 1548, nous lisons qu'il donna vers cette époque à sa sœur Marie, reine douairière de Hongrie « une horloge de cuivre dorée, » quarée, sonnant les heures et demy-heures, venant de la «duchesse de Bavière (3). »
Horlogers de Hasselt du XVIe siècle. — Il paraît que dans la seconde moitié de ce siècle, il y avait à Hasselt plusieurs horlogers qui jouissaient de beaucoup de réputation. Nous citerons Henri Van Nuys, qui livra l'horloge de
(1 et 3) Archives du royaume.
(2) Registre n° 271 1 de lu chambre des comptes, ibidem.
l'hôtel-de-ville de Leide, en 1573 (i), et Martin Deeckens ou Doickens. Ernest de Bavière, évêque de Liège, acheta une horloge à ce dernier, en 1589, et le même prince lui fît payer la somme de 500 florins de Brabant, par ordonnance du 2 janvier 1592, pour une grande horloge placée sur la tour du palais épiscopal de Liège.
« Item, dum Sua Celsitudo de mense aprilis a0 1589 in Hasselt esset, émit a magistro Martino Doickens unum horologium mediantibus 400 coronatis (2). »
« Item juxta ordinationem Sue Celsitudinis solvi Martino Deeckens, civi Hassellensi, horologario, super secundo horologio magno in turri palatii Bavarici constituto, et est dicta ordinatio de data 2 januarii 1592 : iijc flor. Brab. (3). »
§ 62. Orfèvreries et émaux.
Sommaire : Bauduin Hendricxzone. — Jacques Dreet. — Pièce d'orfèvrerie offerte à Charles le Téméraire, par le magistrat d'Audenarde. — Orfèvreries artistiques des ducs de Bourgogne. — Jean de Lannoy. — Tristam Berman. — Léonard Charssel. — Jacques Hoefnaghel.
Hendricxzone (Bauduin), — orfèvre, à Bruges, donne quittance, le 9 mars 1465 (n. st.), de la somme de 93 livres 1 sou 9 deniers, de 40 gros de Flandre la livre, pour livraison faite à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, de divers objets, et entre autres « pour une paire de bacins «d'argent dorez et gouderonnez, et le fons à fachon d'un «soleil greneté à l'entour; et au milieu de chascun bachin, » au fons, a ung esmail où il a figure en l'un d'un homme » sauvaige, et en l'autre ung lyon » . Ces deux bassins furent
(1) J. J. Orlers, Bcschrijving dcr stadt Leyden,- 16£1, p. 166.
(2) Compte de la recette générale de 1588-1589, p. 236, chambre des finances, aux Archives de l'Etat, à Liège.
(3) Compte de la recette générale de 1591-1592, f° 100, ibidem.
achetés à l'occasion du baptême de l'enfant d'Adolphe de Clèves, dont le duc de Bourgogne avait été le parrain (î).
Dreet (Jacques), — orfèvre, à Audenarde. Le magistrat lui acheta une belle coupe à. mettre des dragées pour être offerte à Charles le Téméraire, lors de la joyeuse entrée de ce prince en cette ville, le 11 août 1468.
« Ghccocht ende betaelt Jacob Dreet, goutsmet, van eenen zelveren dreegienap, de borde vergult, weghende xiij maerc v onzen ende v inghelsche, die onsen geduchten heere ghepresenteert waren tsinen blyden incommene, ende coste mitten fachoene : ijc lxij liv. iiij st. (2). »
Pièces d'orfèvrerie artistique des ducs de Bourgogne*, — C'est sous le gouvernement de Maximilien d'Autriche et de Marie de Bourgogne, et pendant la minorité de Phi- * lippe le Beau, que le trésor des joyaux accumulés par les comtes de Flandre et les ducs de Brabant, et par les princes de la maison de Bourgogne, fit les plus notables pertes.
11 faut en attribuer la cause à l'état de gêne dans laquelle se trouvèrent les finances après la mort de Charles le Téméraire, par suite des malheureuses expéditions de ce prince, et aussi des émeutes et des guerres qui signalèrent le règne de ses successeurs. Nous avons extrait d'un inventaire de vaisselle d'or et d'argent de toute espèce qui fut aliénée à l'époque dont nous parlons, la description de quelques pièces d'orfèvrerie travaillée, dont l'estimation fut faite après avoir brisé l'émaillure qui les garnissait. Le total de cette vaisselle s'élève à 1,272 marcs 1 once
12 1/2 esterlins, qui valaient 17,747 livres de Flandre 3 sous 4 deniers.
(1) Collection des acquits des comptes delà recette générale des finances aux Archives du royaume.
(2) Registre n°317G3, de la chambre des comptes, ibidem.
« S'ensièvent les parties de ymaiges, joyaulx et vaisselles d'argent doré, qui estoient engaigiez es mains de Nicolas de May et Jehan Nutin, banquiers, demourans à Bruges, par l'ordonnance de monseigneur le duc d'Auslrice, etc., pour le secours de ses pays de Bourgogne, qui présentement ont esté délivrez pour juste poix à Pierre Courtois, escuïer, conseiller et sommelier de corps du roy d'Englelerre, et à Thomas Graffchon, marchant de Londres, pour et au nom dudict roy d'Englelerre, par le commandement et ordonnance de monseigneur le duc (1). »
« Une ymaige de sainct Jaques, à tout ung bourdon en l'une main et ung livre en l'aultre, pesant sans l'esmail qui en a esté osté, etc.
Ung autre ymaige de sainct Thomas, à tout une lance en l'une main et ung livre en l'autre.
Une ymaige de sainct Thadeus, tenant en l'une main ung baston à fachon de massue et unes hueres en l'autre.
Ung ymaige de sainct Pierre, tenant en l'une main ung grant clef et en l'autre ung livre.
Une ymaige de sainct Pol, tenant une espée.
Une ymaige de sainct Mathias, à tout une doloire en l'une main et ung livre en l'autre.
Une ymaige de sainct Loys.
Une ymaige de sainct Jehan-Baptiste.
Une ymaige de sainct Philippe, tenant une croix droite.
Une ymaige de sainct Berthelmi, à tout ung rasoir en l'une main et ung livre en l'autre.
Une ymaige de Nostre-Dame, armoyé des armes de monseigneur le duc Jehan, garny de deux angèles.
Ung ymaige de sainct Jehan l'Évangéliste.
Une ymaige à tout un soyoire [scie] en une main et une hueres en l'autre.
Une ymaige de sainct Loys, plus petit que l'autre, à tout une couronne garnie de perles et de petiz grenatz.
Une ymaige de sainct Simon, tenant un baston en une main et une hueres en l'autre.
Une ymaige de sainct Anthoine.
Ung petit angèle.
Ung autre angèle plus grant.
Deux petiz ymaiges d'enffans à gcnoulx, tenant chascun ung petit chandelier. »
(1) Carions d'inventaires, aux Archives du département du Nord, à Lille.
De Lannoy (Jean), — est qualifié de valet de chambre et orfèvre de l'archiduc Philippe le Beau, en 1495 : il était établi à Malines. Entre autres choses, il livra à ce prince, cette même année, pour le prix de 60 livres de Flandre, « une » croix de Jhérusalem de fin or, garnie de xvij petis diamans » et iij bonnes perles y pendans » , qui fut donnée à la fille du maître d'hôtel de Marguerite d'Autriche. En 1496, l'archiduc fait acheter chez lui « une chaîne d'or à la nouvelle «mode », au prix de 263 livres 6 sous 3 deniers, que « Monseigneur fist donner à madame la princesse de Cas- » tille, sa seur, pour en fairre une sainlure en son voïage »d'Espaigne (î) ». Les comptes font aussi mention de pièces de vaisselle plate émaillée qui ont été fabriquées par Jean de Lannoy.
Berman (Tristam), — marchand joaillier, à Bruxelles, reçoit, le 28 juin 1497, la somme de 30 livres 8 sous de Flandre, pour« ung riche tableau d'or d'escuz ouquel estoit «une Anmmcialion de Nostre-Dame, taillié et enmaillée, » pesant une once et demi-estrelin (2). »
Charssel (Léonard), — orfèvre, qui d'Augsbourg vint s'établir à Malines, est payé, en 1523, de la somme de 75 livres 10 sous de Flandre, pour avoir livré à Marguerite d'Autriche « une belle et riche daghe d'argent, bien » dourée et faicte à façon anticque par personnaiges, laquelle «madicte dame a fait acheter pour ledit pris; pesant icelle «environ ij marcs, dont elle a fait don à son petit nepveur, » le filz du roy de Dannemarcke (3). »
(1) Voy. les registres n°s F. 182, F. 183 et F. {84, de la chambre des comptes, aux Archives du département du Nord, à Lille.
(2) Collection des acquits des comptes de la recette générale des finances, aux Archives du royaume.
(3) Registre n» 1799, de la chambre des comptes, et collection des acquits dei comptes de l'hôtel de .Marguerite d'Autriche, ibidem.
FIoefnaghel (Jacques), — marchand de diamants et de pierres fines, à Anvers, et père du peintre Georges dont Mr Éd. Félis a publié une excellente biographie, pleine de détails intéressants (i), vendit, en 1553, à Marie, reine douairière de Hongrie, un riche éventail d'or, garni de rubis et de diamants, pour la somme assez ronde de 2,400 livres de Flandre (2).
§ 63. Tableaux.
Sommaire : Portraits promis par divers grands personnages au comte de Roggendorff, en 1541. — Portrait de Philippe II, peint par Tiziano Vecelli, envoyé en Angleterre, en 1553. — Tableaux laissés aux Pays-Bas, en 1587, par Ferdinand de Toledo, fils du duc d'Albe. — Portrait de Henriette-Marie de France, reine d'Angleterre, envoyé à Mazarin, en 1G35. — Achats d'objets d'art aux Pays-Bas pour Sigismond III, roi de Pologne.
Portraits promis, en 1541, a Christophe, comte de Roggendorff et de Gunsterdorff, — seigneur de Condé, Renaix, etc., grand maître héréditaire d'Autriche et capitaine de la garde des hallebardiers allemands de Charles-Quint. Dans les papiers saisis sur cet illustre seigneur, et dont quelques fragments existent aux Archives du royaume, se trouve une note relative aux arts, conçue en ces termes :
« Les seigneurs qu'ilz m'ont promis me donner leur paintures ou pourtretures se sont ichy soubzsinés, 1541 (suivent les signatures) : Charles Trezegnies (3). De Boussu (5).
Henry de Flaigy (4). Jacques de Herbais (6).
(1) Les Artistes belges à l'étranger, t. 1er, p. 85.
(2) Collection des papiers de Marie de Hongrie, aux Archives du royaume.
(3) Charles de Trazegnies, fils du marquis de ce nom, gentilhomme de l'hôtel de Charles-Quint.
(4) Henri de Pontarlier, chevalier, seigneur de Flaigy.
(5) Jean de Hennin, seigneur de Boussu, chevalier de la Toisor d'or, grand et premier écuyer d'écurie de Charles-Quint.
(6) Jacques, seigneur de Herbais, commandeur de l'ordre de Saint-Jacques.
Jean d'Ymmerselle (I). G. Sterck (5).
Jehan de Flandres (2). Fernande de la Barre (6).
Ferry de Poictiers (3). Jean de Ligne (7).
La Chaulx (4). Don Louis de Avila (8).
Portrait de Philippe II, peint par Tiziano Vecelli. — Dans l'article que nous avons consacré à la description des Tableaux et sculptures de Charles-Quint (9), dont les inventaires de ce prince font mention, nous nous sommes permis de relever un certain nombre d'erreurs commises par les écrivains qui se sont occupés de l'histoire des arts, parce qu'ils mettent trop peu de critique dans leur travaux,, et qu'ils acceptent sans contrôle des détails biographiques erronés ou entièrement faux. Nous avons reproduit dans notre article une lettre de la reine Marie de Hongrie à l'ambassadeur de Charles-Quint, à Londres, qui s'occupait de mener à bonne fin les négociations entamées pour le mariage de l'héritier de l'empereur avec la reine d'Angleterre : la gouvernante générale des Pays-Bas parle dans cette lettre de l'envoi d'un portrait du jeune prince Philippe, peint par Tiziano Vecelli. Le recueil d'où nous avons extrait ce curieux document, Papiers d'État de Granvelle, t. IV, en contient une autre relative au même objet, et de quelques
(1) Jean d'Ymmerseele, seigneur de Baudrecies, gentilhomme de l'hôtel de Charles-Quint, ambassadeur de ce prince vers le duc de Clèves, en 154-3.
(2) C'est quelque membre de la famille du seigneur de Praet, sans doute. (5) Il était fils de Charles, chevalier, seigneur de Dormans, etc.
(4) Charles de Poupet, seigneur de la Chaulx, conseiller, chambellan et premier sommelier de corps de Charles-Quint.
(5) Gérard Sterck, receveur des domaines d'Anvers, Hercnthals et Lierre.
(6) Ferdinand de la Barre, seigneur de Mouscron, etc.
(7) Jean de Ligne, comte d'Arenberg, chevalier de l'ordre de la Toison d'or, etc., qui fut gouverneur et capitaine général des pays de Frise, Overysscl, etc.
(8) Don Louis de Avila, gentilhomme espagnol, commandeur de l'ordre d'Alcantara.
(9) Voy. la Revue universelle des arts, t. III, p. 2'2.>.
jours antérieure à celle que nous avons réimprimée, c'està-dire du 13 novembre 1553. Cette lettre échappa à notre attention lorsque nous rédigeâmes notre petite dissertation; elle nous semble également intéressante à reproduire ici : cela nous fournira d'ailleurs l'occasion de signaler une erreur dans laquelle est tombé, croyons-nous, Mr Weiss, le savant éditeur du recueil cité plus haut. Il a cru que la personne du nom de Lucas, dont il est question dans la missive du cardinal de Granvelle à Simon Renard, est le célèbre peintre Lucas Cranach, qui est mort au mois d'octobre de cette même année 1553. Est-ce qu'il ne s'agirait pas plutôt ici de quelque serviteur de la maison de l'empereur ?
« Le pourtraict de monseigneur nostre prince, que Lucas a entre ses mains, est sur bois et grand, et se pourteroit mal aysément, encoires qu'il n'y aye que la teste; mais je suis après afin que la royne en envoyé ung qu'elle a de la main de Titiano, que j'espère sera par le premier corrier, et fauldra bien que faictes entendre à ladicte dame que, comme la painclure est jà vieille, elle n'aura si bonne couleur que le naturel, oultre ce que pour maintenant il sera plus formé et barbu que lorsque la pourtraicture se fit. »
Tableaux laissés aux Pays-Bas par Ferdinand de Toledo. — Dans la lettre qui suit, il est question de divers tableaux que Ferdinand de Toledo, prieur de Caslille, fils bâtard du duc d'Albe, fut forcé de laisser à Anvers, lorsqu'il partit des Pays-Bas; cette lettre est adressée à Alexandre Farnese, duc de Parme, gouverneur général. Quant à l'origine de ces tableaux, nous sommes très-porté à croire qu'il s'en trouvait dans le nombre plusieurs qui avaient été confisqués sur quelque grand personnage de l'époque, et d'autres que l'on aura enlevés aux églises qui furent pillées et saccagées par les briseurs d'images.
« A Son Allèze. Monseigneur, j'ay recheu les lettres de Vostre Altèze faysantz mention des painclures que le sr prieur don Ferdande de Toledo laissa en Anvers à son départ des ches payz, lesquelles à cause des troubles depuyz
survenus il n'avoyt sceu rethirer. Et m'ayant le sr colonnel Mondragon aultrefoyz dict que Vostredicte Altèze avoyt commandé que je feroy toute diligence pour les trouver, je n'ay cessé jusques à sçavoir où qu'estoyent devenuz lesdictes painctures; et sytost que je l'ay sceu j'en ai donné par escript la désignation audict Mondragon, assavoir les deulx desdictes painctures es maysons des deulx divers bourgeois, lesquelles avecque une aultre quy a esté trouvé au collège des patres jésuytes sont estez délivrez en son pouvoir au chasteau; la iiije, au grandt aultel de la grande église d'Alost; la ve et vje, en Espaingne, à Madril, et j'ay donné audict sr de Mondragon par escript le nom de l'home qui là les tient et la rue de sa demeure; la vije et viije sont de cy estez transportés à Paris et illecq vendus; aullres iiij sont en la ville de Franckendael, en Allemaingne, pour lesquelles et celles quy sont à Paris j'attendray Tordre de Vostrc Altèze sur che que j'en ay donné par escript au pensionaire d'Ayala. Atant, Monseigneur, baysant très-humblement b?s mayns de Vostre Altèze, je supplie à Dyeu qu'il veulle garder Vostre Altèze de toute adversité. D'Anvers, che viije d'avril 1587. De Vostre Altèze trèshumble et très-obligé serviteur,
» HENRI DE TSERAERTS (1). »
Portrait de Henriette-Marie de France, reine d'Angleterre. — Dans le manuscrit n° 14541 (2) de la Bibliothèque de Bourgogne, qui renferme la correspondance de Mazarin des années 1635 et 1656, à l'époque où il était nonce extraordinaire en France, se trouve une lettre que ce personnage écrivit, le 18 novembre 1635, à Henriette-Marie de France, reine d'Angleterre, épouse de Charles Ier, pour la remercier du portrait qu'elle lui avait envoyé. Mazarin vante beaucoup l'exécution du tableau, et dit que celle œuvre seule pourrait suffire pour établir la gloire de l'artiste. Nous rappellerons qu'à cette époque Antoine Van Dyck était en grande faveur à la cour d'Angleterre (3), et les expressions de la lettre nous font supposer qu'il s'agit ici d'un portrait dû à son pinceau.
(1) Archives de l'audience, liasses, aux Archives du royaume.
(2) Fo 244.
(3) Voy. Carpenter, Mémoires cl documents inédits sur A. Van Dyck, clc, traduction de Mr L. Hymans; Anvers, 18ir>; pp. 31 et suiv.
« Alla regina délia gran Britagnia.
» Vorrei sodisfarmi in rendere à V. M. le dovute gracie par quelle che tanto liberalmente s'è compiaciuta compartirmi coq la sua lettera et il ritratto che mi ha dato il sr di Montagu par sua parte; ma ho tanto soprafatto dall' incomparabile generosità délia M. V., che diffidando di me stesso ho supplicato il detlo signore di repressentarle l'estremo mio contento in vedermi annumerato tra gli humilissimi servitori di V. M., e quanto me preggi di possederne il ritratto, il quale solo basterebbe a rendere célèbre il pittore. Queste Maestà l'hanno trovato bellissimo, et io, riverendo in esso le perfettioni et uniche qualità delF originale, ne rimango dessiderando con passione rendermi habile à meritar l'honore de1 commendamenli délia M. V., a cui, etc. Di Ruel, le 18 novembre 1635. »
Achats d'objets d'art pour la Pologne. — Sigismond III, roi de Pologne, protégea tout particulièrement les arts et les lettres, et fît de nombreuses acquisitions de tableaux, sculptures, tapisseries, etc., aux Pays-Bas, et notamment en 1621, comme le prouve la pièce suivante, par laquelle les archiducs accordent à un marchand, nommé Henri Ulenborch, la libre sortie des objets achetés pour compte du roi.
« Leurs Altèzes Sérénissimes, ayans oy rapport du contenu en ceste requeste, ont par advis de ceulx desdictes finances, ordonné et ordonnent par cestes aux officiers des licentes en Anvers, de laisser passer librement et franchement par la rivière de l'Escault, les peintures, recatez et aultres œuvres artifîcielz que le suppliant at achapté par-deçà pour le service et par ordre de Sa Majesté de Poloigne, le tout francq et libre desdicts droitz de licentes et tonlieux; et si jà passez ilz sont, soubz caution de descharger icelle promptement. Faict à Bruxelles, le 23 d'avril 1621 (1). »
(1) Archives du conseil des finances, liasses, aux Archives du royaume.
§ 64. Inventaires de manuscrits, de livres imprimés
et d'objets d'art.
Sommaire ; Inventaire des manuscrits et livres imprimés de Pierre Suweels, chanoine du chapitre de Saint-Pierre, à Anderlecht, dressé en 1488. — Inventaire des livres manuscrits et imprimés à l'usage de l'église de Saint- Quentin, à Saint-Quentin, en Vermandois. — Tableaux, sculptures, reliquaires, ivoires, orfèvreries, etc., qui lui appartenaient; en 1557.
Inventaire des manuscrits de Pierre Suweels, chanoine du chapitre de saint-plerre, a anderlecht, dressé en 1488. — Dans les archives du chapitre de Saint-Pierre, à Anderlecht, près de Bruxelles, qui reposent aux Archives du royaume, existe un document intitulé : Inventarium bonorum mobilium per etpost mortem quondam venerabilis viri domini et magistri Johannis Suweels, canonici, dum vixit, ecclesie Sancti Pétri Anderlectensis, etc. A0 1488. Nous en avons extrait l'inventaire de la bibliothèque du chanoine Jean Suweels, qui était composée d'environ une centaine de manuscrits de toute espèce; théologie, liturgie, droit canonique et droit romain, controverse, histoire ancienne et moderne, poésie, littérature, etc. Nous ferons observer qu'à l'époque de la rédaction du catalogue que nous publions, les livres imprimés étaient encore très-rares aux Pays-Bas.
Racionale divinorum Guillclmi Durandi, Minatcnsis ecclesie episcopi.
Quindccim libri géométrie Euclidis cum commento Campani.
Omelie S. Johannis episcopi, cognomcnlo Crisostomit cum certis aliis opusculis sive tractatibus.
Quesliones diversarum materiarum ad ulramque partem disputale lamquatn problcmalice .
Gcmiila vocabulorum que vocabula latine et theulonicc exponit.
Centiloquium Bonaventure, cum diversis aliis opusculis affixis scu alligatis.
Tredecim libri confessionum S. Auguslini, cum aliis diversis opusculis scu traclatulis.
Libri domini Marci Pauli de Veniciis de consiieludinibits Orienlalium, cum duobus itinerariis de Terra Sancta.
Liber médecine qui intitulatur : Thésaurus pauperum.
Textus Algorismi, cum Tractalu de sapiencia et Computo magislri Johannis de Sacrobusto,
Duo libri, in gallico, videlicet : Liber de quatuor novissimis, ac Liber de quatuor feminis seu dominabus, cum certis aliis opusculis sive tractatibus.
Duo libri, in teuthonico, videlicet : Liber de destruclione Jhcrusalem, cum duabus aliis historiis, ac Liber de speculo confessionis, cum diversis adhuc aliis opusculis sive tractatulis.
Manipulus curatorum, cum duobus aliis tractatulis.
Sermones quinquaginta super oratione dominica domini Hermanni de Pclra, cum Sermonibus sive excepcionibus ewangeliorum dicti domini Steene.
Sacramcntale Guillelmi de Monte Landinio, cum tribus aliis tractatulis.
Bepertorium aureum Biblie fratris Anthonii Rampigallis cum Formicario fratris Johannis Nider.
Hisloria deslructionis Troye, cum nonnullis aliis opusculis adjunctis.
Omelie dominicales quatuor doctorum, cum sermonibus et certis aliis omeliis diversorum doctorum.
Henricus Bohic super secundo libro Decretalium.
Summular que capsula regalis intitulatur, cum quampluribus aliis ligatis tractatulis.
Exordia Gasparini Pcrgamensis super relhorica nova Ciceronis, cum diversis aliis opusculis.
Liber qui dicitur : Mensa philosophorum, cum Tractalu de arle loquendi et tacendi ac Proverbiis seriosis in theulonico primo et deinde in latino sibi invicem consonantibus.
Traclatus de amore et Lucrecie, cum diversis aliis simul alligatis
tractatulis.
Rubrice seu tituli omnium librorum in corpore juris conlentorum necnon librorum canonum, cum pluribus aliis.
Casus brevis Decretalium et libri sexti.
Questiones gramaticalcs super diversis locutionibus scripture sacre cl poetarum.
Liber Ovidii de Tristibus.
Liber Malhei Vindocinensis de vila Tobie.
Opus magislri Johannis Mannis et sanctorum christianorum triumphus cum conclusionibus cuiusdam doctoris Parisiensis super signo crucis levando, ac Epistola magislri Egidii Baillucl ad eumdcm doctorem desuper missa.
Dicta cum questionibus notabilibus logice super veterem arlem, cum duobus libris posterioribus.
Liber conlinens diversa epitaphia.
Textus philosophorum pauperum Albcrti Magni.
Equivoca magislri Mathei Vindociensis, cum Libro synonimorum.
Scripla seu sentencie tocius doclrinalis magistri Alexandri de Villa Dei.
Proverbia seriosa in ihentonico primo et deinde in latino sibi invicetn concordantia, cum duobus aliis opusculis.
Summa collalionum ad omne genus hominum.
Soliloquium, seu dyalogus anime et hominis inlerioris domini Bonavenlure, cum tribus aliis tractatulis.
Tractatus de lepra morali Johannis Nider, cum pluribus aliis opusculis et tractatulis.
Liber sancti Augustini de spirilu et liltera, cum pluribus et diversis aliis* tractatibus seu opusculis.
Liber correarum et pro ludo Lutane.
Carmina spirilualia et secularia; in vulgari.
Liber seu ewangelia mulieris dictœ Van den Spinrockc; in vulgafi.
Diclamina; in vulgari.
Hisloria de Saladino-, in vulgari.
Copia pacis seu concordie inter Francos et ducem Austrie, cum suis, facte anno Domini xiiijc Ixxxij, cum certis aliis; in vulgari.
Donatus sive partes translatée ex latino in theulhonicum, cum colacione regularum grammaticalium.
Cronica de sanctis ex ducibus Brabantiœ ortum habentibus, cum certis aliis; in vulgari.
Liber Mychaelis Scoli de procreacione et hominum phisonomia.
Liber in quo depicte sunt duodecim sibille cum earum propheciis.
Liber conlinens prophecias Vincencii predicatoris; cum figuris depictis.
Liber traclans de septem peccalis mortalibus ac eorum radicibus, unacutn Sermone Roberli de Sturbonne de statu malrimonii; in gallico.
Liber conlinens dictamina; in gallico.
Liber de vicis seu plalcis Parisiensibus; in gallico.
Hubrice seu tituli librorum sacre scripturc et canonum, cum tribus aliis opusculis.
Qucstiones oclo librorum phisicorum et trium librorum de anima per magistrutn Theodericum de Monastcrio disputalc.
Auclores Arislotelis, Senece et aliorum cerlorum doctorum.
Liber Marci Tullii Ciccronis de officiis.
Liber de vita et moribus philosophorum ac veterum poetarum, cum cerlis aliis tractatulis.
Liber de qxiinta cssencia fratris Johannis de Rupe Scissa, cum pluribus et diversis aliis tractalibus et opusculis.
Liber continens tractatulum de epilencia, cum Traclatit de amorc qui dicitur hère os.
Opusculum quinlipartilum grammaticale pro pucris breviler erudiendis, cum pluribus aliis simul ligatis.
Libellus de moribus cum Libro de corea cecorum, et certis aliis opusculis.
Liber cure pasloralis bcati Gregorii, cum aliis diversis opusculis seu tractatibus.
Tractatus dialogicus de libertate eclesiastica, cum aliis quampluribus tractatulis.
Alphabetum divini amoris de elevacionc mentis in Deum Johannis Gerson.
Spéculum slultorum.
Historia Allcxandri Magni.
Tractatus de electionibus Guillelmi de Mandagoto.
Vita Jhesu ex quatuor ewangelislis per fralrem Ludolphum carthusiensem composila.
Rcporlata super primo et secundo libro Clcmentinarum magistri Rodolphi de Rcringhen.
Liber in quo figure Biblie sunt depicte.
Reportata magistri Johannis de Lesura super parte secundi libri Décréta lium.
Leclura magistri Johannis Rundani super octo librorum Phisicorum Aristotelis.
Facecie Pogii oraloris.
Termini ulriusque juris.
Una pars biblie, in vulgari, videlicet quinque libri Moysi cum certis aliis libris Biblie.
Historia Lumbardica in legenda sanctorum quam Jacobus de Voragine ordinis predicatorum composuit.
Fasciculus temporum a quodam fralre carthusicnsi compositus.
Biblia tota cum interpretationibus hebraïcorum nominum, secundum ordinem alpbabeti.
Postula Guillelmi Parisiensis super epistolis et ewangcliis de tempore et de sanctis, cum Libro discipuli de erudicione Christi fidelium.
Unus liber continens Rrcviarium secundum usum et modum ecclcsie Sancti Pétri Anderleclensis. »
Inventaire des manuscrits, livres imprimés, tableaux, sculptures, reliquaires, ivoires, orfèvreries, etc., qui ap- PARTENAIENT, en 1557, A l'église de Saint-Quentin, en Vermandois. — C'est au succès des armées de Philippe II en Vermandois et en Picardie, dans la guerre contre Henri II, roi de France, que nous devons la présence de l'inventaire qui suit aux Archives du royaume (i). Ce document contient la nomenclature des livres tant manuscrits qu'imprimés, à l'usage du service divin de l'église de Saint-Quentin, à Saint-Quentin, en 1557. Nous en avons de plus extrait la liste de tout ce qui peut offrir quelque intérêt au point de vue artistique, parmi les innombrables orfèvreries, châsses, reliquaires, ivoires, repoussés, sculptures, tableaux, que possédaient cette riche collégiale.
« Inventaire de touttes choses trouvées en l'église collégialle de Saincl- Quentin, en Vermendois, délivrées par Mr le docteur Melchior Vosmediano, chapellain de la Majesté Réalle de Philippes, roi d'Espaignes, comte de Flandres, etc., nostre sire, et administrateur de l'hospital réal de sa court, et par Mr maistre Joan Gomez de Salazar, aussy chapellain de ladictc court réalle, à Mr maistre Lambert de Caverel, chanoine de Sainct-Omer et de ladicte église Sainct-Quentin, commis par ladicte Majesté Réalle à la superintcndencc du service divin de ladicte église, ce iiije de décembre xvc lvij. »
Manuscrits et livres imprimés.
« 1. Ung évangéliaire couvert d'argent, ayant ung imaige de crucifix csmaillé avecq aulcunes pierres.
2. Ung évangéliaire, d'ung coslé couvert d'argent avecq ung imaige de Dieu le Père esmaillé au dos.
3. Ung évangéliaire avecq une croix et dcsoub Agnus Dei, d'argent, avecq plusieurs pierres.